Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Abus de pouvoir d’un administratif qui s’adonne à la coupe du bois communal à Rutovu

mardi, 05 septembre 2017 07:12
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Soixante-dix arbres du champ domanial d’eucalyptus situé sur la colline Sanzu de la zone Condi en commune Rutovu de la province Bururi ont été abattus par le chef de cette zone. La population de la zone Condi demande des poursuites judiciaires à l’encontre de cet administratif surtout que le déboisement de cette forêt n’a pas été permis par le conseil communal.  

 

Ce responsable de la zone Condi pointé du doigt par la population de la même zone dans le déboisement d’un champ domanial s’appelle Ndayegamiye Zacharie. Il est aussi membre de la ligue des jeunes Imbonerakure du parti Cndd-fdd. Pour qu’il n’apparaisse pas comme responsable de ce déboisement, il a utilisé une autre personne qui répond au nom de Nzisabira. Les habitants de cette localité indiquent qu’ils ont alerté les chefs de collines et l’administrateur de la commune Rutovu pour arrêter les auteurs de cette déforestation sans succès : «  L’administrateur est au courant. Il a été informé par les chefs de collines. Le commissaire a aussi livré un mandat d’arrêt. La personne recherchée a été appréhendée mais elle a vite été  relâchée », témoigne un habitant de la localité du sud du Burundi.  

 

Pour cette population, la libération de Nzisabira a été motivée par des pots de vins donnés par le chef de la zone Condi. Ce dernier aurait même menacé  la population et des chefs collinaires qui l’ont dénoncé : « Le chef de zone a intimidé les chefs collinaires arguant qu’ils auront des problèmes avec lui. Il a ajouté qu’il va continuer de couper les arbres et qu’il n’y aura pas des poursuites judiciaires malgré les rapports qui l’incriminent. Il y a également des arbres qu’il a déjà abattus et qui attendent d’être transformés en charbons », poursuit notre source.   

 

Les arbres qui ont été coupés et qui attendent d’être transformés en charbons sont au nombre de trente-huit, tandis que ceux qui ont été déjà transformés sont au nombre de trente-deux. Cette population se demande comment un seul homme en qualité de chef de zone devient plus puissant que l’administrateur et l’officier de la police judiciaire: « On se pose la question de savoir ce que les chefs de collines sont en train de faire. On leur avait demandé d’aller dénoncer ce responsable. Mais nous constatons que leur voix n’a pas été entendue. Nous nous adressons donc à quiconque a une voix qui porte loin d’aller demander si un champ domanial peut être détruit de cette façon par un chef de zone » s’inquiètent certains des habitants contactés de la zone Condi.   

 

               

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