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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le charbon devient un luxe pour les habitants de Muramvya

Le charbon devient un luxe pour les habitants de Muramvya

Par: Digne Karondo

En moins de deux mois, le prix d’un sac de charbon de bois a grimpé de près de 20 000 francs dans la commune de Muramvya, province de Gitega. Une hausse qui pèse lourdement sur les foyers, déjà durement touchés par la vie chère, et pousse les habitants à réclamer une action urgente des autorités.

Les habitants de la commune de Muramvya vivent depuis plusieurs semaines une flambée sans précédent du prix du charbon de bois, principale source d’énergie domestique. En l’espace de deux mois, le coût d’un sac est passé de 40 000 à plus de 65 000 francs burundais, une hausse vertigineuse d’environ 20 000 francs qui fragilise davantage les ménages.

« La vie devient extrêmement difficile dans la province de Muramvya. Ces derniers jours, la situation est vraiment alarmante », confie un habitant joint sur place. « Imaginez seulement : un sac de charbon, souvent mal rempli, coûtait entre 40 000 et 45 000 francs. Aujourd’hui, il faut débourser entre 65 000 et 70 000 francs. »

Pour les familles qui ne peuvent pas acheter un sac entier, la dépense quotidienne reste tout aussi lourde. Le charbon vendu au détail revient cher : « Impossible de cuisiner pour moins de 3 000 francs par jour. Et pour des aliments comme les haricots ou le maïs, qui demandent plus de temps de cuisson, on monte vite à 4 000 ou 5 000 francs », explique une autre habitante.

Les causes exactes de cette flambée ne sont pas clairement établies, mais plusieurs facteurs sont avancés : la raréfaction du bois, l’augmentation du coût du transport, ou encore la forte demande en période sèche. Pendant ce temps, les ménages tirent la sonnette d’alarme et appellent le gouvernement à intervenir.

« L’État devrait étudier sérieusement les raisons de cette hausse et agir concrètement, soit pour réduire les prix, soit en augmentant les salaires. C’est le seul moyen de retrouver un certain équilibre », plaide un habitant.

Face à cette crise énergétique qui touche de plus en plus de provinces, la population espère des mesures urgentes pour soulager le budget des familles et éviter que le charbon, indispensable à la cuisson quotidienne, ne devienne un luxe inaccessible.

 

 Bujumbura: La flambée des prix du charbon étouffe les ménages

Bujumbura: La flambée des prix du charbon étouffe les ménages

Par: Walter Kwizera

À Bujumbura, la pénurie de charbon de bois s’aggrave et les prix s’envolent. Dans plusieurs quartiers, un demi-sac se vend désormais entre 90 000 et 120 000 francs burundais. Les habitants, déjà fragilisés par la vie chère, tirent la sonnette d’alarme et appellent le gouvernement à agir.

La crise du charbon de bois bat son plein dans la capitale économique du Burundi. À Kamenge, Nyakabiga et dans d’autres quartiers de Bujumbura, les habitants peinent à trouver du charbon à un prix abordable. Certains témoignent devoir dépenser jusqu’à 4 000 francs burundais rien que pour préparer un seul repas.

« Actuellement, en détail, le charbon se vend à 3 000 francs au minimum. Mais si tu veux cuisiner pour toute la famille, tu dois prévoir au moins 4 000 francs juste pour le charbon », raconte un habitant de Kamenge.

La hausse est encore plus flagrante pour les achats en demi-sac. Là où le prix tournait autour de 70 000 francs il y a quelques semaines, il oscille désormais entre 90 000 et 120 000 francs selon les quartiers.
« Un demi-sac coûtait 70 000 francs, aujourd’hui c’est 90 000, voire 110 000 à Nyakabiga. On nous dit que c’est à cause de la pénurie de carburant, mais nous, on ne peut plus suivre », déplore un autre citoyen.

Cette flambée des prix s’explique, selon les revendeurs, par la rareté du carburant qui complique le transport du charbon depuis l’intérieur du pays. Mais pour les ménages, l’explication ne suffit pas. Ils exigent une intervention rapide des autorités pour rétablir l’approvisionnement et faire baisser les prix.

Nos sources à Bujumbura continuent de signaler que, si rien n'est fait pour assurer la disponibilité du carburant, le prix du charbon, comme celui d'autres matières premières, pourrait continuer d'augmenter, alors que de nombreux citoyens affirment ne pas pouvoir se permettre de l'acheter.

La soif et la peur du choléra gagnent Rugombo

La soif et la peur du choléra gagnent Rugombo

Par: Walter Kwizera

La pénurie d’eau potable dans la zone de Rugombo, commune de Cibitoke, est devenue si critique que les habitants redoutent désormais une nouvelle flambée du choléra. Depuis plusieurs jours, les robinets sont à sec, poussant des familles entières à s’approvisionner dans les rivières avoisinantes, malgré les risques sanitaires.

« Nous n’avons plus d’eau courante depuis six jours. Les gens sont inquiets, car nous n’avons plus accès à l’eau potable. Pour en trouver, il faut aller jusqu’à la commune de Mugina, où un seau coûte cinq cents francs », raconte un habitant, visiblement désabusé.

Dans les rues de Rugombo, le décor est saisissant : des files de personnes munies de bidons et de seaux parcourent des kilomètres, à la recherche du moindre point d’eau. Ceux qui en ont les moyens s’approvisionnent dans la commune Mugina. La plupart, souligne notre source,  reviennent avec de l’eau de la rivière Nyakagunda, décrite comme trouble et contaminée par ceux qui la consomment.

« Ces jours-ci, tout le monde cherche désespérément de l’eau. Beaucoup se rabattent sur la rivière, même en sachant qu’elle est sale. Si rien n’est fait, le choléra reviendra inévitablement », prévient un autre résident.

Face à cette situation alarmante, les habitants supplient la REGIDESO d’agir d’urgence pour rétablir la distribution d’eau potable. Contactée par la RPA, la société n’a pas encore réagi à ces plaintes.

 

Gitega : les habitants alertent sur une grave pénurie d’eau potable

Gitega : les habitants alertent sur une grave pénurie d’eau potable

Par: Janvier Nininahazwe

Des maladies intestinales se multiplient et les écoles à régime d’internat peinent à fonctionner normalement à cause du manque d’eau potable dans la ville de Gitega. Les habitants dénoncent une situation qui dure parfois plus d’une semaine, les obligeant à se rabattre sur des sources d’eau insalubres.

La pénurie d’eau potable dans la capitale politique du Burundi prend des proportions inquiétantes. À Gitega, les habitants affirment qu’il leur arrive de passer plusieurs jours, voire une semaine entière, sans une goutte d’eau au robinet. Une situation qui les pousse à puiser dans les marais et autres sources contaminées, au risque de graves conséquences sanitaires.

« Tous les robinets sont à sec et les marais de la ville et des environs connaissent une grande affluence. Comme les élèves sont nombreux, certains vont puiser dans les canalisations d’eau usée. Ces conduites traversent les ménages et dégagent une mauvaise odeur, car elles recueillent aussi les eaux des latrines », raconte un habitant interrogé par la RPA. « Résultat : de plus en plus de maladies de mains sales, comme les vers intestinaux et les diarrhées. »

Les établissements scolaires ne sont pas épargnés par cette crise. Dans les lycées et les internats, l’absence d’eau perturbe le bon déroulement des cours. « Les élèves ne peuvent plus se laver ni laver leurs uniformes. Certains quittent les classes pour aller chercher de l’eau dans les marais, même pendant la période des examens », déplore un autre citoyen.

Les habitants de Gitega lancent un appel pressant à la REGIDESO pour qu’elle trouve une solution rapide à cette pénurie chronique avant qu’une crise sanitaire plus grave ne se déclare.

 

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