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Amakuru yo ku wa 04 Kigarama 2019

Journal du 04 Décembre 2019

Le dépistage volontaire du SIDA interdit faute de réactifs

lundi, 05 août 2019 08:56
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Suspension du dépistage volontaire au VIH/SIDA sur tout le territoire national depuis quelques mois. Seules les femmes enceintes sont épargnées par cette mesure. Une mesure qui serait consécutive au manque de réactifs. Ce qui inquiète beaucoup, et la population, et les agents de santé qui craignent une contamination à grande échelle.

 

Depuis un certain temps, les personnes qui veulent se faire dépister volontairement ne sont plus accueillis dans tous les centres de santé et hôpitaux du pays.

La majorité des patients se font même éconduire, comme en témoigne ce médiateur de santé contacté.

 

« En fait, les réactifs sont aujourd’hui distribués en fonction des cas positifs enregistrés. Pour ce, nous devons nous rendre sur terrain et, une fois le patient testé positif, on se lance à la recherche de ses partenaires positifs pour eux aussi les dépister. Bref, comme on nous donne très peu de kits, on est obligé de traiter ces seuls cas. Les autres, on les renvoie chez eux. C’est triste, mais c’est comme ça »

 

En principe, il est difficile de juger quelqu’un sur ses apparences, surtout en ce qui est du VIH/SIDA. Pourtant, un des médecins qui s’est entretenu avec la RPA mais qui a préféré garder l’anonymat, nous a juré qu’ils en sont à cette extrémité pour limiter les personnes à dépister.

 

« Ils ont suspendu le dépistage volontaire. Mais, si on constate que quelqu’un présente des signes d’une personne atteinte du SIDA, on le met sur la liste des gens autorisés à se faire dépister. »

 

Cette décision mettant fin au dépistage volontaire inquiète beaucoup les agents de santé qui craigne une fulgurante propagation du virus du SIDA.

 

« Beaucoup de personnes se voient renvoyées parce que ne figurant pas sur la liste des personnes prioritaires. Mais le problème c’est qu’il y en a qui ont du mal à reconnaître qu’ils sont malades ou qu’ils ont des rapports sexuels risqués. On est alors obligé de les ignorer même si on est conscients qu’ils peuvent être porteurs du virus du SIDA. »

 

A Kayanza, la situation est encore pire. Selon le docteur Célestin Congera, médecin provincial de ladite province, même ceux du secteur privé, y compris les ONG, ne sont plus autorisés à faire le dépistage volontaire.

Ce qui fait que, ceux qui le souhaitent devaient se rendre à Bujumbura ou à Ngozi. Mais, depuis plus d’un mois, aucun centre de santé privé ne pratique ce genre de test.

 

Un des agents du centre de santé prestant à Bujumbura qui s’est confié à la RPA nous a fait savoir que depuis le mois de Juin, les pharmacie ALCHEM, ABACUS et LIFE PHARMA qui les approvisionnaient en réactifs les ont lâchés, arguant que leurs stocks sont vides.

 

La rédaction de la RPA a essayé de joindre le docteur Thadée Ndikumana, ministre de la Santé publique et de la lutte contre le SIDA, pour de plus amples éclaircissements, mais en vain.

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