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Les mauvaises conditions de détentions à l’origine de plusieurs maladies chez les détenus

lundi, 27 mai 2019 10:00
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Le système de santé en milieu carcéral au Burundi laisse à désirer. Le grand effectif de détenus dans les centres de détention, la mauvaise nourriture et les mauvaises conditions de détention augmentent la probabilité pour les prisonniers de tomber malades. Les maladies telles que le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA sont entre autres les plus fréquentes dans la prison centrale de Mpimba.

Avec une capacité d’accueil de 800 prisonniers, le nombre total de prisonniers dans la prison centrale de Mpimba était estimé à 10 mille, en date du 17 août 2018. Parmi eux, il y avait 60 femmes, 99 nourrissons et 112 jeunes ne dépassant pas l’âge de 30 ans.  Avec tout cet effectif, la prison centrale de Mpimba ne dispose que de deux médecins et huit infirmiers chargés de soins et prescriptions médicales des prisonniers.

 

Les conditions de détentions précaires, l’hygiène et la mauvaise nutrition constituent la principale cause de maladie dans cette prison selon un militant de l’observatoire burundais des prisons 0BP en sigle. Une source à l’intérieur de cette prison indique que le seul repas par jour, mal préparé, composé de pâte de manioc et de haricots ne manque pas de conséquence sur l’état de santé des prisonniers. Certains d’entre eux manifestent des symptômes de malnutrition, d’autres ont des ulcères, et surtout de la tuberculose.

 

Selon Society for Women and Aids Association (SWAA-BURUNDI), une association impliquée dans la lutte contre le VIH/SIDA, les principales maladies auxquelles font face les prisonniers burundais sont le VIH/SIDA, les infections sexuellement transmissibles, le paludisme et la tuberculose.

 

Certaines catégories restent plus vulnérables que d'autres, notamment les enfants nés en prison, les personnes âgées, les femmes, les toxicomanes, les adolescents et les étrangers. Egalement, le système médical est très lent et en cas d’admission à l’hôpital pour maladie avec la permission du médecin, le détenu n’a pas le droit de passer plus de deux semaines à l’hôpital même si celui-ci n’est pas guéri, ce qui entraîne dans la plupart des cas la mort de la victime, confie une source. Les détenus de cette prison demandent au gouvernement et aux dirigeants de la prison d’améliorer leurs conditions de vie et de santé car disent-ils même s’ils sont incarcérés, ils ont toujours droit à la vie.

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