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 Burundi : La santé et la dignité des femmes menacées suite aux inondations

Burundi : La santé et la dignité des femmes menacées suite aux inondations

Les femmes et les filles sont les plus touchées par les inondations des eaux du Lac Tanganyika, selon l'enquête menée par l'organisation CARE International Burundi publiée ce jeudi 11 juillet 2024.  Cette organisation montre que la santé des femmes et des filles est très menacée suite à la pauvreté et aux mauvaises conditions de vie dans les endroits où les victimes des inondations ont été rassemblées.

Une récente analyse rapide de genre (RGA) menée entre les mois de mars et avril 2024 par CARE International Burundi révèle que même si les femmes et les filles continuent de subir les ravages causés par les inondations au Burundi, elles sont également confrontées à des défis supplémentaires concernant leur santé et leur dignité.

L’agriculture, la pêche ainsi que d’autres activités qui faisaient vivre les familles ne sont plus praticables suite aux inondations des eaux du Lac Tanganyika et plus 239 000 personnes ont été déplacées, « une situation qui a empiré la pauvreté dans les familles qui étaient déjà pauvres, car le peu de choses que ces familles possédaient a été emporté par les eaux ». Ainsi, les femmes et les filles manquent de serviettes hygiéniques pendant leur période de menstruations, selon l’organisation CARE International Burundi. 

Aussi, les toilettes sont détruites et les habitants se soulagent dans l’eau,  « ce qui souille l’eau que les femmes et les filles utilisent pour cuisiner, laver les ustensiles et se laver, ce qui les expose à un risque élevé de maladies. »

Le manque d’eau potable et de structure sanitaire près de l’endroit où les victimes d’inondations ont été rassemblées, font que les femmes et les filles parcourent de longs trajets pour aller chercher de l’eau et « par conséquent, elles font faces à des problèmes de sécurité, car elles peuvent rencontrer des animaux sauvages, des voleurs ou encore d’autres malfaiteurs », indique cette organisation.

A cet effet, l’organisation CARE International Burundi souligne que les victimes d’inondations ont besoin d’aides d’urgence, à savoir les tentes ou les couvertures, les aliments, les ustensiles de cuisine, les vêtements, de l’eau potable, des services de santé, sans oublier de leur construire des toilettes afin de prévenir les épidémies.

  

Kinama : Presque deux mois sans eau potable à Carama

Kinama : Presque deux mois sans eau potable à Carama

Bientôt deux mois que le quartier urbain de Carama n’est pas  servi en eau potable. Les habitants de ce quartier de la zone Kinama, commune Ntahangwa (Mairie de Bujumbura) sont inquiétés par cette situation qui dure. Ils ont peur d’attraper des maladies liées aux mains sales et demandent que ce problème soit résolu.

Depuis le 05 du mois dernier de mai, aucune goutte d’eau ne coule des robinets du quartier Carama. Ignorant les raisons de cette pénurie qui dure déjà presque deux mois, la population de Carama est préoccupée, car elle court le risque d’attraper des maladies de manque d’hygiène.

« Nous peinons beaucoup pour trouver de l’eau à utiliser. Il y a une société appelée ‘’Amazi Water’’ qui a installé une source d’eau. La source aussi commence à tarir, on n’y trouve pas l’eau tous les jours. Et comme c’est la seule source qui nous reste, la file est très longue et tu peux y aller à 1 h du matin pour rentrer à 6h du matin avec juste un bidon de 20 litres. » Explique un habitant de Carama.

Pour avoir l’eau sans aller sur cette source de ‘’Amazi Water’’, certains habitants de Carama en achètent chez ceux qui s'en approvisionnent dans d’autres localités.  Un bidon de 20 litres est vendu à plus de 500 francs burundais. Ajouter cette dépense aux autres, cette population craint de ne pas tenir longtemps.  « Si on achète l'eau chez ceux qui vont la puiser ailleurs, un bidon de 20 litres s'achète à 500 francs burundais ou plus. La situation financière est déjà critique. Le déplacement est difficile faute de carburant, se nourrir aussi suite à la flambée des prix. Qu'allons-nous devenir ? »

Ces habitants du quartier Carama, zone Kinama en mairie de Bujumbura, demandent aux organes habilités de trouver une solution à ce problème de manque d'eau potable avant qu'ils n'attrapent des maladies liées aux mains sales. Ils disent avoir saisi leur administration, mais celle-ci leur a répondu ignorer la cause de cette pénurie d’eau.

Cibitoke : Cinq mois sans eau potable à Gasenyi

Cibitoke : Cinq mois sans eau potable à Gasenyi

La colline Gasenyi de la commune Buganda, province Cibitoke n’est pas, dans sa grande partie, alimentée en eau potable depuis plusieurs mois. Durant toute cette période, les habitants de cette colline sont obligés d’aller chercher l’eau dans des localités éloignées. Ils disent avoir saisi l’administration, mais le problème reste non résolu.

Cette pénurie d’eau potable à commencer à s’observer à Gasenyi au mois de février de cette année, mais seule une partie n’était pas alimentée. Depuis les mois de mars et avril, d’autres localités de la colline Gasenyi ne sont plus alimentées. Durant tous ces mois, aucune goutte d’eau ne coule des robinets publics.

Pour avoir de l’eau à utiliser, les habitants de Gasenyi doivent se rendre dans des localités lointaines, et ils doivent se réveiller au petit matin. « Nous sommes obligés de nous réveiller à trois heures du matin, voire deux heures, et quelques fois certains passent toute la nuit à la recherche de l’eau potable. » Explique un habitant de Gasenyi.

Les habitants de Gasenyi ignorent jusque-là le problème qui serait à l’origine de cette pénurie d’eau, surtout que, disent-ils, ceux qui ont des robinets chez eux ne manquent pas d’eau.

Les habitants de Gasenyi sont totalement découragés, car ils ont soumis ce problème de manque d’eau auprès des autorités locales, mais rien n’est encore fait. Et ils craignent d’être contaminés par des maladies de manque d’hygiène comme le problème perdure.

Nous n’avons pas pu recueillir les réactions de Pamphile Hazimana, l’administrateur de la commune Buganda et des représentants de la REGIDESO dans cette localité.

Ngozi: Un mois sans eau potable au centre de la province

Ngozi: Un mois sans eau potable au centre de la province

La ville de Ngozi n’est pas alimentée en eau potable depuis plus d'un mois. Les habitants utilisent pour le moment l'eau impropre des marais et ceux qui s'en approvisionnent dans des localités lointaines dépensent beaucoup de moyens.

Les habitants de différents quartiers dans la ville de Ngozi éprouvent d'énormes difficultés pour avoir de l'eau depuis plus d'un mois. Même ceux qui avaient la chance d'en avoir quelques fois, leurs robinets sont aujourd'hui à sec. Pourtant, les administratifs ne cessent de les tranquilliser que le problème sera bientôt résolu.

Selon les informations recueillies auprès des habitants de la ville de Ngozi (nord du pays), l'eau qu'ils utilisent pour le moment est puisée dans la vallée de Budahangarwa et Kimanga. D'autres utilisent l'eau de la rivière Nkaka et dépensent beaucoup d'argent pour le transport, témoignage cet  habitant de la ville de Ngozi.  « Ça fait plus d’un mois que nous n’avons pas d’eau ici dans la ville de Ngozi. Pour avoir de l’eau à utiliser, certains doivent en acheter et un bidon de 20 litres nous coûte entre  1500 et 2000 francs burundais. C’est un problème généralisé, les hôpitaux, les restaurants, même à la prison centrale la situation est pareille, ils ne sont pas non plus alimentés en eau potable. »

Les habitants qui ont des latrines à siège ont arrêté de les utiliser suite à cette pénurie d'eau. Les mêmes habitants indiquent que si rien n’est fait et que la situation perdure, ils risquent d'attraper les maladies des mains sales. « Personne n'utilise pour le moment les toilettes à siège. Ils ont creusé des latrines traditionnelles. Il se dégage des odeurs nauséabondes partout et les mouches pillulent un peu partout. Il y a risque d'attraper les maladies des mains sales. »

Nous n’avons pas pu avoir la réaction des responsables de la Regideso dans la région Nord du pays.

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