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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

 ‘’ Rendement maigre en vue’’ : à la SOSUMO, le personnel accuse la direction de négligence

‘’ Rendement maigre en vue’’ : à la SOSUMO, le personnel accuse la direction de négligence

Par: Nadège Irakoze

La campagne de production du sucre édition 2026 risque de mal se passer et par conséquent y avoir un rendement médiocre dans la société sucrière de Moso, SOSUMO en sigle. Les employés de la SOSUMO alertent qu’il y’a toujours des équipements non encore disponibles alors qu’ils sont indispensables pour la fabrication du sucre.

Les employés de la société sucrière de Moso du Burundi SOSUMO  déplorent qu’il n’y ait aucune action posée par les responsables de la SOSUMO en vue de préparer la prochaine campagne de production de sucre. Cela suscite alors des inquiétudes au sein du personnel de cette société que cela peut engendrer un faible rendement de sucre cette année.

La première chose que les employés de la SOSUMO mentionnent qui n’a pas été  faite correctement, c’est notamment le manque de l’herbicide un produit utilisé dans le désherbage des cannes à sucre. « Concernant l’entretien des plantations, ils n’ont jamais commandé l’herbicide. Les chefs des plantations disent que même si la campagne commençait, nous n’aurons pas une production suffisante de sucre car ils n’ont pas eu ces produits. Les responsables de la société leur ont répondu que le manque de ces produits est dû au manque de devises. A l’approche du mois d’avril, nous serions déjà en pleine préparation de la campagne mais aujourd’hui il n’en est rien », se plaigne notre source de la SOSUMO.

Une autre chose que nos sources à la SOSUMO déplorent c’est que les cannes à sucre n’ont pas eu d’engrais suite « au manquement de la directrice générale de ladite société qui n’a pas acheté ces produits agricoles destinés à l’entretien des plantations des cannes à sucre, et qu’elle n’a pas aussi rémunérée les travailleurs des champs des cannes à sucre ».

 Problèmes à l’usine de la SOSUMO

Les problèmes ne se trouvent pas seulement dans la production des cannes à sucre,  même dans l’usine il se remarque des pièces des machines qui manquent, ce qui cause la suspension de certaines activités, selon toujours les employés de la SOSUMO. « Si rien n’est fait dans l’immédiat au sein la société sucrière de Moso, la seule à produire le sucre au Burundi, le rendement du sucre sera maigre cette année ».

En effet, les inquiétudes de ces employés se fondent surtout sur le manque de cylindres qui sont des éléments clés des moulins pour le broyage de cannes à sucre afin d’obtenir du jus qui est par après transformé en sucre. « Concernant les 9 cylindres dont la société a besoin pour le broyage des cannes à sucre, il n’y a qu’un seul cylindre qui fonctionne », révèle notre source.

Ces employés pointent  Marie Rose Bahimbare, la directrice générale de la SOSUMO, du fait qu’elle devait passer la commande de toutes ces pièces manquantes.

Ces informations indiquent aussi qu’il y’a également deux véhicules de type Dyna qui sont utilisés dans les champs, qui attendent la réparation depuis 7 mois dans un garage à Bujumbura suite au manque de pièces de rechange. Ainsi, les employés parlent d’un manque de volonté et de la négligence de la part de la direction de la SOSUMO.

Tout cela augmente la frustration au sein du personnel de la SOSUMO car dès la nomination du responsable de cette société, les employés avaient cru qu’elle allait faire avancer la société mais ils constatent amèrement qu’elle n’agit que pour sa faillite si rien ne change. Ils demandent alors que tous les équipements essentiels soient disponibles dans les brefs délais, pour la bonne préparation de la campagne de production du sucre qui débute normalement au mois de juin ou au début du mois de juillet s’il y’a eu du retard.

A propos de toutes les accusations de son personnel, la rédaction de la RPA nous n’avons pas pu parler avec Marie Rose Bahimbare, la directrice générale de la SOSUMO, pour recueillir sa réaction.

 

 

Titres fonciers sécurisés: le plafond de 3 millions fait débat

Titres fonciers sécurisés: le plafond de 3 millions fait débat

Par: Clovis Niyonzima

La mise en place de titres fonciers sécurisés, prévue par la loi budgétaire 2025-2026, suscite des interrogations. Certains propriétaires estiment que le plafonnement du coût à trois millions de francs burundais pourrait créer des inégalités entre détenteurs de petites et de grandes superficies.

La réforme visant à moderniser et sécuriser les titres fonciers au Burundi continue de susciter des réactions parmi certains propriétaires terriens. L’article 133 de la loi fixant le budget de l’État pour l’exercice 2025-2026 prévoit que les ministres chargés des Finances et de la Justice définissent conjointement les modalités de paiement permettant aux citoyens d’obtenir des titres fonciers sécurisés, en tenant compte notamment de l’emplacement des parcelles.

Le texte précise toutefois, dans son deuxième alinéa, qu’aucun titre foncier sécurisé ne pourra être payé à un montant supérieur à trois millions de francs burundais.

Pour certains détenteurs de terres, cette disposition introduit une forme d’inégalité entre les citoyens. Ils expliquent notamment qu’un propriétaire possédant 20 ares devrait payer 150 000 francs burundais par are, soit un total de trois millions de francs pour l’ensemble de sa parcelle. Dans le même temps, une personne possédant 50 ares ne paierait pas davantage en raison du plafonnement fixé par la loi.

Selon ces propriétaires, cette disposition donne l’impression que les détenteurs de grandes superficies bénéficient d’un avantage, alors que ceux qui possèdent des parcelles plus modestes supporteraient proportionnellement une charge plus élevée. Ils demandent ainsi aux autorités de réexaminer cette disposition.

Par ailleurs, une ordonnance signée conjointement par les ministres de la Justice et des Finances apporte des précisions concernant les titres fonciers déjà déposés dans les banques comme garantie pour l’obtention de prêts. L’article 6 indique que les banques détenant ces titres procéderont elles-mêmes à leur remplacement.

Les établissements financiers avanceront les frais nécessaires à cette régularisation avant d’ajouter les montants engagés à la dette des bénéficiaires des prêts concernés. Cette mesure vise à permettre la poursuite du processus de sécurisation des titres fonciers tout en maintenant les garanties bancaires existantes.

 

Opposition et société civile burundaise : "stop à la ruée vers les nouveaux titres fonciers"

Opposition et société civile burundaise : "stop à la ruée vers les nouveaux titres fonciers"

Par: Clovis Niyonzima 

La décision du gouvernement burundais d’imposer aux propriétaires de parcelles et de maisons le paiement de nouveaux titres fonciers électroniques et sécurisés provoque de nombreuses critiques. Des partis politiques et des organisations de la société civile dénoncent notamment un manque de préparation, des risques d’injustice et des soupçons de mauvaise gestion.

Au Burundi, la mesure obligeant les propriétaires de terrains et de maisons à payer pour obtenir de nouveaux titres fonciers électroniques et sécurisés continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

Dans un communiqué publié à Bujumbura, le parti Sahwanya-FRODEBU estime qu’une réforme d’une telle ampleur aurait dû être précédée d’une meilleure préparation et d’une communication plus transparente envers la population. Selon ce parti, la décision touche directement au droit de propriété des citoyens et devrait tenir compte des réalités économiques du pays. Il s’inquiète notamment des difficultés que pourraient rencontrer de nombreux Burundais, surtout les plus vulnérables et ceux vivant à l’intérieur du pays, pour se conformer à cette obligation dans un délai jugé trop court.

Le parti évoque également la situation de certains citoyens affirmant avoir déjà payé l’année dernière pour l’obtention de leurs titres fonciers sans avoir encore reçu leurs documents, une situation qui alimente, selon lui, un sentiment d’injustice. Il appelle ainsi les autorités à revoir la date limite fixée et à renforcer la communication afin qu’aucun citoyen ne soit lésé dans ce processus.

Du côté du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD), le ton est beaucoup plus critique. Le parti considère que cette mesure s’inscrit dans une série de décisions visant, selon lui, à soutirer davantage d’argent aux citoyens. Tout en reconnaissant que la modernisation des titres fonciers pourrait être utile, le MSD estime que le gouvernement n’est pas suffisamment préparé pour mettre en œuvre cette réforme.

Le parti déplore notamment que les citoyens soient appelés à payer sans recevoir immédiatement leurs documents, ce qui, selon lui, suscite de fortes inquiétudes quant à la capacité réelle de l’administration à produire ces nouveaux titres. Le MSD appelle par ailleurs les citoyens à rester vigilants face à ce qu’il qualifie de tentative de spoliation.

Pour sa part, l’organisation de la société civile PARCEM adopte une position plus nuancée. Elle reconnaît que la modernisation du système de gestion foncière peut constituer une avancée, mais insiste sur la nécessité d’agir avec prudence.

Selon son président, Faustin Ndikumana, la principale inquiétude concerne le délai fixé pour la mise en œuvre de la mesure. Une opération touchant des millions de propriétés devrait, selon lui, être réalisée progressivement afin d’éviter des conséquences imprévisibles dans un pays déjà confronté à de nombreux litiges fonciers.

L’organisation Parole et Action pour le Réveil de la Conscience et l’Evolution des Mentalités recommande d’abord un audit du système de gestion des titres fonciers, souvent critiqué pour des problèmes de corruption, de perte de documents ou de délivrance de doubles titres. Elle propose ensuite de commencer par délivrer les nouveaux titres électroniques aux nouveaux propriétaires avant de remplacer progressivement les anciens documents, un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois, voire une année.

 

Muyinga : l’inquiétante hausse du nombre d’enfants vivant dans la rue

Muyinga : l’inquiétante hausse du nombre d’enfants vivant dans la rue

Par: Elvis Niyomwungere

Dans la ville de Muyinga, de plus en plus d’enfants vivent dans la rue. Leur nombre ne cesse d’augmenter, suscitant l’inquiétude des habitants qui les accusent de vols et de consommation de drogues. Les autorités locales sont appelées à réagir face à une situation devenue alarmante.

À Muyinga, il suffit de parcourir les rues pour rencontrer des groupes d’enfants errants, souvent armés de bouteilles en plastique contenant du carburant qu’ils inhalent. Selon les habitants, ils se rassemblent surtout dans les lieux très fréquentés comme le marché central, le quartier appelé « Zéro 9 », à Mukoni sur la route de Karuzi, ou encore près de l’hôpital. Ces enfants attendent fréquemment les camions en route vers la Tanzanie.

Les habitants constatent une recrudescence des vols dans les ménages, qu’ils attribuent à ces enfants sans abri. « Lorsqu’ils trouvent des biens exposés, ils les emportent. Quand une maison est ouverte, ils y entrent pour voler. Il arrive aussi qu’on les surprenne en train de forcer les serrures », témoigne un habitant de Muyinga.

Certains résidents affirment avoir plusieurs fois retrouvé des enfants de la rue endormis devant leurs boutiques ou dans des cours abandonnées.

La majorité de ces enfants proviennent des communes voisines de Muyinga, mais d’autres viennent de plus loin, notamment de Kayanza. Sans encadrement ni abri, ils survivent grâce à la mendicité et à de petits vols, au grand désarroi de la population locale.

La population de Muyinga demande aux autorités administratives de prendre des mesures urgentes pour réinsérer ces enfants dans leurs familles ou trouver un lieu d’accueil adapté.
La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre Amédée Misago, administrateur communal de Muyinga, pour connaître les actions envisagées face à ce phénomène.

 

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