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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Musongati : le corps découvert à Gatonga n’est pas celui d’Ismaël Mugisha

Musongati : le corps découvert à Gatonga n’est pas celui d’Ismaël Mugisha

Par: Walter Kwizera

Un corps sans vie a été découvert ce jeudi  à Giharo, commune Musongati, province de Burunga. Les premiers témoins avaient d’abord soupçonné qu’il s’agissait d’Ismaël Mugisha, employé de la SOSUMO porté disparu depuis une semaine. Mais après vérification, la famille et des responsables de l’entreprise ont confirmé qu’il ne s’agissait pas de lui. Le corps demeure non identifié.

Un corps d’homme a été découvert ce 05 novembre au lieu-dit Gatonga, en zone Giharo, commune Musongati, dans la province de Burunga. Les premiers témoins ont immédiatement pensé qu’il pouvait s’agir d’Ismaël Mugisha, cadre de la Société sucrière du Moso (SOSUMO), porté disparu depuis une semaine.

Le corps était enveloppé dans un sac. Selon les témoins, cette suspicion s’est appuyée sur les vêtements portés par la victime, qui ressemblaient à ceux des employés de la SOSUMO ayant découvert le corps. Les riverains ont alors alerté plusieurs responsables de l’usine, dont le responsable des ressources humaines, le responsable du parc automobile, un médecin ainsi que d’autres travailleurs.

À leur arrivée sur les lieux, les employés de la SOSUMO ont constaté que le corps n’était pas celui d’Ismaël Mugisha. Cette conclusion s’est notamment appuyée sur la présence de nombreux cheveux sur le corps. La famille de l’employé disparu a également confirmé qu’il ne s’agissait pas de lui. À ce jour, l’identité de la victime reste inconnue.

Gishubi : arrestations politiques ou affaire sécuritaire ?

Gishubi : arrestations politiques ou affaire sécuritaire ?

Par: Désiré Hatungimana

Plusieurs membres du CNL, aile Rwasa, ont été arrêtés dans la commune de Gishubi, dans la province de Gitega, après le signalement d’un prétendu passage d’hommes armés. Des vérifications menées par les forces de sécurité auraient pourtant écarté cette hypothèse. Une situation qui alimente les craintes d’intimidation politique à quelques mois des élections.

Tout a commencé le 24 octobre, lorsque des membres des Imbonerakure de la colline Jurwe, en zone Bukoro, ont signalé à leurs responsables avoir aperçu des hommes armés lors d’une patrouille. Peu après, sur ordre de l’administrateur communal, Appolinaire Baryana, des personnes soupçonnées de collaborer avec ces groupes ont commencé à être arrêtées.

Selon un militaire en poste à Gishubi qui s’est confié à la RPA, les forces de sécurité ont mené leurs propres vérifications après avoir reçu les informations transmises par les autorités administratives. Leur conclusion a été claire : les Imbonerakure ont menti et aucun groupe armé n’aurait traversé la localité. Malgré ces constats, les personnes arrêtées restent détenues à ce jour.

De nombreux Burundais s’interrogent sur la possibilité qu’un groupe armé puisse atteindre une province située au centre du pays sans être détecté, alors qu’aucune preuve ne vient confirmer l’existence d’une rébellion active sur le territoire national et qu’aucun mouvement armé ne revendique une présence au Burundi. Les observateurs familiers des questions militaires estiment par ailleurs que Gitega ne constituerait pas un point de départ logique pour une offensive armée contre le pays, ce qui alimente davantage les interrogations.

La chronologie des événements suscite aussi des questions. Comment expliquer, demandent certains habitants, que les témoins d’un prétendu passage d’hommes armés n’aient pas immédiatement alerté les forces de sécurité pour permettre leur arrestation dans la nuit ? Or, le lendemain, ce sont sept membres du camp d’Agathon Rwasa qui ont été arrêtés. Pour les habitants et des observateurs, cette succession de faits renforce les soupçons d’une opération à motivation politique plutôt que sécuritaire.

Ce type de situation n’est pas inédit au Burundi. Depuis l’arrivée au pouvoir du CNDD-FDD, et particulièrement à l’approche des échéances électorales, des opposants dénoncent régulièrement des actes d’intimidation destinés à affaiblir leur influence. Ils accusent aussi les autorités de recourir à des arrestations et à des montages judiciaires pour justifier ces détentions devant l’opinion nationale et internationale.

Selon des informations recueillies à Gishubi, d’autres listes de personnes opposées au pouvoir auraient déjà été établies en vue de nouvelles arrestations, sous l’accusation de collaboration avec des groupes armés. Cette perspective provoque une vive inquiétude parmi la population. Certains habitants affirment avoir commencé à quitter la région, craignant d’être arrêtés sur la base de simples soupçons.

 

 Deux corps découverts près de la Mutsindozi, dont un décapité

Deux corps découverts près de la Mutsindozi, dont un décapité

Par: Dany-Claire Iratwumva

Deux corps en état de décomposition avancée ont été découverts sur les rives de la rivière Mutsindozi, sur la colline Kurutenderi, dans la zone et commune de Kayogoro, en province de Burunga. Le lieu se trouve à proximité de l’usine sucrière SOSUMO, dans une partie relevant de la commune  Makamba.

Selon les informations recueillies sur place, l’une des victimes est un conducteur de vélo-taxi, également impliqué dans le commerce de produits de contrebande dans cette région proche de la frontière entre le Burundi et la Tanzanie. Des personnes qui le connaissaient indiquent qu’il s’était rendu dans la localité après avoir été contacté par des individus souhaitant lui remettre des marchandises.

La seconde victime n’a pas pu être identifiée par les habitants, car son corps a été retrouvé décapité. Cette mutilation complique l’établissement de son identité et suscite de nombreuses interrogations sur les circonstances de sa mort.

Face à l’état avancé de décomposition des dépouilles, les autorités administratives ont ordonné leur inhumation immédiate à l’endroit même de leur découverte. Aucune information n’était encore disponible sur une éventuelle enquête ou sur l’identification formelle des victimes.

La découverte a par ailleurs mobilisé des employés de la SOSUMO, venus sur les lieux ce mercredi à la recherche d’un collègue porté disparu depuis cinq jours. Après avoir obtenu l’autorisation de déterrer les corps, ils ont cherché à savoir si l’un des défunts pouvait être leur collègue. Aucun élément ne permettant de le confirmer, ils ont de nouveau enterré les deux corps.

La rédaction a tenté de joindre l’administrateur de la commune de Makamba, Prosper Bizimana, afin d’obtenir des éclaircissements. Son téléphone sonnait, mais il n’a pas répondu aux appels. 

 

Gitega : un enseignant poignardé à mort par son épouse après une dispute conjugale

Gitega : un enseignant poignardé à mort par son épouse après une dispute conjugale

Par: Emmanuel Ndayishimiye

Un enseignant de la commune de Karusi, dans la province de Gitega, a été tué dans la nuit du 1er novembre par son épouse, qui lui a porté des coups de couteau  au cœur. Le drame serait lié à des tensions conjugales .

Le drame s’est produit sur la colline Rubuga, en zone Gitaramuka, dans la commune de Karusi. La victime, Salvator Mburuzi, enseignant à l’école fondamentale de Gasasa, était également arbitre de football au niveau communal et membre de la ligue des jeunes Imbonerakure de la zone.

Selon des témoignages recueillis auprès d’habitants, les deux époux s’étaient disputés pendant toute la journée du 1er novembre. La querelle a dégénéré au cours de la nuit, jusqu’à ce que son épouse, Josephine Ntakarutimana, le poignarde au niveau du cœur.

« Salvator Mburuzi, enseignant et l’un des responsables des Imbonerakure dans la zone de Gitaramuka, a été tué par son épouse, Josephine Ntakarutimana. Selon des témoignages, les deux époux entretenaient depuis longtemps des relations conflictuelles au sein de leur ménage », indique une source locale.

Des informations en provenance de la zone évoquent des relations conjugales déjà très dégradées. Interrogée devant l’Office de police judiciaire (OPJ) de Karusi, l’épouse a reconnu l’existence de conflits récurrents avec son mari.

 Josephine Ntakarutimana, auteure présumée du meurtre, est actuellement détenue au cachot de la police à Karusi.

 

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