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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 Rumonge : Les inondations forcent des centaines de familles  à quitter leur foyer

Rumonge : Les inondations forcent des centaines de familles à quitter leur foyer

Les changements climatiques continuent de mettre en péril la vie des habitants de diverses localités à travers le pays. Au chef-lieu de la commune Rumonge de la province  Rumonge, plusieurs familles ont déjà été contraintes de partir en raison des inondations provoquées par la montée des eaux du lac Tanganyika et celles de la rivière Murembwe. Les victimes de ces catastrophes naturelles expriment leur désarroi face à l'impossibilité de cultiver leurs champs, également submergés.

Le quartier Kanyenkoko de la commune Rumonge, est parmi les localités les plus menacées par ces inondations. Des centaines de familles ont déjà fui la montée des eaux. « La rivière Murembwe  se déverse  dans le lac Tanganyika et avec la montée des eaux de ce Lac, les eaux de la rivière Murembwe inondent des quartiers de la commune Rumonge, surtout le quartier Kanyenkoko. Des maisons ont été détruites, plusieurs familles ont fui, certaines sont hébergées à l'hôpital de Rumonge, d'autres ont été placées à Mutambara, et ceux qui ont loué des maisons se comptent par centaines », explique une source locale.

D'après les mêmes sources, les cultures sont également  menacées par ces inondations. « La situation est très difficile, les dégâts sont considérables, des champs situés le long de la rivière Murembwe sont totalement submergés. Les cultures de riz, de manioc, de bananes ainsi que les patates douces, qui étaient très productives, sont toutes noyées sous les eaux. À cause de l'ampleur des inondations, les palmeraies le long de la rivière commencent à se dessécher », déplore notre source.

Le port situé dans cette province du sud du pays est aussi menacé par ces inondations ; le lieu de déchargement des marchandises  sur ce port change constamment, précisent nos sources.

Bujumbura Mairie : Des fissures menacent la vie des habitants de Mugoboka 2

Bujumbura Mairie : Des fissures menacent la vie des habitants de Mugoboka 2

Les habitants de la localité de Mugoboka 2, située dans la zone Rohero de la commune urbaine de Mukaza alertent sur le danger imminent que représentent des fissures pour leurs habitations. Ces fissures ont déjà causé des décès et contraint de nombreux ménages à déménager.

Depuis plus d'un an, les habitants de Mugoboka 2 font face à une menace croissante, détruisant leurs habitations. Des fissures ayant origine dans la localité de Sororezo traversent le sous-sol et détruisent les bâtiments de cette localité ; même des maisons dotées de fondations solides sont touchées.

Un des habitants du quartier nous a indiqué qu’au moins vingt maisons ont déjà été détruites, poussant de nombreux résidents à déménager pour leur sécurité. Deux familles ont été victimes d'effondrements de maisons, entraînant la perte tragique de deux vies dans la localité de Gisekuro.

Face à cette situation alarmante, les habitants en détresse lancent un appel aux autorités administratives pour qu'elles leur viennent en aide et trouvent des solutions urgentes pour assurer leur sécurité et leur bien-être.

Nous n’avons pas pu avoir la réaction du chef du quartier Mugoboka ni celle de l’administrateur de Mukaza.

 

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Photo : Une des maisons de Mugoboka 2

Burundi : Une catastrophe naturelle de trop à Gabaniro, les victimes sollicitent une assistance

Burundi : Une catastrophe naturelle de trop à Gabaniro, les victimes sollicitent une assistance

L’insuffisance de la nourriture et de logements adéquats constituent le calvaire des déplacés, victimes d’un glissement de terrain sur la colline Gabaniro située en zone Gitaza de la province Rumonge. Ce glissement de terrain, survenu ce 19 avril, a causé d’importants dégâts.

Ce glissement de terrain a emporté la vie d’un enfant de 4 ans, 4 personnes ont été blessées, plus de 2000 personnes sont devenues des sans-abris, des champs de cultures endommagés et  la centrale hydro-électrique de Kirasa a été détruite.

Plus de 400 familles de la colline Gabaniro, victimes de glissement de terrain, ont bénéficié de l’aide dimanche dernier, 21 avril 2024. Une aide constituée de 19 tonnes de riz, quelques seaux et teintes, elle a été distribuée par le secrétaire permanent au ministère ayant la solidarité dans ses charges, en compagnie du gouverneur de Rumonge et de l’administrateur de la commune Muhuta, selon des informations qui émanent du bureau provincial de Rumonge.

Mais, des bénéficiaires de cette aide estiment qu’elle est minime par rapport à leurs besoins.

 « On nous a donné du riz seulement. Pas de haricots, pas de sel et on n'a même pas de l’eau. Cet endroit possède certes des latrines, mais il n’y a pas de l’eau. Nous craignons d’attraper des maladies, surtout celles liées au manque d’hygiène », exprime un des bénéficiaires.

D’autres victimes de ce glissement de terrain dénoncent le favoritisme qui s’est remarqué dans le recensement des déplacés. « Des personnes supposées être des opposants au parti au pouvoir, le CNDD-FDD, n’ont pas été inscrites sur les listes des sinistrés par des administratifs. » Révèle une des victimes.

L’autre problème soulevé par ces habitants de  Gabaniro est le manque de logements adéquats. Rassemblés dans un même endroit, jugé inapproprié pour des familles, l’installation dans un autre endroit est le souhait de plus d’un.   « Les victimes ont été toutes rassemblées dans les locaux du centre d'enseignement des métiers à Gitaza sans aucune distinction. Les parents sont mélangés aux enfants et passent la nuit ensemble. Nous sollicitons l’aide du gouvernement et des bienfaiteurs, qu’ils nous assistent en vivres et aussi qu’ils nous trouvent de nouveaux logements. »

 

     Un appel à la solidarité nationale et internationale...

Le Mouvement d’Actions Patriotiques MAP-Burundi Buhire a lancé ce 21 mars 2024 un appel à la solidarité pour venir en aide aux victimes de différentes catastrophes naturelles, y compris celles de la colline Gabaniro.

Ce mouvement qui dit être : « préoccupé par la détresse dans laquelle se trouvent des centaines de milliers de Burundais à travers le pays, victimes des inondations causées par les eaux du Lac Tanganyika, des rivières et de l’écroulement de terrains », déplore le silence du gouvernement durant ces moments dans lesquels  « la population, démunie de tout, est dans un désespoir. »

Même si le ministre de l’intérieur du Burundi a sollicité conjointement avec la coordinatrice résidente du système des Nations Unies au Burundi, de l’aide internationale,  « le président de la République aurait déjà adressé un discours à la Nation pour mobiliser toutes les forces vives, en attendant l’organisation et l’arrivée de l’aide internationale », estime le MAP-Burundi Buhire.

Et ce mouvement politique, de lancer un appel aux Burundais de toutes les couches de la société, ceux qui résident au Burundi ou à l’étranger, d’organiser une collecte commune pour venir en aide aux sinistrés.

Une aide dont la gestion et la distribution devraient être confiées « aux organisations caritatives tant nationales qu’internationales dont l’éthique et le professionnalisme sont sans faille, pour éviter des détournements », a tenu à préciser MAP-Burundi Buhire.

 

  Quelques actions...

Une réunion conjointe de la Plateforme Nationale de Prévention des Risques et de Gestion des Catastrophes et de la Croix-Rouge du Burundi a eu lieu ce 22 avril.

Etait à l’ordre du jour : « l’assistance urgente aux victimes de glissement de terrain à Gabaniro et des inondations à Gatumba. »

Entre autres solutions urgentes déclarées, la Croix-Rouge a promis d'installer provisoirement un réservoir d’eau de 30.000 litres en faveur des victimes du glissement de terrain de la colline Gabaniro, en plus de l’octroi des seaux et des savons.

Et pour ce qui est des victimes des inondations de Gatumba, il a été convenu que 2000 ménages seront évacués en premier lieu vers les sites des communes Mubimbi et Kabezi de la province Bujumbura.

Selon le ministère de l’intérieur, plus de 300 mille personnes ont un besoin urgent d’assistance au Burundi.

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Photo : une des constructions de Gabaniro

« Le Lac Tanganyika vomit » : l’histoire se répète

« Le Lac Tanganyika vomit » : l’histoire se répète

Il y a 60 ans, le niveau de l’eau du Lac Tanganyika avait monté à un niveau très inquiétant. Les environnementalistes comparent l' année 1964  avec celle en cours 2024, même si l’eau n’a pas encore atteint le niveau de cette année. Cette situation due à l’augmentation des précipitations ces dernières années causent plusieurs dégâts chez les riverains de ce lac.

« L’eau du Lac Tanganyika a commencé   à monter en  2018 et depuis, le niveau ne s’est jamais normalisé. » Selon Ambassadeur Albert Mbonerane, ancien ministre de l’Environnement, c’est un phénomène naturel, conséquence des fortes précipitations de ces dernières années.

Cet activiste environnementaliste précise que le phénomène se reproduit pour la 4ᵉ fois sur une période de plus de 140 ans. La première montée date de 1878, une montée qui n’a pas causé beaucoup de dégâts, d’après les rapports des environnementalistes. En 1938, le niveau de l’eau du Tanganyika a aussi augmenté et la 3ᵉ fois, c'était en 1964. À cette époque, le niveau de l’eau a dépassé 777m alors que le niveau normal est de 775m ; l’eau a débordé jusqu’au niveau de la Radiotélévision Nationale du Burundi.

Ce qui se produit aujourd’hui rappelle ce qui est arrivé cette année 1964, il y a 60 ans. Les études faites montrent que 4cm manquent seulement pour atteindre ce niveau de 1964.

Les dégâts sont énormes dans différentes localités du pays qui touchent ce lac. En provinces Makamba, Rumonge, Bujumbura dite Rural et Bujumbura Mairie, plusieurs ménages sont inondés, des écoles, des bureaux, des routes et espaces de détente. Des milliers de familles se sont retrouvés sans abris et sont actuellement en détresse.

 

Zone Gatumba, localité la plus touchée

Cette zone de la commune Mutimbuzi, province Bujumbura, est inondée chaque année depuis 2018.  Chaque année donc, des familles sont déplacées. Mais selon les habitants de Gatumba, l’eau n’avait pas encore atteint le niveau d’aujourd’hui.

« 8/10 de la zone est envahie par l’eau. Le niveau d’eau atteint la poitrine d’une personne adulte de taille moyenne et les fenêtres des maisons de la zone. » Nous a témoignés un des habitants de Gatumba ce 12 avril.

Pour se déplacer dans certains coins de cette zone, ils font pour le moment recours à des barques.

Envahis par les eaux du Lac Tanganyika et de la rivière Rusizi, les ménages des collines Kinyinya, Mushasha1 et Mushasha2, Muyange ainsi que ceux de Vugizo-Warubondo vont être délocalisés à partir de ce 15 avril. Dans une réunion animée l’après-midi de ce 09 avril, Désiré Nsengiyumva gouverneur de la province Bujumbura, a annoncé aux habitants de ces collines qu’ils seront délocalisés à partir de ce 15 avril vers les localités de Mubimbi et Kabezi.

Cette solution n’a pas plu à ces victimes d’inondations. Ces endroits où elles seront délocalisées ne sont pas aménagés, et sans moyens de se construire de nouveaux abris, elles se demandent comment elles vont vivre.

Cette population de Gatumba estime qu’au lieu de les déplacer, le gouvernement devrait construire la digue le long de la rivière Rusizi comme annoncé il y a quatre ans.

 

La délocalisation, solution adéquate

Ambassadeur Albert Mbonerane est le premier à avoir alerté sur le risque de la montée de l’eau du Tanganyika, il y a plus de 10 ans. Pour lui, il faut que toutes les espaces aujourd’hui inondées soient dégagées : de la zone Gatumba jusqu’à Makamba, en passant par une partie du quartier Asiatique, Kabondo, Kinindo, Kibenga, Kanyosha et Rumonge.

L’activiste environnementaliste explique qu’aucune construction ne devait être érigée dans toutes ces parties du pays, pour non seulement éviter des inondations, car l’augmentation du niveau d’eau pourrait se reproduire les années à venir, mais aussi, ça aiderait à protéger le lac Tanganyika, principale source de l’eau consommée au Burundi.

 

 

 

 

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