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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les habitants du quartier Gatunguru réclament à la Regideso de leur servir en eau potable.

Les habitants du quartier Gatunguru de la zone Rubirizi en commune Mutumbuzi de la province Bujumbura demandent que leur quartier soit aussi alimenté  en potable par la REGIDESO comme  ce sera le cas pour leurs quartiers voisins. Les habitants de ce quartier indiquent que l’Hydraulique n’est plus à mesure de leur servir en eau.

Les  quartiers voisins  du quartier Gatunguru qui seront alimentés en eau par la Regideso sont Carama 1et 2, Gahahe et Somalie. Les habitants de Gatunguru demandent  d’être  également servi par la Regideso car ils ont les mêmes  problèmes que leurs voisins. L’Hydraulique  ne  leur donne plus de l’eau depuis une longue période comme le témoigne un habitant dudit quartier.  « Nous voulons l’adduction faite par la Regideso. Premièrement, le compteur de la Regideso est moins cher et coûte deux cent cinquante milles. En plus, l’eau coule   à tout moment.  Mais,  le compteur de l’Hydraulique coûte neuf cent milles. Si tu ajoutes les accessoires,  ça te coûte un million  et on te donne de l’eau une fois ou deux fois par mois.  Nous demandons de ne pas être oublié  puisque Gahahe et une partie de Carama étaient alimentés avant  par l’Hydraulique. Qu’on nous donne, nous aussi, l’eau de la Regideso.  Nous ne comprenons pas pourquoi nous devons  continuer d’être avec  l’Hydrolique alors qu’ils ne font que voler notre argent ».        

Les habitants du quartier Gatunguru font savoir qu’ils ont appris que l’Hydraulique serait en train de demander que leur quartier ne soit pas  servi par la Regideso pour ne pas perdre tous les clients. Les habitants de Gatunguru  s’insurgent contre  cette attitude car, selon eux,  ce service n’est plus capable de leur donner de l’eau. « Nous avons entendu que la Regideso aurait voulu  nous ajouter sur la liste des autres quartiers. Mais, l’Hydraulique aurait négocié   pour  garder notre quartier. Non, nous nous insurgions contre cette attitude des responsables de  l’Hydraulique. Moi aussi, je suis client de ce service  mais nous avons eu de l’eau une seule fois dans un mois. Comment allons-nous vivre ? Nous avons leurs compteurs. Mais, ça  n’empêche que nous allons puiser l’eau sale des puits. Nos enfants souffrent déjà des maladies de la peau. Parfois, on manque même cette eau  des puits », a- t- il ajouté.

A ce propos, la rédaction n’a pas pu joindre les  responsables de la Regideso  et de l’Hydraulique.

Le non- respect des prix officiels des produits Brarudi en commune Mugwi.

Les  habitants de la commune Mugwi, province Cibitoke  dénoncent la fixation anarchique des prix des produits  Brarudi par les commerçants. Ils demandent aux administratifs de  garantir le respect des prix officiels  comme c’est le cas dans d’autres communes de cette province Cibitoke.

La somme d’argent  variant entre  deux cent et 600 franc burundais   est le montant   que les commerçants  ajoutent  sur les prix officiels  des  produits de la BRARUDI  en commune MUGWI.  Ce qui étonne les habitants de cette localité qui soulignent que leur commune n’a aucun bar haut standing  qui appliquent des tarifs  élevés. « Nous achetons l’Amstel à 2500 ou 2700 francs burundais  alors que son prix officiel  est 2000 franc burundais.  La Primus coûte 1900 francs  burundais  alors que son prix officiel est 1500. La petite Amstel coûte 1700 alors qu’on devrait l’acheter à 1500. La petite Primus coûte 1300 au lieu de 1000 francs.  Pourtant en commune Mugwi, il n’y a pas de bars  VIP », dénonce un habitant.    

Ces habitants de la commune Mugwi  dénoncent aussi l’inertie de l’administration. Elle n’intervient pas pour faire respecter les prix  officiels et sanctionner les commerçants  qui fixent les prix comme ils le veulent alors qu’ils s’approvisionnent au prix officiel. « Les autres administrateurs régulent les prix de ces boissons. Si celui qui a gagné  le marché de  la brasserie n’est pas  à mesure  de faire son travail, qu’il laisse et que ce travail soit  fait par les autres. Ça dépasse l’entendement. L’administrateur, s’il a des intérêts dans ce commerce,  il peut trouver un autre moyen de le faire. Mais, il doit d’abord défendre les intérêts de ses administrés. Nous savons très bien que dans les autres communes, les commerçants qui ne respectent pas les prix sont sanctionnés. C’est pour cela que le BRARUDI fixe ces prix  comme cela est fait pour la bière de banane », déplore un habitant.        

Contacté,  Melchiade  Nzokizwanayo,  administrateur de la commune MURWI a refusé de répondre aux questions de la Rpa.

Célébration de la journée mondiale de la femme rurale.

Le 15 octobre de chaque année, le monde célèbre la journée  mondiale de la femme rurale. Au Burundi,  la femme rurale, pilier de la famille,  travaille toujours sans relâche  pour la survie de la famille. Manquant pour la plupart  d’aide dans  ces travaux, la femme rurale  n’a pratiquement pas  de repos. Entretien avec une des femmes rurales qui  décrit sa journée.

La vie quotidienne des femmes rurales n'est pas une chose aisée. Une d’entre elles,  habitante de la province de Ruyigi et à laquelle nous avons attribué le pseudonyme de Capitoline fait savoir qu’elle exerce sans répit des activités agricoles depuis le levée du soleil jusqu’à la tombée de la nuit tout en assumant parallèlement d’autres activités. « Je me lève très tôt le matin et je prépare de la nourriture pour les enfants avant qu’ils se rendent à l’école. Après leur départ, je vais à la fontaine pour puiser de l’eau. A 7 heures, je prends ma houe et j’amène mes chèvres pour les faire brouter. Je  cultive le champ toute la journée avec mon enfant sur le dos », a- t- elle déclaré.   

Capitoline dit également que sans soutien sa vie  est de plus en plus pénible. Elle indique que cette situation constitue un des facteurs entrainant la vieillesse chez la femme cultivatrice plus que chez les femmes des autres catégories. « Nous ne pouvons rien dire à nos maris ni même savoir ce qu’ils font pendant la journée. Nous souhaiterions vivre comme les autres femmes urbaines qui ont des employés qui leur donnent de l’aide. Nous ne recevons aucune aide dans ces activités qui ne cessent d’augmenter. Nous allons dormir vers 23 heures à bout du souffle. C’est pour cela que la plupart des fois on vieillit très  rapidement », déplore- t- elle.

 Selon les statistiques publiées par   Population Data  en 2020, 75%  de la population burundaise est rurale et la grande majorité est  constitué de femmes.

La galère des filles du camp de réfugiés de Nduta en Tanzanie

La fille fait face à beaucoup de difficultés au camp des réfugiés burundais de Nduta en Tanzanie. En plus de la pauvreté, les filles de ce camp abandonnent l’école et sont contraintes à des mariages précoces. Des mariages qui ne font même pas long feu.

Le manque de l’essentiel pour  une jeune fille dans sa vie quotidienne est la premiѐre cause qui fait que la vie des jeunes filles au camp de Nduta devient de plus en plus compliquée. En conséquence, tout cela ne fait que conduire ces filles dans de mauvais comportements y compris le vagabondage sexuel pour voir si elles peuvent subvenir à leurs besoins. Et au bout du compte, les conséquences sont multiples comme l’une d’elles témoigne. « Il y a de  sérieux problèmes. Vous savez tout ce qu’une fille a besoin dans sa vie. Elle a besoin d’avoir des produits  cosmétiques  pour son corps : le savon, les lingettes et autres. Ainsi,  elle ne peut pas trouver tout ça seule. D’où la nécessité de trouver quelqu’un à qui elle peut demander ça. Et  cet homme  qui accepte d’aider cette fille ne va pas le faire gratuitement. Il va demander de coucher avec elle. Par la suite,  elle va avoir de grossesse non désirée, les maladies sexuellement transmissibles et autres. Donc,  elles ont une mauvaise vie vraiment ».     

Suite à cette misère, la plupart de ces jeunes filles au camp de Nduta se marrie précocement.  Malheureusement,  ces mariages ne durent pas. Le pire, ce sont leurs propres professeurs qui sont à l’origine de ces problèmes en leur trompant de coucher avec eux. « Personne ne peut dire que se marier rend la vie facile à ces filles car quelque chose qui te pousse à abandonner l’école c’est quelque chose qui vient pour te priver de tes droits. En plus, il y a celles qui se marient juste pour quelque jours. Par la suite,  elles finissent par retourner chez  leurs parents. Vous comprenez bien que dans leurs  foyers les choses n’étaient pas bien. Quant aux  professeurs, il y a parmi eux ceux qui trompent ces filles pour avoir de rapport sexuels. Parfois, ces enseignants sont punis une fois attrapés. Mais,  ce n’est pas tous  les jours car il y a des fois où ces professeurs menacent ces enfants pour qu’ils restent silencieux », témoigne une fille du camp.  

De plus, certaines filles du camp de Nduta sont violées au moment où elles vont à la cherche du  bois de chauffage. « Ici à Nduta,  les filles font face à beaucoup de  problèmes différents à cause de la vie que nous vivons ici. Il y a celles qui sortent du camp pour chercher le bois de chauffage. Certaines sont violées et tombent enceintes et ont  des grossesses non désirées et d’autres attrapent des maladies sexuellement transmissibles », poursuit- elle.

La plupart des filles du camp de Nduta ont abandonné l’école à cause de la vie difficile. Elles demandent à tout bienfaiteur de leur venir en aide.

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