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De l’école à la rue

lundi, 17 juin 2019 09:49
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Le phénomène d’enfant de la rue refait de plus en plus surface dans la nouvelle capitale politique. La plupart de ces enfants ont abandonné l’école suite à la pauvreté qui sévit dans les familles.

Les enfants qui font le commerce ambulant des arachides grillées en province Gitega, dont l’effectif est inconnu, sont nombreux dans les rues.

 

Un de ces enfants qu’on a approchés et dont on n’a pas voulu révéler l’identité a 15 ans. Comme il le témoigne, il est natif de la commune Shombo en province Karusi. Selon toujours son témoignage, il totalise à peu près deux ans de commerce d’arachides à Gitega. A cette époque, il venait de terminer la 5ème année de l’école fondamentale et il ne regrette pas d’avoir abandonné l’école. Il affirme que dans sa localité natale, il y a beaucoup de jeunes qui ont terminé leurs études et qui ont eu des diplômes, mais qui n’ont pas encore trouvé du travail. Raison pour laquelle, il a décidé de ne plus retourner sur le banc de l’école.

 

Il dit qu’il travaille pour sa patronne. Cette dernière le nourrit et lui paie le loyer. Elle lui donne en plus 20.000 francs burundais par mois en guise de salaire. L’avant-midi, il travaille comme domestique. De 15 heures à 21 heures, il fait le commerce ambulant des arachides. Il met les arachides grillées emballés dans des sachets, dans une grande assiette de telle façon qu’il peut les vendre entre 200 ou 300 francs burundais par pièce. En quittant son domicile, cette assiette pèse deux à trois kilos, selon la quantité qu’il va vendre. Si les clients achètent tout, il retourne encore à la maison prendre une autre quantité d’arachides.

 

Cet enfant dit qu’il vise les lieux où s’assemblent plusieurs personnes tels que les cabarets, les Eglises, les marchés, les tribunaux et les écoles.

 

Mais parfois, il enregistre des pertes quand il tombe sur des voleurs. Dans de tels cas, sa patronne lui donne des remarques, mais quelques fois l’oblige de rembourser l’argent volé.

 

Comme il ne rêve pas de retourner sur le banc de l’école, il dit qu’il aimerait avoir son propre capital pour débuter son commerce tout en espérant qu’il pourra aller de l’avant.

 

Ce jeune n’est pas le seul à avoir abandonné l’école à la recherche d’une vie meilleure. Mais malheureusement, dans différentes communes où l’on fabrique des briques, les enfants sont les plus exploités chaque été.

 

Dans cette ville de Gitega, il se remarque de plus en plus d’enfants de la rue, malgré qu’ils aient été chassés par le gouvernement. Ces enfants disent qu’ils préfèrent la rue à cause des difficultés familiales, y compris la pauvreté de leurs parents.

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