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Amnesty International pour un rapatriement respectueux du droit international

lundi, 09 septembre 2019 19:03
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Amnesty International interpelle toutes les parties concernées par le rapatriement des réfugiés burundais à veiller à ce que tout retour soit véritablement volontaire et se déroule dans la sécurité et la dignité. Ceci en réaction à l’annonce par les gouvernements tanzanien et burundais de leur plan de rapatrier tous les burundais réfugiés sur le sol tanzanien avant la fin de cette année en cours.

Dans son rapport, l’Amnesty International déplore l’accord de rapatriement forcé conclu entre les ministres burundais et tanzanien le 24 août dernier alors que de graves violations des droits de l'homme et des actes de répression se poursuivent au Burundi contre de prétendus opposants au gouvernement depuis les élections et avant les élections de 2020.

 

Pour cette organisation de défense des droits humains, il est essentiel que les pays d’asile restent ouverts aux Burundais qui continuent de quitter le pays comme ceux qui ont fui auparavant.

 

Pour l’Amnesty international, la Tanzanie n’a plus besoins de réfugiés burundais sur son territoire. En janvier 2017, elle a mis fin à la reconnaissance de réfugiés burundais en étudiant cas par cas d’un demandeur d’asile. En juillet 2018, le gouvernement tanzanien a fermé tous les centres d'accueil aux points d'entrée frontaliers en provenance du Burundi. Le département tanzanien qui s’occupe des réfugiés ne procède plus à l'enregistrement dans l'ouest de la Tanzanie, où les demandeurs d'asile burundais arrivent généralement dans le pays. La fermeture temporaire des marchés communs des réfugiés et certaines entreprises gérées par des réfugiés dans les camps exercent une pression encore plus grande sur les réfugiés burundais.

 

Amnesty International demande aux gouvernements burundais et tanzanien de respecter scrupuleusement les principes et normes internationaux en matière de retour digne, sûr et volontaire, garantissant que personne ne se sent obligée de rentrer au Burundi en raison des conditions hostiles régnant dans les camps du fait du retrait ou de la fin des services de base comme l’éducation ou les menaces de hauts fonctionnaires du gouvernement.

 

Les autorités tanzaniennes devraient publiquement rassurer les réfugiés et demandeurs d'asile burundais sur le fait qu'ils continueront de bénéficier d'une protection en Tanzanie sans aucune pression pour retourner.

 

Amnesty International demande au HCR de veiller à ce que le retour soit volontaire et conforme aux normes internationales et à ce que les demandeurs d'asile et les réfugiés burundais aient la possibilité de rester dans leur pays d'accueil. Enfin, les pays donateurs devraient augmenter de manière substantielle et fournir un financement prévisible et cohérent à la réponse régionale des réfugiés burundais.

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