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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les agriculteurs de Rugombo s’inquiètent du retard des pluies pour la saison A

Inquiétudes  chez les cultivateurs de la commune Rugombo en province Cibitoke. Jusqu’à présent, ils n’ont pas encore de pluies pour démarrer avec les cultures de la saison culturale A.

Les agriculteurs de la commune Rugombo sont très inquiets  car  jusqu’à présent leur province Cibitoke manque de pluies. Avec le mois d’octobre les années précédentes,  ils  auraient déjà semé le haricot, le maïs de même que d’autres cultures de première nécessité. Ce qui n’est pas le cas pour cette saison  culturale. Notre source est un  agriculteur de la province Cibitoke qui témoigne ainsi: « Le problème c’est la pluie. Comment pouvons-nous arrêter de s’inquiéter alors qu’il n’y a pas de  pluie. Nous  étions préparés  à semer le haricot et le maïs avec ce mois d’Octobre. Mais, ce n’est plus possible. Personne n’a encore semé quoi que ce soit.  Le sol est sec  car il ne pleut pas ».

Actuellement, ces cultivateurs craignent  la famine car  même la source d’eau qui irriguait  les champs de riz qui les aidaient durant cette saison a été bloquée. « Les cultivateurs  sont préoccupés. Leurs greniers sont vides. Et en plus, la source d’eau qu’ils utilisaient pour irriguer les champs de riz a été bloquée. C’est vraiment inquiétant. Les riziculteurs avaient suspendu le travail dans leur champ pendant un mois. Donc, tout cela montre que  nous risquons encore une période de  famine », s’inquiète notre source.

Nos sources dans la province Cibitoke font savoir que certains cultivateurs  avaient déjà semé et qu’ils sont dans la désolation car  leurs semences n’ont pas poussé par manque de pluies.   

 

Paradoxalement, l’Institut  Géographique du Burundi, IGEBU,   demande   aux agriculteurs de débuter le semis de la saison culturale  A puisque les pluviométries sont  déjà suffisantes pour le moment.  Dans une conférence de presse animée ce dimanche,  Augustin Ngenzirabona , directeur de l’ IGEBU reconnait toutefois  que cette saison commence un peu tardivement suite aux changements  climatiques.

Les aléas climatiques à l’origine de la mauvaise production du riz à Gitega

Le prix du riz risque d’être revu à la hausse en province Gitega. La raison serait la mauvaise récolte de cette saison culturale suite aux fortes pluies qui se sont abattues dans cette région.

Les agriculteurs n’apprécient pas la fixation des prix par Gitega.

Les agriculteurs de différents coins du pays s’insurgent contre la fixation des prix de certaines denrées alimentaire par le gouvernement sans être consultés. Ils demandent plutôt au gouvernement de revoir à la baisse le prix de l’engrais chimique car ce dernier fait partie des intrants qui coûtent chers.

Certains cultivateurs de haricots et de pomme de terre affirment que le gouvernement n’a pas pensé à eux qui  dépensent énormément pour avoir de l’engrais chimique selon ce témoignage. « Nous enregistrons un  manque à gagner car le gouvernement à fixer les prix des vivres sans toutefois fixer en parallèle  les prix des engrais chimiques. Si nous comparons le prix d’engrais chimique et les ouvriers que nous engageons pour cultiver dans les champs que nous louons, cela nous  fait  une perte énorme. Dans les villages, nous vendons un kilogramme  de grains de maïs à 1000 francs burundais. Mais, le gouvernement l’a fixé à 600 francs burundais  par kilogramme. C’est injuste ».  

Les cultivateurs du riz, quant à eux, disent qu’ils conservaient leur récolte pour la vendre durant  la période de carence. Ils ajoutent qu’ils ont été surpris par la décision gouvernementale de fixer les nouveaux prix du riz. Ils disent qu’ils travaillent en perdant. « En tant que cultivateurs de riz, nous obtenons par location un petit champ et nous achetons l’engrais chimique et les semences. Quand nous récoltons le riz, nous préférons le conserver pour le vendre dans une  période de pénurie. Vous comprenez qu’actuellement  n’est pas le cas car, avec la nouvelle fixation de prix de riz  on se retrouve dans une situation de perte. Ils ont fixé le prix du riz alors que nous avons cultivé le riz dans les champs après y avoir mis l’engrais chimique qui coûte cher. Nous enregistrons un manque à gagner », indique un cultivateur.

Ces agriculteurs disent que le gouvernement devrait les consulter avant de fixer les prix des vivres. « Si nous regardons la façon dont le gouvernement s’est mêlé dans l’agriculture en fixant des prix sans nous consulter et au regard de  l’argent que nous dépensons en payant nos ouvriers, nous constatons que nous travaillons en perdant », se plaint- t- il.

Ces agriculteurs réclament une réunion avec les instances concernées du ministère de l’agriculture et de l’élevage pour trouver une solution ensemble.

De l’éleveur passionné à l’éleveur professionnel

Agriculteur, éleveur et activiste des droits de l’homme, Anschaire Nikoyagize est une référence auprès de ses collègues réfugiés burundais en Ouganda. Parti de rien, il fait aujourd’hui partie de grands éleveurs avec à son compte plus de mille porcs, chèvres, lapins et poules. Content de son parcours, ce chef de famille est déterminé à venir en aide à ses frères burundais en leur partageant ses connaissances et financiers.

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