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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Un homme continu à croupir en prison pour un délit avoué par un autre

Un habitant de la zone Mitakataka, commune et province Bubanza vient de passer plus de 10  jours en détention au cachot de  la commune Bubanza.  Il est accusé de vol de moto. Sa famille parle d’injustice car l’auteur de cette infraction a été appréhendée  et plaide coupable. 

Olivier Nzeyimana est un habitant de la colline et zone Mitakataka. Il a été arrêté le 21 mai dernier sur ordre de l’OPJ Francine  du commissariat communal de Bubanza. Il était à ce moment-là accusé d’avoir volé une moto. Arrêté par le prénommé Jules qui se trouve être le chef des imbonerakure de la colline Mitakataka, il est resté détenu dans les cachots dudit commissariat pendant 9 jours malgré que le vrai coupable a été démasqué. ‘’ Après trois jours, celui qi avait volé la moto a été arrêté à Gihanga. Il s’appelle Viateur et habite le village 5. Au cours de l’interrogatoire, l’auteur du vol a avoué avoir volé la moto et quand on lui a demandé s’il connaissait Olivier Nzeyimana, il a répondu par la négative.’’ Révèle un des proches de la victime.

 

Malgré l’arrestation et l’incarcération  du vrai auteur du crime, Olivier Nzeyimana sera transféré au cachot du commissariat de la province Bubanza au lieu d’être relâché. Ce qui a beaucoup frustré les membres de sa famille, en plus de les surprendre. ‘’ Celui qui a volé la moto est toujours incarcéré  mais ce qui est étonnant, c’est que depuis le 21 mai Olivier Nzeyimana n’a jamais été mis sous interrogatoire. Ce qui nous chagrine le plus, c’est que le 31 mai il a été transféré au cachot du commissariat provincial sans dossier alors qu’il devrait avoir été relâché dès le jour de capture de celui qui a  volé la moto.’’ S’indigne notre source proche de sa famille.

Révoltée, la famille d’Olivier Nzeyimana demande que le leur soit libéré sans condition car selon eux, il est victime d’une injustice.

Un cadre de la police burundaise à la retraite sans traces depuis 3 jours

Arrestation aux allures d’enlèvement  le matin du mercredi 02 juin  d’un retraité de la police burundaise habitant la commune Buganda de la province Cibitoke. La famille du concerné a  essayé de chercher  chez les administratifs pour tenter de le retrouver mais  il reste sans traces. Toutefois, l’on soupçonne la police présidentielle.

Ernest Bagayuwitonze est un  officier  de la police burundaise retraité depuis avril dernier. Ce sexagénaire  est introuvable  depuis la matinée de ce mercredi. Un groupe de gens l’on enlevé de chez lui à la 3e transversale en zone Gasenyi de la province  Cibitoke. Selon certains de ses voisins qui ont assisté à la scène, les kidnappeurs étaient à bord d’un pick-Up. Ces derniers ont même violenté sa femme enceinte. ‘’ Ils  n’ont même pas toqué. Ils sont directement entrés dans la maison car elle n’était pas fermée à clé. Et pour cause, un des enfants parti très tôt puiser de l’eau  n’avait fermé derrière lui. Une  fois à l’intérieur, ils ont  forcé la porte qui mène dans la chambre à coucher. Ils l’ont eux-mêmes habillé car il tentait de leur résister.  Ces ravisseurs ont ensuite tabassé sa femme enceinte. Elle en souffre encore.’’ Raconte un des témoins oculaires.

Même si cela s’est passé à l’intérieur de la maison, les voisins de la victime révèlent qu’ils ont entendu les ravisseurs lui reprocher de n’avoir pas encore remis ses effets policiers.

‘’ Jusqu’à présent on ne sait pas où il est. Nous savons seulement qu’on l’accuse d’être en possession des effets qu’il utilisait lorsqu’il était encore en fonction. Lui  il leur a signifié qu’il avait tout remis. On a pu intercepter  leurs  discussions quand ils le trainaient  vers  le véhicule. Il a même  crié  pour demander de l’aide, mais en vain.’’ Poursuivent nos sources.

Selon des sources à Gasenyi, la famille d’Ernest Bagayuwitonze a  sollicité  de l’aide auprès de l’administrateur communal de Buganda et du  gouverneur de  cette province, mais tous les deux  se seraient montrés   indifférents.

La rédaction de la RPA a tenté de joindre ces deux autorités. Le téléphone de  Pamphile Hakizimana, administrateur de Buganda, était éteint. Quant à l’OPC 1 Carème Bizoza, gouverneur de Cibitoke, il s’est contenté d’écouter nos questions avant de décrocher sans avoir prononcer un seul mot.  

Toutefois, selon les informations en possession de la RPA, l’enlèvement d’Ernest Bagayuwitonze  aurait  été menée par des agents de la police présidentielle  dirigés par le nommé Alexis Ndayikengurukiye dit Nkoroka. Les mêmes sources font également savoir que ce dernier avait un complice surnommé ‘’Nyika’’, un imbonerakure de la place qui aurait joué le rôle d’éclaireur.

A peine gracié par le numéro un burundais, un jeune de Musaga est sans trace depuis 2 jours

Arrestation ce jeudi 03 juin au centre-ville de Bujumbura d’un jeune homme du quartier Kinanira 1 de la zone Musaga par les agents du service national des renseignements. Jusqu’à présent personne ne connait son lieu de détention. La victime venait d’être libérée par la grâce présidentielle.

Selon des témoins oculaires, Thierry Kwizera a été arrêté dans l’après-midi du 03 juin par des agents de la documentation dont Mathias Nduwimana surnommé Athia. Ils l’ont appréhendé à l’intérieur du supermarché Idéal situé près de la place communément appelé BATA, en plein centre-ville de Bujumbura. Notre source indique également que Thierry Kwizera venait d’être libéré par la grâce présidentielle, après 5 ans d’incarcération à la prison centrale de Mpimba. Il était libre depuis 9 jours. , comme en témoigne notre source. ‘’Thierry Kwizera a été libéré de la prison centrale de Mpimba mardi de la semaine dernière. Ce jeudi, il a été arrêté par la documentation à l’endroit nommé BATA dans la ville de Bujumbura et il a été embarqué à bord d’une camionnette blanche immatriculée D 3981 A. A l’intérieur de cette camionnette se trouvait un agent de la documentation connu sous le sobriquet d’Athia. Jusqu’à présent, nous ne savons pas où il l’a emmené.’’ Témoigne notre source.

La famille de Thierry Kwizera supplie le président burundais de les aider à connaitre le lieu et le motif de détention de toutes les personnes arrêtées par les agents de la documentation quelques jours seulement après qu’elles aient bénéficié de la grâce présidentielle. ‘’ Comme ces derniers jours nous avons entendu dire que les prisonniers qui ont bénéficié de la grâce présidentielle sont devenus la cible des disparitions forcées, nous demandons au président de la république qui est l’auteur de leur libération de nous aider à connaitre où les nôtres ont été emmenés. Et si Thierry est coupable d’un tel ou tel autre délit, qu’on nous le fasse également savoir.’’

Rappelons que depuis la fin du mois de mai, l’association APRODH qui défend le respect des droits des prisonniers avait déjà répertorié au moins  10 anciens prisonniers récemment graciés et qui sont portés disparus.

La vie d’une jeune fille de Makamba gâchée par un représentant de la loi

La santé d’une jeune fille de Nyanza-lac en province de Makamba ne cesse de se détériorer 2 mois après qu’elle a été violentée par le procureur de la république en province Makamba.  Les proches de la famille de la victime demandent à la justice de sortir du silence et de rétablir la victime dans ses droits.

La jeune fille en question s’appelle Thierryve Bitangimana. Agée de 15 ans, elle est également élève au Lycée communal de Nyanza-Lac en province de Makamba. Cette jeune fille a été passée à tabac par le procureur général de la république en province Bururi, le nommé Agricole Ndayitwayeko, c’était en date du 21 mars dernier.

Les faits se sont déroulés au domicile de Thierryve Bitangimana, dont sa famille est voisine du procureur de Bururi, au moment elle gardait la boutique de son père. Selon les témoins de la scène, Agricole Ndayitwayeko a d’abord ordonné à Thierryve Bitangimana de rentrer et cette dernière lui a expliqué qu’elle était déjà chez elle. C’est ainsi qu’Agricole Ndayitwayeko a giflé la jeune fille avant de la frapper à l’aide d’une chaise au niveau de sa tête alors qu’elle était déjà tombée par terre. Certains proches de Thierryve Bitangimana ont indiqué à cette époque que le procureur de Bururi avait réagi ainsi car la jeune fille avait refusé ses avances. Des accusations réfutées par Agricole Ndayitwayeko.

Neuf jours après, la famille de Thierryve Bigirimana a porté plainte auprès du parquet général près la cour d’appel de Makamba. Une instance judiciaire qui ne s’est pas activée pour entamer les procédures judiciaires selon les proches de la victime. Cette inaction a par la suite poussé la famille de la victime à solliciter l’intervention du procureur général de la république. Ce dernier a, selon les sources de la RPA, envoyé une équipe sur terrain pour s’enquérir de la situation et le dossier a fini par être transféré à la cour d’appel de Makamba sur ordre du procureur général de la république. Là-bas aussi, aucune audience n’a été programmé jusqu’à l’heure actuelle. Nos sources indiquent que la famille de la victime est allée demander ce qui faisait trainer les choses, mais elle a été mal accueillie par la présidente de la cour d’appel qui par après a fini par leur fixer rendez-vous vers la fin du mois de Juillet. Et nos sources d’ajouter que, de toutes les charges que la famille avait présenté dans sa plainte à savoir coups et blessures volontaires, tentative de sollicitations sexuelles à l’endroit d’une mineure  ainsi que violation du domicile, seule l’accusation de coups et blessures volontaires et légères a été retenue, rapportent toujours les proches de la famille. Ces derniers disent que le fait que la cour d’appel a ramené trois charges qui pesaient sur le procureur de Bururi à une seule charge vise à le protéger. Un autre fait qui inquiète les proches de la famille c’est celui du report de l’audience jusqu’à la fin du mois de juillet alors que c’est connu que les vacances judiciaires vont débuter avec le mois d’aout pour se terminer au mois de septembre. Selon nos sources, ce serait une astuce visant à ne condamner ce procureur à seulement une année d’emprisonnement.

Pour le moment, la victime Thierryve Bitangimana ne s’est pas encore remise du choc. Les proches de la famille indiquent qu’elle présente des signes de dépression et a été obligée d’arrêter ses études. Par après, la famille de cette jeune fille a jugé nécessaire de l’amener dans un autre endroit qu’elle garde secret pour des raisons de sa sécurité.

La rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Pascaline Habonimana la présidente de la cour d’appel de Makamba qui a le dossier de Thierryve Bitangimana.

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