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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Des militaires auteurs de violation des droits humains sur la colline Taba.

Des militaires auteurs de violation des droits humains sur la colline Taba.

Les habitants de la colline Taba en commune Songa accusent certains
militaires du centre de Manyoni déployés dans cette localité pour exploser les
roches servant dans la construction des barrages hydroélectriques Jiji-
Murembwe d’être responsables des actes de violation des droits humains.

Les militaires qui maltraitent la population de la colline Taba en commune
Songa sont ceux du camp de Muzinda en commune de Rugazi. Ils ont été
déployés dans cette localité pour exploser les roches à utiliser dans les travaux
de construction des barrages hydroélectriques sur les rivières de Jiji et
Murembwe.
Selon nos sources sur la colline Taba, deux personnes ont été déjà torturées par
ces militaires au cours de ce mois de mai. La première personne victime
s’appelle Joël Hakizimana. Un habitant de la colline Taba explique qu’il a été
tabassé par un militaire du nom de Manariyo et que les deux s’étaient rencontrés
dans une boutique. « Ce militaire a commencé par bousculer le citoyen
l’accusant qu’il venait de le piétiner. Ce citoyen a tout fait pour expliquer qu’il
n’a rien fait de mal. Mais, Manariyo, le militaire, s’est mis en colère et il l’a
empêché de sortir de cette boutique. Il a en plus appelé son collègue pour lui
dire qu’il vient d’être attaqué. Le citoyen Joël a tout fait pour sortir et il est
parvenu à s’échapper », ajoute- t- il.
Le lendemain, en date du 17 mai, ce militaire a continué à chercher Joël
Hakizimana pour lui faire du mal. Ce dernier a alerté le commissaire de police
en commune de Songa. Mais, aucune suite n’a été reservée à sa plainte. Il a fini
par être arrêté et tabassé par ces militaires. « Il a interpellé le commissaire pour
l’aider et ce dernier l’a tranquillisé arguant que personne ne va lui faire du mal
car même s’il aurait commis une faute, il serait contraint de porter plainte. Cela
n’a pas empêché qu’il soit arrêté et conduit au camp de ces militaires pour être
torturée. Il a été libéré grâce à l’innervation du chef collinaire et du
responsable de la police en commune de Songa. Il a été relâché dans un état
critique », témoigne un habitant de la colline Taba.

Le second à avoir été tabassé par ces militaires répond au nom de Jean Marie
Vianey Ngabire. Il a été torturé en date du 11 mai par un militaire du nom de
Ndayishimiye. Selon nos sources sur la colline Taba, Jean Marie Vianey était
sur une moto. Il a croisé un militaire en cours de route. Ce dernier a accusé Jean
Marie Vianey Ngabire qu’il voulait le cogner avec sa moto. Ainsi, il l’a fait
descendre de sa moto et l’a conduit manu militari sur leur position pour le
tabasser. « Il l’a conduit jusqu’à la position où ils logent pour le fouetter.
Vraiment ça nous dépasse. Ce n’est pas du tout compréhensible que des citoyens
soient malmenés, tabassés et torturés comme ça. C’est vraiment triste. En plus,
ces militaires ne sont pas là pour assurer la sécurité. Ils ont été déployés pour
exploser les roches à utiliser dans les travaux de construction des barrages
hydroélectriques de Jiji et Murembwe. Nous avons des agents et des
administratifs qui sont là pour assurer la sécurité », déplore un habitant de
Taba.
Les habitants de la colline Taba demandent aux responsables hiérarchiques de
ces militaires de les ramener à l’ordre tandis que les autorités administratives
doivent faire respecter les droits de leurs citoyens.

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