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Amakuru yo ku wa 15 Gitugutu 2019

Journal du 15 Octobre 2019

Des tambourinaires burundais se volatilisent en plein concert ; Bujumbura en fait une affaire d’Etat

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Bujumbura réagi via un communiqué sur l’affaire des tambourinaires burundais qui ne sont pas rentrés au pays après leur séjour à Fribourg (Suisse) pour une rencontre internationale consacrée aux folklores du Monde. Philipe NZOBONARIBA, secrétaire général du gouvernement, dit qu’après enquêtes, ce groupe des tambourinaires n’est pas passé par les procédures légales et qualifie leur voyage d’une opération d’escroquerie culturelle.

Le Gouvernement burundais accuse la Belgique d’être à l’origine de ce qu’il a appelé une manipulation entre les réseaux de passeurs et de trafic d’être humain. A ce propos, le journal suisse « La liberté » cite dans son article l’organisateur de la manifestation. Ce dernier indique que les visas des musiciens ont été délivrés par la Belgique. Toujours selon « La Liberté », les tambourinaires auraient expliqué qu’ils étaient en danger de mort. Pour Philippe NZOBONARIBA, cela ne vise qu’à ternir l’image du Burundi.

 

« Ils n’ont d’autres objectifs que celui de ternir l’image du Burundi, si nous tenons compte des déclarations du responsable de l’évènement qui dit que les artistes étaient en danger de mort dans leur pays. Le gouvernement du Burundi condamne cet acte de tricherie d’autant plus que le fait n’est pas de hasard puisqu’il est organisé à la veille d’une réunion importante du conseil des droits de l’homme prévu à Genève en Suisse ce mois de septembre. Et cela au moment où la communauté internationale reconnait l’évolution positive de la situation au Burundi, tant au niveau politique que sécuritaire. »

 

Le gouvernement burundais parle de manipulation. Selon lui, aucun service burundais qui organise d’habitude ce genre de sortie n’a eu vent d’un tel projet.

 

L’Union Européenne dément ces allégations de Bujumbura

 

C’est pour démentir les allégations de magouilles portées contre eux par le gouvernement burundais que les ambassades de Belgique, de France, des Pays-Bas, de la délégation de l’Union Européenne et de la Coopération Suisse au Burundi ont sorti un communiqué ce samedi. Tous les documents jugés nécessaires pour délivrer les visas Schengen étaient réunis, et ce compris la prise en charge du groupe de tambourinaires par de hautes autorités burundaises, signale le communiqué. Même si le communiqué ne cite pas ces hautes autorités, il indique que ce n’est pas au poste diplomatique délivrant les visas de vérifier que les préalables à cette prise en charge, tels qu’évoqués dans le communiqué du Gouvernement burundais, sont remplis.

 

Les signataires du communiqué expliquent qu’en effet c’est au nom et en délégation des membres de la zone Schengen que la Belgique délivre des visas pour les courts séjours. Des visas qui répondent à des critères stricts appliqués avec la plus grande rigueur, indiquent les signataires du communiqué. Les signataires de déclaration nient ainsi toute volonté de nuire à l’image du Burundi, bien au contraire. Ils réfutent également toute collusion avec des réseaux de trafic d’êtres humains telle qu'insinuée par les autorités burundaises. Répondant au gouvernement burundais qui dit qu’il est difficile pour les autorités burundaises de recevoir un visa Schengen à Bujumbura, ces pays européens sortent des statistiques. Selon eux, depuis Février 2017, les demandes de visa court séjour introduites sur base de passeports diplomatiques ou de service et étayées par les documents officiels idoines et bien connus ont reçu un taux de réponse positif de 99,2%, y compris pour les plus hautes autorités de l’État, et souvent dans un délai très court.

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