Plus de tente personnes ont été assassinées au cours du mois de février

Retour à la case parquet du dossier des présumés assassins du Général Nshimirimana

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Le procès des présumés assassins du Général Adolphe Nshimirimana, ex-patron des services de sécurité burundais, est retourné Parquet de la mairie de Bujumbura depuis jeudi dernier. Les avocats de la défense croient que cette démarche, même si elle est illégale, poussera le parquet et le tribunal à prendre en considération leurs demandes d'interroger les chefs des militaires et policiers inculpés.
 
C'est en date du 11 octobre 2016 que le Tribunal de Grande Instance de la Commune Ntahangwa, en mairie de Bujumbura, avait siégé dans les locaux du Tribunal de Grande Instance de Gitega, pour se pencher sur le procès de huit militaires et policiers accusés dassassinat du Général Adolphe Nshimirimana. Le procès avait été mis en délibéré après le procès. 
 
Alors que ce jeudi 24 novembre, les accusés et leurs avocats croyaient que le tribunal de Ntahangwa allait rendre son verdict, la surprise a été d'entendre les juges déclarer que « laffaire doit retourner au parquet pour des enquêtes supplémentaires soient menées par le ministère public ». 
 
Depuis jeudi même dans laprès-midi, le parquet de la mairie de Bujumbura interroge donc à nouveau les suspects dans la prison centrale de Gitega où ils avaient été transférés depuis Bujumbura. Le ministère interrogerait les accusés sur la mort de 2 gardes du Général qui se trouvaient avec lui ainsi que 3 personnes blessées lors de la même attaque. Lors des premières enquêtes, ces 2 personnes tuées ainsi que les autres blessées navaient pas fait objet d'interrogatoire.
 
Les avocats de la défense estiment qu'il y a eu violation de la loi du fait que « quand un procès qui est déjà au tribunal est renvoyé pour motif d'enquêtes supplémentaires, c'est le tribunal qui mène ces enquêtes et non le parquet ». 
 
Pour la défense, ces enquêtes supplémentaires, même si elles se déroulent en violation totale de la loi, devraient permettre au parquet et au tribunal de tenir en considération leurs demandes. Les avocats ont en effet vainement demandé la convocation des chefs militaires et policiers poursuivis dans cette affaire. « Certains des accusés étaient les agents  de transmission tandis que d'autres étaient sous le commandement direct de ces chefs en question », révèlent les avocats.
 
Les avocats de la défense ajoutent que leurs clients n'étaient pas dans les environs du lieu de lattentat qui a visé le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana, ancien numéro un du service national des renseignements. Le ministère public rejette cependant cet argument, disant qu'ils étaient bel et bien au lieu de l'assassinat à la gare du nord de Kamenge au nord de la ville de Bujumbura le 2 août 2015. « Les chefs hiérarchiques des présumés auteurs doivent venir expliquer où se trouvaient leurs subalternes lors de l'assassinat d'Adolphe Nshimirimana », conclut la défense.
 
Certains des accusés affirment qu'ils étaient en congé à l'intérieur du pays, d'autres à leurs églises dans les chorales, tandis que dautres mentionnent qu'ils étaient avec leurs chefs comme agents de transmission.
 
Les accusés du meurtre d'Adolphe Nshimirimana sont au nombre de 8, à savoir 3 policiers et 5 militaires, et sont tous détenus à la prison centrale de Gitega.
 

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