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Amakuru yo ku wa 15 Gitugutu 2019

Journal du 15 Octobre 2019

Vers un rapatriement forcé des non candidats au rapatriement volontaire

mercredi, 02 octobre 2019 16:20
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La police tanzanienne est à la recherche des personnes qui ne se sont pas faits enregistrer mais qui figurent sur les listes des personnes à rapatrier bientôt. Ces dernières doivent rejoindre les hangars d’attente pour le rapatriement forcé. Non consentantes pour le rapatriement forcé, ces personnes demandent l’intervention de tout organe habilité pour qu’ils ne soient pas rapatriés de force mais plutôt délocalisés si la Tanzanie ne veut plus les héberger.

Les réfugiés burundais du camp de Mtendeli en Tanzanie étaient informés que seuls ceux qui le souhaitaient allaient être rapatriés. Et pourtant, les policiers et les agents de sécurité communément appelés Sungusungu passent dans toutes les zones depuis le matin pour emmener tous ceux qui s’étaient faits inscrire sur les listes auparavant. « Nous avons été informés qu’à partir du 1er octobre on commencera à nous rapatrier. Mais par après, différentes sources nous ont fait savoir que seuls ceux qui le souhaitent seront rapatriés. Ce qui est étonnant, sur les listes se trouvent également ceux qui ne veulent pas rentrer au Burundi. Lorsqu’on trouve ton nom inscrit sur les listes de rapatriement, on t’ordonne de ranger toutes tes affaires pour rentrer chez toi », a indiqué un réfugié.

 

Ces réfugiés burundais du camp de Mtendeli sont désespérés. Selon eux, un grand nombre de ceux qui sont rentrés volontairement au pays ont été victimes de disparition forcé. « Ce qui nous étonne le plus, c’est que nous, les réfugiés, avons fui le Burundi à cause de la situation très difficile qui règne là-bas. Cela veut dire que s’ils sont en train de nous refouler c’est qu’il s’agit d’un coup préparé. Cela a été manigancé par les gouvernements burundais et tanzanien pour qu’ils puissent nous exécuter sans que personne n’intervienne. Parmi ceux qui ont été rapatriés, certains ont été portés disparus alors que les autorités prétendent qu’il y a la paix et la sécurité au Burundi. », se plaint un autre réfugié.

 

Les réfugiés réclament la délocalisation dans un troisième pays si la Tanzanie n’est plus capable de leur donner l’asile. « Nous demandons aux organisations internationales comme le HCR, Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres de trouver la solution pour nous sauver. Si la Tanzanie n’est plus capable de nous héberger, qu’on nous trouve un autre pays qui peut nous accueillir. Les réfugiés burundais sont persécutés en Tanzanie seulement. Dans d’autres pays, les réfugiés sont tranquilles. Nous aussi nous sommes des réfugiés et nous avons fui parce que nous étions persécutés. », lance un appel un des réfugiés.

 

La plupart des réfugiés qui sont sur les listes de rapatriement dans les différents camps des réfugiés ont été rassemblés dans des hangars au camp de Nduta. Leur rapatriement vers le Burundi est prévu ce jeudi.

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