Un Noël dans la douleur pour plusieurs familles endeuillées par la crise

mardi, 27 décembre 2016 06:33
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Chaque 25 décembre, tous les chrétiens des quatre coins du monde célèbrent la naissance du Christ. Néanmoins, cette journée de noël n'a pas été célébrée comme d'habitude au Burundi. Pour cause, mis à part la crise financière qui touche la plupart des ménages, certaines familles n'ont pas fêté avec joie noël, puisqu'endeuillées par la crise politico-sécuritaire. 
 
Noël est l'un des événements les plus fêtés au Burundi, que ce soit à Bujumbura la capitale mais aussi à l'intérieur du pays.
 
Cependant cette année, il n'y a quasiment pas eu de festivités à cause de la crise économique qui secoue le pays. 
 
Et comme si cela ne suffisait pas, les prix des denrées alimentaires ne cessent de flamber. Pour exemple, un kilogramme de pomme de terre s'achète à 1400 francs, un kilogramme de viande est passé de 7000 à 7500 francs tandis que le riz qui s'achetait 1300 francs s'achète à 1800 francs. 
 
La hausse concerne également les différents types de haricots, un aliment de base  au Burundi. La variété appelée "kinure" est passée de  1200 à 1800 francs et celle appelé "kirundo" a doublé de prix passant de 900 à 1800 francs ; d'où la majorité des burundais n'ont pas pu affronter ces prix pour fêter noël comme il se doit. 
 
« Il n'y a plus de festivités parce que la plupart des prix des denrées alimentaires sont en hausse. Avant, les gens s'offraient des vêtements neufs, on égorgeait des chèvres ; mais aujourd'hui on ne peut plus se permettre cela ! Rien n'est plus pareil », déplore une habitante de Bujumbura.
 
Malgré cette pauvreté généralisée, certains ont pu épargner ; mais la plupart n'ont  pas eu le courage de festoyer car portant toujours le deuil des personnes emportées par la crise liée au troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza. 
 
« Même si on parvient quelque chose à grignoter, le cœur n'y est pas car les personnes avec qui on devait partager ne sont plus là. Les parents ont été séparés de leurs enfants car ils ont fui les exactions. D'autres familles portent le deuil de leurs enfants ou leurs parentés emportées par cette crise. Vous trouverez même des familles où il ne reste que des enfants uniquement, les parents ayant tous été tués. Et ces enfants se retrouvent démunis », confie une autre mère de famille. 
 
Alors que la fête de noël se célébrait avec joie et allégresse, certaines familles dans la ville de Bujumbura ont manqué cette opportunité puisqu'elles sont toujours sous le choc et portent encore des traces  des blessures d'abus et exactions qui émanent de l'insécurité dans leurs quartiers.  
 
« Il y a trop de peines Il s'est passé beaucoup de chose atroces qui nous empêche de fêter. Aucun endroit n'est sûr pour faire la fête », termine un autre habitant qui a requis l’anonymat.

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TAARIFA YA HABARI YA 26/04/2015

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