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Amakuru yo ku wa 07 Kigarama 2019

Journal du 07 Décembre 2019

Des jeunes réfugiés horticulteurs

lundi, 02 décembre 2019 05:45
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Cédric Rukeratabaro est un réfugié burundais vivant au nord du Rwanda. En exil depuis 2016, il a choisi de faire la culture des légumes. Pourquoi ce choix? Quels avantages en tire-t-il et quels sont les problèmes auxquels il fait face ?

Contraint à l’exil après 15 ans de carrière en informatique, Cédric Rukeratabaro n’a pas pu trouver du travail dans son domaine. D’où il a songé à entrer dans l’agriculture.

 

Avant de démarrer la culture maraîchère, ce jeune homme âgé de 40 ans a demandé des conseils auprès du ministère de l’agriculture de son pays d’accueil, le Rwanda. ‘’Au début, le ministère m’a donné un champ gratuitement, et j’ai pratiqué la culture du piment pili-pili pendant six mois. Mais après, j’ai changé pour faire la culture du haricot vert car je venais d’obtenir un marché d’écoulement’’, explique Cédric Rukeratabaro.
Ils ont commencé avec un champ de la superficie d’un hectare, maintenant ils ont élargi jusqu’à 5 hectares. Ils importent les boutures de haricot vert du Kenya à un prix élevé mais ils se félicitent qu’elles sont en retour trop productives. ‘’Nous récoltons 10 tonnes par hectare par saison. Nous vendons à 600 francs rwandais le kilogramme, prix fixé après calcul de tous les coûts de production y compris les frais de transport des champs au lieu de conservation. Mais les quantités de haricot vert qui n’ont pas été achetées par nos clients, sont vendues à 200 francs le kilogramme au marché. Nous sommes obligés d’écouler rapidement nos récoltes, car le haricot vert ne se conserve pas un long moment, d’où ce prix trop bas’’, explique-t-il.

 

Se félicitant d’avoir fait un bon choix, qui est rentable, Cédric Rukeratabaro souligne toutefois que tout ne leur est pas rose. ‘’Nous faisons face aux problèmes de manque d’eau, des moyens insuffisants et de l’étroitesse des marchés d’écoulement de nos récoltes.’’

 

Ce réfugié burundais ne travaille pas seul. Il s’est associé avec Fabrice Hakizimana qui vit au Canada. Rencontré à Kigali, Fabrice nous a expliqué comment ils parviennent à gérer ensemble cette affaire avec la distance. ‘’J’ai commencé à travailler avec Cédric au mois d’Août de l’année passée. Malgré la distance qui nous sépare, nous prenons toutes les décisions ensemble, communiquant quotidiennement via le Whatsapp. Je dois surtout souligner que j’ai confiance en mon partenaire.’’

 

Ces jeunes entrepreneurs projettent de faire l’exportation. Ils comptent d’abord produire plus, au moins cultiver sur 5 hectares de plus, ce qui leur fera 10 hectares de champs. Ils ont déjà négocié un crédit et des promesses leur ont été faites, ce qui leur permettra d’acheter des emballages adéquats pour l’exportation de leurs récoltes.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 19 Novembre 2019. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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