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Amakuru yo ku wa 29 Ntwarante 2020

Journal du 29 Mars 2020

La lutte pour la sauvegarde de la culture du pays natal depuis l’exil

vendredi, 13 mars 2020 08:09
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Né, il y a une année, ‘’ Amararo ‘’ est un groupe traditionnel composé de burundais réfugiés au Rwanda. Il exerce ses activités dans la ville de Kigali et est souvent présent dans les cérémonies de dot ou de mariage. A part aider dans l’agrémentation des cérémonies ; Amararo s’est donné pour mission la sauvegarde de la culture du pays de Mwezi Gisabo.

Le groupe Amararo est composé d’artistes issus de différents groupes traditionnels au Burundi. ‘’Arrivés au pays de refuge, nous nous sommes tous rassemblés avec un même constat : que notre culture disparaissait. Nous nous sommes alors convenus de former un groupe qui renforce la culture burundaise en l’inculquant aux moins âgés qu’aux plus âgés. ‘’ Raconte, Arsène Bitabuzi, président du groupe Amararo

 

Composé des enfants, des jeunes et par des adultes, le président du groupe traditionnel ‘’Amararo’’ fait savoir que ce groupe aide les gens à mieux garder la culture burundaise. ‘’ La culture et l’hospitalité burundaise doivent nous caractériser partout où nous nous trouvons. Que nos ancêtres soient nos modèles. Que les gens comprennent que notre groupe n’est pas fait seulement pour danser ou chanter mais aussi pour faire savoir la culture burundaise. Même si nous sommes dans les durs moments, notre culture doit rester notre priorité. ‘’

 

Amararo, un groupe qui répond aux souhaits de plusieurs

 

Irangabiye Floriane est une burundaise installée au Rwanda depuis 9 ans pour des raisons de travail. Avec la crise politique de 2015 que traverse toujours le Burundi, cette burundaise a décidé de rester dans ce pays. Elle explique qu’après toutes ces années, elle garde toujours sa langue maternelle et la culture burundaise.

 

’ Depuis fort longtemps, les burundais quand ils sont à l’étranger, il leur est difficile de garder leur langue maternelle. De mon côté, je me suis dit que je ne dois pas perdre ma langue maternelle et ma culture. ‘’ Une attitude, dit-elle,  appréciée même par ses collègues rwandais.

 

Cette femme de conseiller aux réfugiés burundais partout où ils se trouvent de ne jamais perdre leur culture et surtout interpellent les mères d’enseigner le bien-fondé de la culture burundaise à leurs enfants.

 

Prosper, est un pseudonyme donné à notre second interlocuteur, un jeune homme. Pour lui, le mot ‘’culture’’ comprend : la cohabitation pacifique, le comportement durant les durs épreuves, l’entraide, l’organisation des cérémonies, de bonheur ou de malheur, la sauvegarde la langue maternelle, etc.

 

Encourageant l’action des membres du groupe Amararo, Prosper souhaite qu’elle soit étendue et intégrée dans les activités de la représentation des réfugiés pour ainsi parvenir à plus de burundais possible.

 

A part aider à sauvegarder et enseigner la culture burundaise, le groupe Amararo aide à éveiller la passion culturelle chez certains.

 

Evode Mutore est un artiste du groupe traditionnel ‘’Amararo’’, il fait savoir qu’au Burundi, il ne s’intéressait pas à sa culture mais qu’avec ce groupe, il a la soif de toujours connaitre ce qui fait la culture burundaise.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 4 Février 2020. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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