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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Nduta : des réfugiés burundais voient leurs abris incendiés en pleine détresse

Nduta : des réfugiés burundais voient leurs abris incendiés en pleine détresse

Par: Digne Karondo

Au camp de réfugiés de Nduta, en Tanzanie, plusieurs familles burundaises ont vu leurs abris et biens réduits en cendres ce mercredi 28 janvier. Des témoins accusent un agent de renseignement et des policiers d’avoir déclenché l’incendie.

Les réfugiés burundais du camp de Nduta, en Tanzanie, vivent une nouvelle vague de violences. Après la destruction de leurs logis il y a quelques jours, nombre d’entre eux s’efforçaient de reconstruire de petits abris pour se protéger des intempéries. Mais ce mercredi 28 janvier, leurs maigres installations ont de nouveau été incendiées.

D’après les témoignages recueillis sur place, un agent de renseignement du camp, identifié sous le nom d’Octavia, a mené l’opération en compagnie de plusieurs policiers. « Vers 10 heures, ils sont arrivés dans la zone 17 et ont commencé à incendier les habitations situées le long de la route », rapporte une source présente sur les lieux.

Les dégâts matériels sont considérables : vivres, ustensiles de cuisine, vêtements, matelas, télévisions et même les tentes ont été détruits. Certaines victimes affirment qu’ils ont utilisé de l’essence pour attiser les flammes, ne laissant derrière eux que des cendres. Des réfugiés ont également été battus, tandis que deux personnes, issues des zones 10 et 17, ont été emmenées vers une destination inconnue.

Selon plusieurs sources locales, ces violences visent principalement les réfugiés ayant refusé de s’enregistrer pour un rapatriement vers le Burundi, comme le désirent  les autorités tanzaniennes et burundaises.

 

 

 

La Tanzanie poursuit la démolition des maisons de réfugiés burundais

La Tanzanie poursuit la démolition des maisons de réfugiés burundais

Par: Walter Kwizera 

Les opérations de démolition des habitations de réfugiés burundais se poursuivent dans les camps tanzaniens. Plusieurs maisons ont été détruites ce vendredi dans les camps de Nduta et Nyarugusu. Le réfugiés burundais, en détresse, déplorent que même le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ne parvient pas à protéger leurs droits fondamentaux.

Les réfugiés burundais installés dans les camps de Nyarugusu et de Nduta, en Tanzanie, vivent des heures particulièrement éprouvantes. Depuis plusieurs jours, des opérations systématiques de démolition de leurs maisons sont menées dans différentes zones, laissant derrière elles des familles désemparées et sans abri.

Une communication officielle publiée ce jeudi a annoncé la destruction prochaine des habitations situées dans les zones 9 et 10 du camp de Nyarugusu. Dès le lendemain, l’annonce s’est concrétisée. « Nous avons été informés hier qu’une opération de démolition aura lieu aujourd’hui. Ce matin, un important contingent de policiers, armés et équipés de gaz lacrymogènes, est intervenu », témoigne un réfugié burundais qui déplore la participation de  certains agents de sécurité issus des communautés congolaises réfugiées dans cette opération.

Les réfugiés pointent du doigt les autorités tanzaniennes, accusées d’ignorer le droit humanitaire et les conventions de protection des réfugiés. « Il est incompréhensible de détruire la maison d’un réfugié alors qu’il n’a nulle part où aller », déplore un autre témoin. Plusieurs dénoncent aussi l’impuissance du HCR face à ces agissements. Malgré les protestations publiques de l’agence onusienne, les destructions se poursuivent sans réponse concrète du gouvernement tanzanien.

Des sources locales rapportent que les démolitions ont également touchée vendredi, 23 janvier, d’autres zones du camp de Nduta et qu’une nouvelle phase est prévue dans la zone 6 de Nyarugusu ce samedi. 

Burundi : plus de 400 morts et des centaines de violations des droits humains en 2025, selon la Ligue Iteka

Burundi : plus de 400 morts et des centaines de violations des droits humains en 2025, selon la Ligue Iteka

Par: Davy Claude Mbananayo

Un rapport annuel de la Ligue Iteka dresse un tableau alarmant de la situation des droits de l’homme au Burundi en 2025. Meurtres, tortures, disparitions forcées et violences sexuelles y sont documentés, accusant principalement des membres des Imbonerakure et certains agents de sécurité.

Plus de 400 personnes ont perdu la vie, 156 ont subi des violences sexuelles et plus de 200 ont été arrêtées en dehors du cadre légal au Burundi au cours de l’année 2025. Ces chiffres proviennent du rapport annuel de la Ligue Iteka, une organisation burundaise de défense des droits humains, rendu public cette semaine.

Le document dénonce une détérioration continue du respect des droits fondamentaux dans le pays, marquée par une recrudescence d’actes de violence et d’impunité. Sur les 402 personnes tuées recensées, 233 corps ont été retrouvés, précise la Ligue. L’organisation mentionne également 156 cas de violences sexuelles, dont 104 viols, ainsi que 53 victimes de torture et 55 disparitions forcées.

La province de Bujumbura apparaît comme la plus touchée, concentrant 268 atteintes au droit à la vie, suivie de Gitega (190 cas), Burunga (178 cas), Buhumuza (138 cas) et Butanyerera (118 cas).

Selon la Ligue Iteka, les auteurs de ces exactions sont majoritairement des membres des Imbonerakure, la ligue des jeunes affiliés au parti au pouvoir CNDD-FDD, mais aussi des agents du Service national de renseignement et de la police, souvent cités parmi les principaux auteurs présumés de ces violations. L’organisation exhorte les autorités burundaises à mettre fin à l’impunité et à garantir la protection des citoyens. Elle appelle également à des poursuites judiciaires contre les responsables présumés et à un renforcement effectif de l’État de droit et de la justice.

 

La détresse des réfugiés burundais vivant en RDC s’aggrave de plus en plus

La détresse des réfugiés burundais vivant en RDC s’aggrave de plus en plus

Par: Eloge Divin Remesha 

Les réfugiés burundais vivant dans les camps de Lusenda et de Mulongwe, à l’est de la République démocratique du Congo, font face à une grave pénurie de médicaments et de vivres. Une situation humanitaire alarmante qui a déjà coûté la vie à des réfugiés, selon des sources locales et des organisations de défense des droits des réfugiés.

Les réfugiés burundais installés en République démocratique du Congo traversent une crise humanitaire marquée par un manque criant de médicaments et de denrées alimentaires.

Dans le camp de Lusenda, cette pénurie touche particulièrement les médicaments contre le paludisme, une situation qui a commencé à se manifester dès le mois de novembre de l’année dernière avant de s’aggraver fortement en décembre, jusqu’à l’épuisement total des stocks.

Les conséquences sanitaires n’ont pas tardé à se faire ressentir. Des informations recueillies par la RPA sur place indiquent que six enfants sont déjà décédés à la suite de ce manque de médicaments. Une situation jugée dramatique par les réfugiés.

Outre la pénurie de médicaments, ces réfugiés burundais font également face à un manque sévère de nourriture. Selon des sources présentes dans les camps de Lusenda et de Mulongwe, une seule distribution de vivres a été effectuée en 2025 par le Programme alimentaire mondial (PAM), au mois de septembre. Depuis lors, aucune autre assistance alimentaire n’a été apportée à ces réfugiés.

Pour justifier cette interruption de l’aide humanitaire, les organisations concernées évoquent l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo, région où se trouvent ces camps. Un argument que rejette fermement l’organisation CDH-Vicar, engagée dans la défense des droits des réfugiés.

Selon son président, Léopold Sharangabo, les réfugiés burundais vivant à Lusenda et Mulongwe sont traités comme des personnes abandonnées. Il déplore l’absence d’implication des autorités compétentes, affirmant que ni le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ni le gouvernement congolais ne se soucient réellement de leur bien-être.

Léopold Sharangabo souligne également que, en plus du manque de nourriture et de médicaments, ces réfugiés sont confrontés à l’insécurité. Ceux qui sortent des camps sont souvent victimes de violences de la part de groupes armés, notamment les Wazalendo. Il juge regrettable que le HCR invoque cette insécurité pour justifier son inaction, rappelant que même dans d’autres pays en crise sécuritaire, les organisations humanitaires continuent d’assurer leurs missions.

Ainsi, le président du CDH-Vicar appelle le HCR, le gouvernement congolais et la communauté internationale à agir d’urgence afin de sauver ces réfugiés burundais qui peinent, depuis de longs mois, à survivre dans des conditions précaires.

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