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Amakuru yo ku wa 30 Ntwarante 2020

Journal du 30 Mars 2020

Un plan d’élimination des anciens militaires tutsi en marche aux palais présidentiels

lundi, 13 janvier 2020 20:16
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La répression continue à l’endroit des militaires Ex-Fab. Aujourd’hui, les plus visés par cette chasse à l’homme sont surtout de l’ethnie tutsie affectée à la garde présidentielle. Une douzaine aurait été arrêtée l’avant-midi de ce lundi après des crépitements d’armes qui ont été entendus ce dimanche soir au palais de Gitega.

Les 12 militaires qui ont été arrêtés ce lundi matin sont tous du 1er bataillon de la Brigade spéciale pour la protection des institutions, BSPI. Trois parmi les douze sont affectés au palais présidentiel de Bujumbura, quatre au palais de Gitega et cinq autres au palais de Ngozi. 

 

Selon des sources bien informées, les douze militaires arrêtés sont tous de l’ethnie Tutsi et proviennent de l’ancienne armée burundaise, Ex-Fab. Ils ont été arrêtés après des crépitements d’armes qui ont été entendus dans la soirée de ce dimanche au palais de Gitega. Les mêmes sources indiquent que ces crépitements seraient un coup monté dont l’objectif serait d’incriminer ces militaires, Ex-Fab. Ces derniers ont été interpellés par des agents du Service national des renseignements et ont été manu militari conduit au palais de Ngozi pour interrogatoire.

 

Les noms déjà connus des militaires arrêtés ce matin parmi les douze sont entre autres : Capitaine Zacharie Nibigira, Adjudant-Major Fabien Nduwayo, 1er Sergent Alain Kubwayo, Caporal-chef Aimé Habarugira, Caporal-chef Vénuste Karabwera, Caporal-chef Edouard Habarugira ainsi que Caporal-chef Timothée Nsavyimana.  

 

Cette arrestation survient deux semaines après la découverte d’un corps sans vie du Caporal-chef Tharcisse Macumi, lui aussi de l’ethnie Tutsi affecté au palais de Gitega. Il avait été torturé par des agents du Service National de Renseignement affectés au palais présidentiels 2 jours avant la découverte de son corps. Un plan d’élimination physique des militaires soupçonnés d’être des opposants au régime en place avait été révélé par certaines sources proches du palais présidentiel.    

 

A ce propos, la rédaction a essayé de contacter Colonel Floribert Biyereke, porte-parole de l’armée burundaise,  mais son téléphone sonnait sans que personne ne réponde.  

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