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Amakuru yo ku wa 20 Munyonyo 2019

Journal du 20 Novembre 2019

Des convalescents privés de leur liberté faute de moyens

lundi, 12 août 2019 11:20
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Les malades continuent à être faits prisonniers dans différents hôpitaux pour n’avoir pas pu payer les frais médicaux. La plupart sont signalés dans les hôpitaux de la mairie de Bujumbura. Pour survivre et s’acquitter de leurs dettes, certains se trouvent des activités de survie dans les enceintes de ces mêmes hôpitaux.

 

Ils sont plus d’une cinquantaine dans ces hôpitaux à être condamnés à y rester si jamais leur frais d’hospitalisation et soins ne sont pas payés.

La plupart d’entre elles sont des femmes des milieux défavorisés de Bujumbura ou encore des personnes transférées des autres hôpitaux des autres provinces vers la capitale, pour de meilleurs soins.

 

A l’hôpital Prince Régent Charles, cette femme qu’on a surnommé Catherine vient de passer 10 mois à cet établissement sanitaire.  À son arrivée dans un état critique, elle a subi des soins intensifs et une longue hospitalisation qui lui ont couté une somme de huit cents milles. Incapable de payer cette somme, elle ne peut alors sortir de cet hôpital et n’a personne à ses côtés pour la nourrir. Pour s’en sortir, Catherine joue les gardes malades et se fait ainsi un peu d’argent.

Elle fait la vaisselle, lave les habits et autres services lui demandés par les patients hospitalisés. Elle fait chaque matin le tour de l’hôpital à la recherche de quelqu’un qui aurait besoin de ses services. Quand son pavillon est plein de patients, Catherine dort à terre en espérant trouver le lendemain une place libre pour pouvoir dormir à l’aise

 

« Je viens de passer 10 mois ici à l’hôpital. J’ai été transférée ici dans un état critique, mais ils m’ont soigné pendant 2 mois. C’est mon mari qui garde nos deux enfants. Moi, j’attends les bienfaiteurs qui m’aideront à payer la facture. En attendant, je cherche des petits boulots à faire pour ma survie. »

 

Cette autre femme, native de Buyenzi, que nous appellerons Mariam est là depuis une année.  Dans la même situation que Catherine, elle, cuisine pour des personnes qui n’ont pas le temps de cuisiner moyennent une somme de 1500 franc burundais le repas. Elle espère faire plus d’économies et pouvoir au moins payer une partie de l’argent qu’elle doit à l’hôpital.

 

A l’hôpital Roi Khaled, Célius, un nom d’emprunt, vend des cartes de recharge depuis un mois. Il se confie à la RPA et fait savoir qu’il vend ces cartes pour pouvoir ne fut-ce qu’avoir à manger. Sa facture s’élevant à plus d’un million, il n’espère toutefois pas qu’un jour il réunira cet argent si ce n’est que par miracle. Vendre ces cartes est pour lui un moyen de survie et une occupation à l’hôpital.

 

Certaines institutions sanitaires qui enferment leurs patients faute de paiement de frais d’hospitalisation les laissent occuper les lits de malades, d’autres non.

 

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