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Amakuru yo ku wa 29 Ntwarante 2020

Journal du 29 Mars 2020

63 filles-mères réfugiées au Camp de Mahama réintègrent l’école grâce au concours de quelques femmes dudit camp.

lundi, 23 mars 2020 19:50
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Jacqueline Nduwayezu est une femme réfugiée au camp de Mahama située au Rwanda depuis 2015. Comme toute mère, elle a été touchée par le nombre de jeunes filles qui abandonnaient l’école une fois devenues mères, faute de trouver quelqu’un qui pourrait s’occuper des enfants en leur absence. C’est ainsi qu’elle s’est entretenue avec certaines femmes dudit camp afin de voir comment permettre à ces jeunes mamans de réintégrer l’école.

Une sorte de garderie fit naissance. Chacune des femmes s’est retrouvée à garder 2, voire 3 enfants, un travail qu’elles faisaient de bon cœur et gratuitement.

 

Rencontre de ces jeunes mères avec l’initiateur de cette bonne action 

 

La plupart de ces jeunes fille-mères ont entre 21 et 23 ans. Elles font savoir que la pauvreté et les mauvaises conditions de vie les ont poussées dans la débauche. Après être tombées enceintes, elles n’avaient d’autre choix que celui d’abandonner leurs études pour s’occuper de leurs enfants, surtout que certaines avaient été chassées de la maison. Leur rencontre avec madame Jacqueline Nduwayezu, leur bienfaitrice qu’elles ont affectueusement surnommée ‘’ Maman Jacky’’ va radicalement changer leurs destins. La RPA a pu s’entretenir avec 2 de ces jeunes fille-mères.

 

’La 1ère fois que j’ai rencontré maman Jacky, j’étais à l’hôpital. Elle m’a demandé si l’enfant que je portais était mon petit-frère, et je lui ai répondu que c’était plutôt le mien. Elle a semblé réfléchir un moment avant de me demander si j’allais toujours à l’école. Je lui ai alors dit que j’ai dû interrompre mes études pour prendre soin de mon bébé. Quand elle m’a demandé si je voulais retourner à l’école, je l’ai fixé d’un œil ahuri car je venais justement de lui dire que je n’avais personne à qui confier mon enfant.’’ Témoigne Magnifique Iradukunda, âgée de 21 ans.

 

Jacqueline a pris alors l’initiative de recenser toutes les jeunes filles qui ont abandonné l’école faute de trouver quelqu’un qui pourrait garder leurs enfants en leur absence. Aline Niyisaba, 22 ans, fait partie de celles qui ont eu la chance de croiser le chemin de Jacqueline. ‘’ Mon bébé a 2 ans et 5 jours. Maman Jack nous a approché et nous a dit qu’elle était en contact avec un blanc, et que ce dernier voulait s’entretenir avec nous pour voir comment nous venir en aide. Nous nous sommes alors rendues, moi et 9 autres fille-mères, dans la localité de Nyakarambi pour l’entretien. Il nous a écouté et on lui a confié tous nos soucis et nos souhaits. Quand nous nous sommes quittés, on était soulagées, sereines et confiantes en notre avenir.’’ Précise-t-elle.

 

Aidées par d’autres femmes burundaises, notamment par madame Juliette Nijimbere résidant en Belgique, Jacqueline put aider 63 jeunes fille-mères à regagner les bancs de l’école, une activité qu’elles combinent avec quelques activités génératrices de revenus afin de pouvoir trouver de quoi payer le lait et la nourriture de leurs enfants. Regroupées en association, ces filles font aujourd’hui du commerce. Avec un fonds de roulement leur octroyé par ces bienfaiteurs, elles apprennent aux autres jeunes filles du camp de Mahama comment confectionner des beignets et les initient au commerce afin de leur éviter dans le même piège qu’elles.

 

Article de presse sur l’émission Turiho du 03 Mars 2020. Avec le soutien de la Wallonie-Bruxelles International.

 

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