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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Camp de Nyarugusu : des réfugiés burundais dénoncent des violences policières et interpellent le HCR

Par: Génèrose Niyonkuru

Des réfugiés burundais regroupés dans le camp de Nyarugusu, en Tanzanie, affirment avoir été victimes de violences policières dans la matinée de ce mardi 9 juin. Ils dénoncent l’usage de gaz lacrymogènes, des passages à tabac ainsi que la destruction de certains de leurs biens. Ils appellent le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à intervenir afin de mettre fin à ces mauvais traitements.

Les réfugiés burundais regroupés à l’endroit appelé « Departure », dans le camp de Nyarugusu en Tanzanie, affirment avoir été la cible d’une intervention policière musclée dans la matinée de ce mardi. Plusieurs d’entre eux auraient été battus et certains de leurs effets personnels, qu’ils comptaient emporter lors de leur rapatriement, ont été endommagés.

Selon un réfugié burundais présent sur ce lieu de rassemblement où ils attendent d’être rapatriés vers le Burundi, les forces de l’ordre ont mené une opération dès les premières heures de la journée. Il indique que les réfugiés se sont réveillés sous les coups et que ceux qui se trouvaient à l’extérieur de la zone de rassemblement ont vu leurs tentes déchirées et leurs panneaux solaires détruits.

D’après ce témoin, les forces de l’ordre ont d’abord lancé des gaz lacrymogènes. Par la suite, des agents du JKT (Jeshi la Kujenga Taifa), le Service national tanzanien, une branche de l’armée, parmi lesquels un certain Franck et d’autres personnes qui l’accompagnaient, sont arrivés à bord de véhicules. Après les tirs de gaz lacrymogènes, ils auraient commencé à frapper les réfugiés.

Le réfugié estime que ces actes montrent que les appels et les préoccupations exprimés jusqu’à présent par les réfugiés n’ont pas été pris en considération. Il affirme que les personnes agressées sont principalement celles qui avaient installé des abris à l’endroit appelé « Departure ».

Les réfugiés se disent choqués par ces violences qui, selon eux, se sont déroulées au vu et au su de tous. Ils lancent un appel au HCR, en particulier à ses responsables en Tanzanie ainsi qu’à ceux œuvrant au niveau international et au siège de Genève, afin qu’ils prennent connaissance de la situation des réfugiés restés dans le camp et interviennent pour mettre fin aux mauvais traitements qu’ils dénoncent.

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