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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le ministre Gervais Ndirakobuca viole la loi sur la stabulation du bétail.

Les habitants de la commune Rugombo de la province Cibitoke  dénoncent le deux poids deux mesures de leur administration quand il faut appliquer la loi sur la stabulation.  Ils donnent l’exemple du bétail appartenant au ministre de l’intérieur Gervais Ndirakobuca qui pâture dans les champs d’autrui situés près du lac Dogodogo.  Aucun administratif n’ose lever le doigt pour respecter la loi et les propriétaires de ces champs ne peuvent pas non plus être rétablis dans leurs droits.

Dans la matinée de ce lundi, les vaches appartenant au ministre de l’intérieur, Gervais Ndirakobuca  broutaient  librement dans les terrains de la population situés tout près du lac Dogodogo. Les habitants de Rugombo qui ne peuvent plus sortir leur bétail de l’étable se demandent si la loi exigeant la stabulation  concerne une partie de la population. « Le gouvernement a ordonné la stabulation et moi aussi j’ai respecté la mesure. Mais malheureusement, on dirait que la loi n’a été prise que pour nous le bas peuple. Cette mesure ne touche pas les hauts cadres. Les vaches de Rukerereza appartenant aux intouchables Nankwa et le ministre de l’intérieur, elles pâturent ici depuis le matin », a indiqué un habitant.

Ces bovins appartenant au ministre de l’intérieur endommagent les plantations de la population sans que leurs bergers ne soient inquiétés, dénoncent toujours les habitants de Rugombo. « Ca fait très mal de voir que c’est nous seulement  le bas peuple  qui  respectons  les mesures gouvernementales et que les intouchables,  membres du gouvernement  eux, les violent sans être inquiétés. Leurs vaches endommagent nos plantations et nous  n’avons pas le droit de réclamation. C’est vraiment dommage ».

La rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre l’administration de la commune Rugombo chargée de veiller au respect de cette nouvelle loi sur l’élevage.

L’administrateur de la commune Buraza contredit son ministre.

L’administrateur de la commune Buraza en province Gitega passe outre les directives de son ministre de tutelle. Ce dimanche, il a rappelé aux habitants de sa commune de s’acquitter des  frais d’entretien d’eau potable  pour éviter des sanctions. Pourtant,  le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique a récemment suspendu la collecte de cet argent dans tout le pays.

Ce dimanche, un communiqué de l’administrateur communal de Buraza, Désiré NIYONGABO,  a été lu dans toutes les églises. Cet administratif a rappelé aux habitants de sa commune de s’acquitter de leur contribution à l’entretien des réseaux d’eau potable. Chaque ménage paye annuellement 600 francs burundais. L’administrateur promet des sanctions à celui qui ne s’en acquittera pas.  

Le communiqué a étonné les habitants de cette commune  bien informés que le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique Gervais NDIRAKOBUCA  a suspendu la collecte de cette contribution. « Nous avons donc été surpris d’entendre dans un communiqué lu dans l’église que celui qui n’a pas encore payé cette somme de 600 francs burundais s’expose à des punitions. Nous ne savons plus quoi faire », a confié à notre rédaction un citoyen de la commune.

De plus, ces habitants précisent que c’est la population même qui se charge de payer le technicien lorsque la fontaine est bouchée pour ceux qui utilisent l’eau de la fontaine. « Pour nous qui puisons de l’eau sur la fontaine, personne ne vient pour nous dépanner si la fontaine se bouche. C’est toujours la population qui se charge de payer le technicien », a –t- il ajouté.

Dans une lettre adressée aux gouverneurs de province et au maire de la ville de Bujumbura le 15 octobre dernier, le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique leur demande de suspendre la collecte des fonds auprès des ménages qui est destinée à l’entretien des réseaux d’eau potables. Gervais NDIRAKOBUCA demande aussi aux gouverneurs de s’assurer que les budgets des communes de leurs ressorts contiennent une rubrique destinée à l’entretien du réseau d’eau de leur circonscription.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas encore pu joindre Désiré NIYONGABO,  administrateur de la commune Buraza, pour plus d’explication.

Qui pourrait rendre compte de l’utilisation de l’argent destiné à la construction du barrage hydro- électrique de Mpanda ?

Lors de sa dernière descente sur terrain,  le constat du président de la république  a été amer. Le projet est tombé en ruine. Pour lui ,il faut établir les responsabilités. Les travaux de construction de ce barrage de Mpanda ont démarré  lorsque le ministère de l’énergie et de mines  était dirigé  par Côme Manirakiza.  Une autorité qui ne cessait de féliciter l’entreprise qui faisait les  travaux.

 « C’est honteux. Moi aussi comme Chef d’Etat, j’ai honte. 54 milliards sont sortis et  l’on ne voit pas à quoi ils ont servi .Ça fait vraiment honte », ces grognes sont du président Ndayishime le 15 octobre dernier lors d’une visite sur le site abritant le barrage Mpanda en province Bubanza.  Pour le présidant  Ndayishimiye, les représentants du gouvernement dans ces activités ont été corrompus. « Est-ce que  celui qui devrait représenter les intérêts du gouverneur  n’était pas payé  par le pays ? Est- ce  qu’il a vraiment joué son rôle ? Cela  montre que l’entreprise qui exécute les travaux et les représentants du gouvernement se sont partagés le butin. La corruption  pousse à   tolérer  les fautes pourtant évidentes », a poursuivi Evariste Ndayishimiye.

Evariste Ndayishimiye  a alors  ordonné  au ministre actuel ayant  l’énergie et les mines dans ses attributions de lui fournir endéans 2 semaines la liste des personnes qui ont joué  un rôle dans les travaux de construction de ce barrage.

Pourtant,  le président  Ndayishimiye n’ignore pas que  Côme Manirakiza alors ministre de l’énergie et des mines est le principal acteur.  En tant que ministre ayant l’énergie  dans ses  attributions, Côme Manirakiza  effectuait des descentes sur terrain  pour s’enquérir de l’état  d’avancement des travaux de construction  de  cette  infrastructure. On notera par exemple la descente effectuée   conjointement  par le ministre des finances et celui l'environnement 

Au cours d’une de  ses descentes, Côme Manirakiza  avait félicité les acteurs dans les travaux de construction dudit barrage  pour les travaux qui étaient déjà réalisés. « Nous profitons d’ailleurs de l’occasion pour  remercier tous les partenaires  qui sont sur ce chantier que ce soit au niveau  de l’entreprise qui exécute ,que ce soit au niveau du bureau de surveillance ,que ce soit au niveau de la cellule qui est au  ministère pour assurer toujours le suivie des travaux », avait déclaré Côme Manirakiza.

Il  avait  même  tranquillisé  l’entreprise  exécutant   en ce qui est du paiement. « De notre côté nous promettons à l’entreprise de pouvoir faire de notre   mieux  pour l’entreprise soit payée », avait ajouté Côme Manirakiza.

C’est pourtant pour  ces   travaux que le président de la république  accuse l’acteur d’avoir fermé  les yeux  parce qu’ayant été  corrompu.

Manque de devises source de pénurie du carburant au Burundi

Les stocks des produits pétroliers sont actuellement insuffisants. Les pétroliers indiquent que la  pénurie de ces produits pétroliers est la conséquence du manque de devises. De ce fait, ils ne peuvent plus faire des importations de carburants à l’étranger.

Les sources de la RPA parmi les importateurs de carburants disent que cette  pénurie de carburant   est due  principalement au manque de devises dans le pays.  Un problème que le gouvernement semble ne pas vouloir reconnaître, soulignent- elles. « Il y’a un problème sérieux entre les pétroliers et le gouvernement. Les pétroliers disent qu’ils n’ont pas de devises pour faire l’importation des produits pétroliers. Mais, le gouvernement ne veut pas donner des éclaircissements sur ce sujet ».

Suite à cette carence de devises dans le pays, l’importation du carburant est donc perturbée. Les pétroliers ne sont plus libres de s’organiser et importer quand ils le veulent ou même quand il le faut. Notre source fait savoir que certains viennent de passer presqu’un mois sans importer, bloqué par le manque de devises. « Le problème de pénurie de carburant est généralisé. Nous, nous venons de passer presqu’un mois sans importer les carburants. Même des herbes ont poussé là où sont garés nos camions », indique notre source.

En plus de ce problème de  manque de devises, d’autres informations révèlent que certains importateurs de produits pétroliers sont en train de réclamer une hausse des prix de ces produits pétroliers car les prix de ces derniers ont été rehaussés sur le marché mondial.

La rédaction a essayé de joindre le ministre de l’hydraulique, de l’énergie et des mines, Abraham Uwizeye, mais en vain.

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