Par: Digne Karondo
Alors que les convois de rapatriement depuis la Tanzanie se poursuivent, plusieurs Burundais de retour au pays dénoncent l’absence d’assistance alimentaire pourtant promise à leur arrivée. Ils affirment n’avoir reçu ni vivres ni soutien financier, contrairement aux engagements annoncés par les autorités et les organisations partenaires.
Les Burundais qui rentrent d’exil en Tanzanie affirment ne pas recevoir l’aide humanitaire promise lors de leur arrivée. Plusieurs d’entre eux assurent qu’aucune distribution de vivres n’a lieu dans les sites d’accueil, contrairement aux pratiques habituelles.
Selon leurs témoignages, les rapatriés se voient simplement garantir une aide financière censée leur parvenir une fois installés dans leurs communautés d’origine. Une promesse qui, selon plusieurs sources, reste souvent sans suite.
Un rapatrié raconte à ce sujet : « À notre arrivée, des employés des Nations unies et d’autres responsables nous ont souhaité la bienvenue. Ils ont promis une aide alimentaire couvrant trois mois ainsi qu’un appui financier. Ensuite, après les discours, tout le monde est reparti. Les responsables restés sur place nous ont dit qu’il n’y avait plus rien dans les entrepôts. »
Ce témoin poursuit : « On nous a promis que l’argent serait versé plus tard sur nos téléphones. Mais certains, comme mon beau-frère revenu depuis un mois, n’ont toujours rien reçu. Une fois rentrés chez soi, il devient presque impossible de retrouver les responsables pour réclamer quoi que ce soit. »
Suite à ces plaintes récurrentes, la rédaction de la Radio Publique Africaine a tenté de joindre le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi afin d’obtenir des explications. Jusqu’ici, aucune réponse n’a été fournie aux multiples messages laissés par la rédaction.

