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De l’informaticien au boucher pour faire face à la vie d’exil

samedi, 06 juillet 2019 12:59
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Exilé au Rwanda depuis 2015, ce réfugié burundais, à qui on a donné le pseudonyme de Ndinzemenshi Salvator pour des questions de sécurité des siens, toujours au Burundi, s’est tourné vers le commerce de viande. Informaticien de formation, il a une boucherie qui lui permet de vivre dignement avec sa famille au pays d’accueil, le Rwanda.

De la vie de maquisard en tant que réfugié à l’entrepreneuriat

 

 ‘’J’ai fui le pays en 2015 et j’ai été accueilli dans une famille à Kigali pendant 6 mois. Vivre dans une famille sans rien faire n’est pas chose facile alors qu’on était habitué à gérer sa propre famille’’, raconte Salvator Ndizemenshi.

 

’Depuis Novembre 2016, j’ai déménagé et j’ai dû louer une maison de 120 mille francs rwandais mais c’était cher. J’ai changé, je me suis rendu dans un quartier un peu éloigné de la ville de Kigali. J’habite une maison de 40 mille francs rwandais et la différence de 80 mille francs rwandais est énorme’’, ajoute-t-il. La différence lui permet de nourrir la famille pendant tout un mois.

 

Salvator Ndinzemenshi a pris son temps pour réfléchir sur ce qu’il devait faire pour la survie de sa famille et il a eu un coach rwandais qui a commencé à lui fournir de la viande. Et pour trouver du capital, il a dû vendre des objets ménagers qu’il avait laissés au Burundi. Le montant lui a permis de carreler la boucherie louée et d’avoir un capital de 400 mille francs rwandais. Il achète des vaches à abattre ou de bonnes quantités de viandes à commercialiser.         

 Salvator Ndinzemenshi se dit satisfait de son activité.

 

Grâce à ce commerce, affirme-t-il, il a de quoi payer le loyer, la ration alimentaire, les frais scolaires de ses 4 enfants, en plus du salaire de ses deux employés : le nettoyeur et le boucher.  Salvator Ndinzemenshi a préféré ce commerce car le bénéfice ou la perte se remarque très facilement.

 

Après le paiement de toutes les dépenses familiales,  il parvient à épargner deux à trois mille par jour.

 

Ses clients se réjouissent des services offerts à la boucherie de la famille Salvator Ndinzemenshi : ‘’Je m’approvisionne Chez Murundi, il accueille bien les clients et la viande de qualité.’’

 

Toutefois, ce refugié burundais, faute de moyens, manque encore certains matériels exigés par l’administration rwandaise entre autre la machine pour couper la viande. Et de demander aux associations des burundais qui le peuvent, de l’aider en lui donnant ce crédit à rembourser. Il conseille à tous les réfugiés burundais de prendre leur situation en main et de ne négliger aucun métier.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 2 Juillet 2019. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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