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Vivre de ses chansons, un rêve devenu réalité pour les réfugiés burundais

mercredi, 11 septembre 2019 10:27
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Omer Habarugira, est un élève réfugié au Rwanda, plus précisément au camp de Mahama. Agé de 23 ans, il est chanteur compositeur. Qui que n’ayant pas d’équipements nécessaires pour produire des chansons, il parvient à survivre en tant que rescapé du conflit burundais datant de 2015 et faire vivre sa famille.

‘’Ntamvura idahita’’, ‘’Humura Barundi’’ et ‘’Ubuzima’’ signifiant respectivement : ‘’Après la pluie vient le beau temps’’ ; ‘’burundais, ne craignez rien » et « la vie » sont les trois chansons composées et chantées par Omer Habarugira. Il explique les circonstances qui l’ont inspiré. ‘’ Premièrement, Ntamvura idahita est sortie en avril au camp de Mahama, au moment où les temps étaient très durs : Alors que nous venions de fuir notre pays, les eaux menaçaient d’emporter les enfants et les vieillards au camp de Mahama et je voulais encourager mes compatriotes réfugiés. ‘’, explique-t-il.

 

Ensuite, il a composé et chanté ‘’Humura Barundi’’. Il l’a nommé comme cela car beaucoup de burundais étaient désespérés et de dire. « Je voulais les réconforter en leur disant que ça marchera un jour », renchérit-il.

 

‘’Ubuzima’’, enfin, a été chantée en compagnie de ses amis rwandais. C’était au cours d’une compétition sur la radio Izuba en août 2018 et, observant les mauvaises conditions de vie des enfants, les affaires qui n’avancent pas chez les uns au moment où, chez d’autres, tout marche à merveille.

 

Elève et chanteur musicien, Omer Habarugira sait comment concilier les deux rôles

 

Etudiant en 1ère année dans la faculté des langues, ce jeune garçon essaie de composer durant ses temps libres. Il se réjouit aussi des avantages tirés de ce métier de chanteur : « Nous faisons des concerts les samedi ou dimanche de 14 heures à 18 heures, et nous gagnons un peu d’argent car ils aiment beaucoup nos chansons. Aussi, j’ai gagné beaucoup d’amis et ce métier me fait vivre. »

 

Depuis mai 2015, il affirme avoir déjà animé 7 concerts dans le camp et à l’extérieur. Des fois, il est accompagné par ses amis chanteurs rwandais : « J’adore me produire sur scène avec des stars de nationalité rwandaise parce ce que ça attire beaucoup plus de spectateurs. En juillet dernier par exemple, les enfants payaient mille francs et deux mille francs étaient exigés aux adultes avant l’entrée au concert. L’argent issu de ces concerts me fait vivre et me permet de subvenir à mes besoins. »

 

Ce jeune musicien burundais se réjouit de la bonne collaboration et du soutien de l’ONG ‘’Save The Children’’, surtout quand il s’agit d’organiser des concerts à l’intérieur du camp. « Cette ONG me donne l’autorisation d’animer gratuitement un concert à l’intérieur du camp. De plus, elle me prête son groupe électrogène et des baffres. »

 

Aujourd’hui, Omer Habarugira souhaiterait que les bienfaiteurs l’appuient en matériels, dont le piano et la guitare. Son autre souhait est de trouver des gens qui fassent connaître et multiplier ses chansons.
Ce jeune élève et chanteur compositeur conseille aux autres refugiés d’exploiter leurs talents au lieu de toujours tendre la main. « Exploitez vos talents car ils peuvent vous rapporter beaucoup. Ne vous laissez pas influencer par des gens mal intentionnées qui ne cessent de vous décourager. Persévérez et ça paiera un jour. »

 

Pour rappel, Omer Habarugira est connu sous le sobriquet de Omer B, la lettre B étant le symbole de sa chère patrie, le Burundi, pays dans lequel il espère retourner un jour.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 10 Septembre 2019. Avec la participation de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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