Génocide au Burundi par Pierre Nkurunziza #StopThisMovie

Une justice animée par une idéologie politico-ethnique

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Ils interpellent la justice à se ressaisir pour couper court avec la violation manifeste de la loi alors qu’elle était sensée en assurer le strict respect. Ils, ce sont les prisonniers de différentes maisons carcérales qui restent gardés en détention illégalement. En plus de ceux qui sont acquittés par les cours et tribunaux, il y en a d’autres qui ont purgé leurs peines, ou encore qui bénéficient de la grâce présidentielle. Toutes ces catégories réclament leur libération. 

A titre illustratif, à la prison centrale de Mpimba, la RPA a pu documenter 18 détenus qui ont été acquitté par les différents cours et tribunaux et 29 autres qui ont purgé leur peine. Mais paradoxalement, ils se trouvent toujours en tôle.

 

Les informations en provenance de cette maison carcérale indiquent qu’en date du 18 Juillet, le 1er vice-président de la République, en compagnie de la ministre en charge de la Justice, avait effectué une descente dans cette prison. A cette occasion, cette autorité avait rassuré les détenus qu’une commission venait d’être mise en place pour recueillir les doléances des uns et des autres, et ainsi libérer ceux de droit. Il s’agissait entre autre des prisonniers soit acquittés, soit ceux qui ont purgé leur peine, ou encore ceux qui bénéficiaient de la grâce présidentielle.

 

Cependant, selon toujours les informations recueillies à la prison centrale de Mpimba, ladite commission a auditionné les prisonniers pour une courte période, du 18 au 26 Juillet. Sur un effectif de 48 détenus auditionnés, 22 seulement ont recouvré la liberté. Parmi eux, figurait essentiellement les coupables de simple banditisme ou encore de viol.

 

Les mêmes informations soulignent qu’aucun des prisonniers politiques, surtout ceux dont les dossiers sont relatifs au troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA depuis 2015, n’a été entendu par la commission. C’est au moment où parmi ces derniers figurent ceux qui ont purgé leur peine il y’a de cela entre 6 et 2 ans.

 

Autre fait, selon toujours ces informations, les collaborateurs du service national de renseignement au sein de cette maison de détention, indiquent auxdits prisonniers que leur libération n’est pas pour demain. Et pour cause, leur révèlent-ils, nombreux sont de l’ethnie Tutsi,  qui ont été  jugé par des magistrats Tutsi et par conséquent leur ont infligé une courte peine. 

 

Pour Pierre Claver MBONIMPA, la loi et le règlement d’ordre intérieur pénitencier doivent être respectés par les autorités compétentes afin que les prisonniers acquittés ou graciés par le président soient libérés. Ce militant des droits de l’homme  et des prisonniers demande aussi aux organisations nationales et internationales de défense des droits humains de plaider pour la libération de ces citoyens.

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