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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Trente-cinq Imbonerakure arrêtés à Cibitoke pour trafic et passages clandestins des congolais

Trente-cinq Imbonerakure arrêtés à Cibitoke pour trafic et passages clandestins des congolais

Par: Dany Claire Iratwumva

Trente-cinq membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, sont détenus depuis deux semaines au commissariat de Cibitoke. Ils sont accusés de faciliter le passage clandestin de ressortissants congolais et d’être impliqués dans le commerce illégal à la frontière avec la République démocratique du Congo.

Trente-cinq Imbonerakure ont été arrêtés il y a deux semaines et placés en détention au commissariat de police de Cibitoke. Ils sont poursuivis pour leur implication présumée dans des activités de contrebande et dans le passage clandestin de ressortissants congolais par la rivière Rusizi.

Selon des sources locales, ces interpellations font suite à l’intensification des opérations de lutte contre le trafic transfrontalier. Parmi les personnes arrêtées, quinze proviennent de la colline Nyamitanga, commune Bukinanyana ; douze de la colline Rukana et huit de la colline Rusiga, commune Cibitoke.

Ils ont été surpris en pleine activité de contrebande, notamment dans le transport illégal de carburant et de pagnes. D’autres ont facilité la traversée clandestine de citoyens congolais fuyant leur pays. Les autorités locales considèrent ces actes comme une menace pour la sécurité nationale.

La traversée nocturne de la rivière Rusizi reste particulièrement risquée. Trois ressortissants congolais ont récemment perdu la vie par noyade lors d’une tentative de passage. Face à ces drames, des riverains appellent les autorités à sanctionner sévèrement ceux qui exploitent ces traversées illégales.

Le gouverneur de la province Bujumbura, le Général-major Aloys Ndayikengurukiye, avait d’ailleurs averti début janvier que toute personne surprise en train de franchir la Rusizi vers la RDC sera désormais considérée comme « ennemi de la nation ». Une mise en garde qui semble aujourd’hui se traduire par des actions concrètes sur le terrain.

Contrebande déjouée à Ngozi : 50 kilos de café saisis par la police

Contrebande déjouée à Ngozi : 50 kilos de café saisis par la police

Par: Emmanuel Ndayishimiye

La police de Ngozi a intercepté cinquante kilos de café sec dissimulés sur la colline Rukurazo, près de la frontière rwandaise. Si l’opération a permis une arrestation, des témoignages sur un possible pot-de-vin demandent désormais des éclaircissements.

Une personne a été arrêtée en possession de cinquante kilos de café sec, dissimulés sur la colline Rukurazo, zone Gatsinda, en commune Ngozi. Selon la police, ces marchandises étaient destinées à être passées clandestinement de l’autre côté de la frontière, au Rwanda.

L’opération s’est déroulée dimanche matin lors d’une fouille ciblée dans plusieurs habitations proches de la ligne frontalière. Le café, prêt à l’exportation, était soigneusement entreposé dans une maison où les agents ont également appréhendé le propriétaire des lieux. Celui-ci nie toute implication, affirmant que le café aurait été abandonné par des inconnus circulant à moto.

Une femme soupçonnée d’avoir aidé à dissimuler les sacs de café a également été interpellée. Selon plusieurs témoins, elle a ensuite été relâchée après avoir remis 300 000 francs burundais aux policiers, sans qu’aucun reçu ne lui soit délivré. Une situation qui alimente les soupçons de corruption au sein des forces de l’ordre locales.

Les habitants de la colline Rukurazo expliquent que la contrebande est devenue plus rare dans la région depuis plusieurs mois, précisant que le café saisi pourrait avoir été volé ailleurs avant d’être stocké temporairement sur place. De leur côté, les policiers de Rukurazo et de Kibindi confirment la saisie du café mais refusent de commenter les allégations liées à la somme d’argent versée.

Dans les localités riveraines de la rivière Akanyaru, plusieurs témoins évoquent une fraude bien plus organisée. Ils affirment que de petits exploitants transportent discrètement de faibles quantités, tandis que de grands commerçants parviennent à exporter du café, des haricots et d’autres produits agricoles à l’aide de faux documents  parfois, selon eux, avec la complicité silencieuse de certains policiers.

 

 

Burundi : trois meurtres en une journée dans différentes provinces

Burundi : trois meurtres en une journée dans différentes provinces

Par : Olivier Bugegene

 Des vols nocturnes inquiètent les cultivateurs de Busuma

Des vols nocturnes inquiètent les cultivateurs de Busuma

Les habitants du village de Busuma, dans la commune de Ruyigi (province  Buhumuza), alertent sur une recrudescence de vols nocturnes dans leurs champs. Ils soupçonnent les réfugiés congolais du camp voisin d’en être les auteurs et appellent le HCR ainsi que le PAM à renforcer l’assistance nécessairs pour que ces réfugiés puissent rester dans le camp.

Les paysans du village de Busuma ne dorment plus tranquilles. Leurs récoltes sont régulièrement ravagées par des voleurs qui opèrent à la nuit tombée. Manioc, patates douces, tomates et légumes disparaissent des champs, laissant derrière eux un paysage de désolation.

« Chaque matin, nous découvrons nos champs dévastés. Ils ne prennent que ce qui est mûr et laissent le reste », raconte un habitant de Busuma. Selon lui, les cultures les plus ciblées sont les patates douces et le manioc, emportés en grande quantité lors de ces incursions nocturnes.

Les villageois affirment que ces vols ont commencé peu après l’arrivée de réfugiés congolais sur la colline Busuma. Sans pointer directement du doigt l’ensemble du camp, ils estiment néanmoins que la précarité alimentaire pousserait certains à commettre ces actes.
« Ces réfugiés manquent de vivres. On dit que certains préfèrent voler plutôt que de mourir de faim », poursuit le témoin, appelant les organisations humanitaires à accroître leur aide.

Les habitants demandent au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et au Programme alimentaire mondial (PAM) de garantir un approvisionnement suffisant afin d’éviter que la faim ne pousse à de nouveaux débordements.

Cette population indique avoir saisi les autorités locales de la colline, lesquelles lui auraient assuré que des enquêtes sont en cours afin d’identifier les auteurs de ces actes de pillage.

La rédaction de la RPA a tenté, sans succès, de contacter Patrice Irakoze, chef de la zone Rusengo, afin de connaître les mesures envisagées pour mettre fin à ce phénomène.

 

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