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Courageux, des réfugiés burundais finissent par retrouver le sourire….

jeudi, 05 septembre 2019 18:52
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Chantal Ndizigoye est une burundaise réfugiée au Rwanda, à un kilomètre de la ville de Nyamata dans la région Bugesera à l’Est du Rwanda. Elle a réussi à décrocher le travail d’enseignant dans ce pays hôte. Enseignante de carrière, Chantal se réjouit d’avoir trouvé son métier qui, non seulement lui permet de vivre avec sa famille entière, mais aussi et surtout, de suivre de près l’éducation de ses enfants.

Agée de 34 ans, Chantal Ndizigiye commence par vendre des légumes ses premiers jours de l’exil, ayant fui le Burundi laissant tout derrière elle, dont son mari : ‘’La vie était dure, j’ai demandé à un bienfaiteur de me donner une petite somme pour acheter les légumes à vendre comme les amarantes, les tomates, etc. Nous recevions la ration journalière par cette voie et des amis m’aidaient pour pouvoir payer le loyer. Nous ne vivions pas bien car nous parvenions à peine de manger avec mes enfants. Plus tard mon mari nous a rejoint, il n’a pas pu tenir au Burundi.’’

 

Après une année de survie grâce au commerce, Chantal Ndizigiye rejoint finalement son métier du Burundi. De quelle façon et avec quels efforts ? Elle témoigne : ’’Lorsque j’ai vu que la situation ne s’améliore pas, j’ai commencé à déposer les dossiers un peu partout pour chercher du travail. A l’Ecole High Land, je l’y ai déposé et après son directeur m’a appelé et m’a fait passer le test écrit avec deux hommes. Trois jours plus tard on m’a signifié que l’Ecole High Land avait choisi ma personne. Dès lors, j’enseigne l’école maternelle et la 2ème primaire.’’

High Land School procure beaucoup d’avantages à la famille Chantal

 

Quoique l’école High Land school soit relativement chère par rapport aux écoles environnantes ; Chantal salue le privilège de rester aux côtés de ses enfants qui y étudient et de bénéficier des réductions des frais de scolarité de ses trois fils : ‘’Mes trois fils payent la moitié des frais scolaires. Chacun des élèves paie normalement 82 mille francs rwandais par trimestre, soit 246 mille par an et la restauration à l’école est payée à part et est facturée 40 mille francs rwandais par trimestre, soit 120 mille francs par an. Autre avantage de service, je ne paye pas la restauration de mes enfants.’’

 

Chantal en plus de cet emploi, fait des cours du soir qui augmentent également les ressources du ménage. ‘’Au Burundi, j’enseignais à l’école publique et je travaillais soit l’avant, soit l’après-midi. Mais ici, je travaille beaucoup et des fois les parents d’élèves me demandent de dispenser des cours de renforcement du français et je vis toujours comme cela même en vacances je leur enseigne les avant-midi.’’

 

Souvent Chantal Ndizigiye rentre tard vers la tombée de la nuit. Son mari n’est pas énervé par cet état de fait. Pour lui, l’essentiel est le fruit de ses efforts qu’elle rapporte à la famille. ‘’Que ma femme ait reçu de l’emploi au Rwanda m’enchante. Avant nous vivions du jour au jour, mais aujourd’hui nous pouvons planifier en fonction des revenus mensuels. Même s’il advient qu’elle rentre tard, cela ne me gêne en rien, ça m’enchante plutôt. Cela me montre que même au retour au pays, elle restera dynamique et contribuera toujours aux biens du ménage.’’

 

Le manque de matériel didactique a failli handicaper le travail d’enseignant de Chantal. Heureusement, elle a fait recours à ses anciens collègues du Burundi qui lui ont envoyé les livres dont elle avait besoin.
Cette brave dame conseille aux autres réfugiées de ne jamais baisser les bras, mais de s’atteler à toute activité susceptible d’améliorer leur vie.


Article de presse sur l’émission Turiho du 03 Septembre 2019. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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