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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Pluies diluviennes à Kiremba : des vies perdues et des familles sans abri

Pluies diluviennes à Kiremba : des vies perdues et des familles sans abri

Treize familles de la commune de Kiremba, dans la province Butanyerera, se retrouvent sans abri après des pluies diluviennes survenues début janvier. Cultures détruites, ponts emportés, pertes humaines : la localité de Bugina vit une situation d’urgence humanitaire.

Les violentes précipitations qui se sont abattues sur la commune de Kiremba, en province de Butanyerera, du 7 au 8 janvier, ont fait d’importants dégâts matériels et humains. Treize familles de la zone de Bugina ont vu leurs habitations entièrement détruites, et trois enfants ont tragiquement perdu la vie dans l’effondrement de leurs maisons.

Selon Léonce Ngendakumana, chef de la zone de Bugina, plus de 150 hectares de champs vivriers ont été dévastés par ces intempéries. Cinquante-quatre familles se retrouvent désormais sans moyens de subsistance, leurs cultures ayant été emportées par les inondations. Les habitants parlent d’une situation de détresse, aggravée par la destruction de quatre ponts reliant leurs villages aux marchés et aux écoles.

Le 12 janvier, une délégation composée de représentants de World Vision et des autorités provinciales s’est rendue sur les lieux pour évaluer l’ampleur des dégâts et envisager une aide humanitaire. Cependant, aucune mesure d’urgence concrète n’a encore été mise en œuvre, accentuant le désarroi des sinistrés.

La zone touchée ne se limite pas à Kiremba. Dans les communes voisines de Busoni, Kirundo et Ngozi, les mêmes pluies ont ravagé plus de 300 hectares de rizières. Dans plusieurs vallées, les riziculteurs tentent de replanter leurs jeunes plants, emportés par les eaux.

Les habitants de Bugina et des localités environnantes lancent un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires afin d’obtenir une aide immédiate en vivres et en abris.

 


Situation humanitaire critique au camp de réfugiés congolais de Busuma

Par : Rédaction

Nakivale : détresse silencieuse des albinos privés d’aide et de protection

Nakivale : détresse silencieuse des albinos privés d’aide et de protection

Au camp de réfugiés de Nakivale, en Ouganda, les personnes albinos vivent un véritable cauchemar depuis la réduction de l’aide du Programme alimentaire mondial. Entre faim, absence de protection solaire et enlèvements restés sans réponse, ces familles déjà très vulnérables se sentent plus que jamais livrées à elles‑mêmes.

Depuis avril 2025, date à laquelle le Programme alimentaire mondial (PAM) a drastiquement réduit l’assistance qu’il apportait aux réfugiés des camps, les albinos de Nakivale ont vu leurs conditions de vie se dégrader brutalement. Sur les 32 familles albinos installées dans ce camp ougandais, seules 5 reçoivent encore 50% de l’aide alimentaire dont elles bénéficiaient auparavant, les autres ayant tout simplement été rayées des listes de distribution.

À la faim s’ajoute une autre menace, tout aussi grave pour les albinos : l’absence quasi totale de protection contre le soleil. Crème solaire, parapluies, chapeaux, lunettes, savon… tous ces produits pourtant indispensables à leur survie leur sont désormais inaccessibles, faute de moyens. « La vie des albinos à Nakivale est très difficile car le soleil nous est nocif. Nous n'avons pas les moyens d'acheter de la crème solaire, des parapluies, du savon, des chapeaux ou des lunettes de soleil. Le soleil est vraiment dangereux pour nous. Nous ne pouvons pas sortir comme les autres car nous avons peur du soleil et des malfaiteurs », témoigne l’un d’eux.

À Nakivale, la peur ne vient pas seulement du soleil. La sécurité des albinos est devenue un sujet majeur d’inquiétude depuis que certains d’entre eux ont été victimes d’enlèvements et de disparitions forcées. Un réfugié albinos rencontré dans le camp raconte le cas d’un des leurs, enlevé au début de l’année dernière, dont plus personne n’a de nouvelles. « Nous avons peur car l'un d'entre nous a disparu en février dernier, et à ce jour, nous ignorons où il se trouve. Nous implorons les bienfaiteurs au cœur compatissant d'entendre nos larmes et nos cris », confie‑t‑il.

Face à cette accumulation de dangers – faim, maladie, insécurité –, les albinos du camp de Nakivale lancent un cri d’alarme. Ils s’adressent particulièrement à l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), qui les avait soutenus en 2018, afin qu’elle revienne à leurs côtés.

 

 

 

 

 

 

Tanzanie : les maisons des réfugiés burundais de la zone 12 du camp de Nyarugusu ont été détruites

Par : Innocent Valentin Singirankabo

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