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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les prix officiels des produits Brarudi pas respectés en commune Kayokwe.

Les habitants de la commune Kayokwe en province Mwaro dénoncent le non-respect des prix officiels des produits Brarudi qui s’observe chez eux. Ils indiquent que ce non-respect se fait au vu et au su des administratifs qui ne réagissent pas.

Une somme de 200 francs burundais est ajoutée au prix officiel dans certains bistrots de la commune Kayokwe  sur les boissons Amstel et Primus de 50cl et la Primus de 72cl tandis que le prix de l’Amstel 72 cl est majoré de 600 francs burundais. Certains habitants de ladite commune affirment que le respect des prix officiels semble impossible comparativement aux autres localités. Cet habitant indexe les administratifs à la base d’être derrière ce non-respect des prix. « L’administrateur de Kayokwe possède un bistrot et il respecte les prix officiels chez lui. Mais, d’autres bistrots aux alentours ne le font pas. On se demande si les propriétaires de ces derniers ne verseraient pas des pots-de-vin aux administratifs. Ce qui nous sidère dans tout cela est l’inaction des administratifs qui ne sanctionnent pas les fautifs », révèle – t- il.

Ces habitants de Kayokwe demandent à l’administration provinciale de réagir pour imposer le respect des prix. « Si nous demandons aux administratifs à la base de réagir, ils nous répondent qu’il faut cesser de consommer ces boissons vendues à un prix élevé ou soit que nous demandions des factures de ces boissons afin qu’elles servent de preuve justifiant le non-respect des prix. Mais, ces vendeurs qui ne respectent pas les prix ne sont pas bêtes. Ils demandent l’argent à l’avance et te disent qu’ils ne donnent pas de factures. Nous demandons tout simplement au gouverneur d’intervenir pour faire respecter les prix comme il l’a fait au chef-lieu de la province où actuellement les prix sont respectés », insiste- t- il.

Suite à ces indignations, la RPA a essayé de joindre sur téléphone le gouverneur de la province Mwaro, le Colonel Gaspard Gasanzwe, et Honorée Hatungimana, administrateur de Kayokwe, pour qu’ils réagissent mais en vain.

Des irrégularités signalées dans la distribution de l’engrais à Kabarore

Les habitants de différentes collines de la zone Rugazi en commune Kabarore de la province Kayanza dénoncent les irrégularités observées dans  l’octroi  des engrais  chimiques de la société FOMI. Ces citoyens accusent certains responsables impliqués dans la distribution et certains imbonerakure d’être derrière cette mauvaise distribution des fertilisants.

Le stock d’engrais  chimiques de la société FOMI est implanté sur la colline Tondero en zone Rugazi de la  commune Kabarore en province Kayanza.

Ce lundi, 400 sacs de fertilisants avaient été déposés dans  ce stock géré par la coopérative AMAHORO. Mais, les habitants de cette zone  soulèvent  déjà certaines irrégularités observées dans la distribution de ces engrais. « C’est la coopérative AMAHORO qui a gagné le marché de distribution des engrais  de la société FOMI.  Trois ou quatre  véhicules peuvent emmener  les engrais et on peut ne pas recevoir même  un seul  sac alors qu’on avait commandé trois ou cinq sacs. Chaque  chef de colline et les chefs imbonerakure se présentent sur place. Ils commencent d’abord à élaborer une liste des grands commerçants et des quantités considérables d’engrais pour eux  sont mises de côté et ne reste qu’une  très petite quantité», se lamente un citoyen.

Les citoyens de cette zone  indiquent  qu’il est impossible  de partager  30 sacs d’engrais qui, généralement, sont destinés à une seule colline. « Notre zone est composée de 8 collines et ils disent que chacune d’elles doit recevoir 30 sacs  soit un total de 240 sacs. A chaque  tour, le véhicule emmène 400 sacs et 160 sacs sont détournés », révèle un autre citoyen.

Notre source en zone Rugazi  révèle les noms de ceux qui sont  pointés du doigt dans ces détournements. « Ceux qui viennent en tête dans cette mauvaise distribution sont  le nommé Pascal BIMENYIMANA, chargé de la distribution de ces engrais par la coopérative AMAHORO, le responsable de ladite coopérative en la personne de Jean Claude NSENGIYUMVA, le responsable des imbonerakure au niveau de la zone nommé Pierre BAYUBAHE  ainsi que d’autres membres de la coopérative  AMAHORO. Nous demandons à l’administrateur de la commune KABARORE de stopper ce désordre observé dans la distribution  d’engrais chimiques en zone Rugazi», a – t- ildénoncé.

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Berchimas  NSAGUYE, administrateur  de la commune KABARORE, pour recueillir sa réaction.

Le président du Tribunal de Résidence de Rumonge accusé de pratiques de corruption

Grognes au sein des demandeurs de services au Tribunal de Résidence de Rumonge. Ils accusent le Président de ladite juridiction d’être l'obstacle à la réception de leurs plaintes et dénoncent des actes de corruption. 

Les justiciables qui demandent de services au tribunal de résidence de Rumonge se lamentent que leurs doléances ne sont pas convenablement reçues. Souvent, ils rentrent toujours bredouille après de longues journées d’attente. Ces justiciables révèlent que le Juge- Président de cette instance du nom de Déo Niyongabo ne laisse presque jamais les autres juges auditionner les demandeurs de services. Ce qui entraine, selon eux, une très longue file d’attente devant son cabinet. Un d’entre eux témoigne. « Nous l’attendons depuis 7 heures 30 minutes jusqu’à 17 heures et nous rentrons sans être reçus. Nous sommes vraiment épuisés. Quand le ministre l’a récemment mis publiquement en garde suite à ces manquements, nous croyions qu’il allait se ressaisir ».

Ces justiciables indiquent également qu’une fois que le nommé Déo Niyongabo fasse preuve de décentralisation, il délègue souvent un certain Emmanuel Ndayizigiye. Ils accusent ce juge de s’adonner souvent à des actes de corruption sous la couverture du Président du tribunal. « Le prénommé Emmanuel intervient dans presque tous nos dossiers. Nous ne savons pas si c’est lui le plus compétent des juges. De la part de nombreux justiciables dont moi, nous savons que les dossiers dans lesquels il apparait sont caractérisés par des magouilles. Nous n’avons pas eu le temps de le révéler au ministre mais nous l’aurions dénoncé de même que la vice-présidente du tribunal », a- t- il dénoncé.

Même si le dernier mot sur la recevabilité des plaintes est de la compétence du Juge-Président du tribunal, ces justiciables estiment que l’audition par d’autres juges  pourrait rendre fluide leur réception. Ils demandent alors aux autorités habilitées, en l’occurrence au ministre de la justice de se saisir du cas d’autant plus que le gouvernement prône actuellement le rapprochement des juridictions à la population.

Favoritisme et mauvais traitement dans la distribution de l’engrais chimique à Songa

Les cultivateurs de la zone Kiryama en commune Songa de la province de Bururi  dénoncent le favoritisme et le mauvais traitement du distributeur qui s’observent dans la distribution de l’engrais chimiques FOMI. Ce distributeur privilégie les autorités issues du parti au pouvoir et s’arroge également le droit de frapper les demandeurs de ces fertilisants. 

Les cultivateurs de la zone Kiryama déplorent la mauvaise distribution de l’engrais chimique  FOMI qui s’observe dans cette localité. Ils indiquent que la petite quantité qui leur était reservée et déjà payée est en premier lieu distribuée aux commerçants par le nommé  Jean Niyonkuru alias Kabodoro, chargé de la distribution de cet engrais dans cette zone. L’un d’entre eux témoigne. « Comme vous pouvez le constater, nous n’avons rien comme engrais alors que nous sommes dans une saison pendant laquelle se cultive le haricot. Tout cela parce que le surnommé Kabodoro se prend pour un Dieu. Une fois que l’engrais chimique est disponible, il le donne à qui il veut et surtout aux commerçants qui le revendent à leur tour dans les rues. Nous, le bas peuple, ne recevons rien alors que nous avions payé de l’argent ».

Ces cultivateurs rentrent souvent bredouille car le nommé Jean Niyonkuru distribue une autre quantité de cet engrais  à ses protecteurs issus du parti au pouvoir qui lui servent de couverture dans ces actes de favoritisme. « L’autre partie est donne aux autorités dont le député Athanase Hatungimana Athanase. C’est ce dernier qui le soutient dans ces magouilles. Là où le bât blesse c’est que nous voyons toujours cet engrais être revendu sur la route », révèle une source. 

De plus, ces demandeurs d’engrais FOMI dénoncent le traitement dévalorisant qu’ils subissent de la part de ce chargé de la distribution. Ce dernier profère des insultes à ces cultivateurs ou même les tabasse quand ils viennent réclamer leur dû. « Il insulte les gens pendant la distribution et s’arroge même le droit de frapper ceux qui se trouvent sur la file d’attente. Imaginez-vous quelqu’un qui te frappe ou te crache dessus alors que tu as payé ton argent », a ajouté cette source.

Ces agriculteurs demandent aux autorités en l’occurrence le gouverneur de Province et l’administrateur de la commune Songa ainsi qu’à la direction provinciale de l’agriculture et de l’élevage de se saisir de ce cas et de corriger ces irrégularités. Ils demandent que le peu d’engrais chimiques qui parvient à être disponible leur soient équitablement et dignement fourni.

La rédaction de la RPA  a essayé de joindre Ir Ngendakuriyo Damien, administrateur de la commune Songa, ainsi que le Colonel Léonidas Bandenzamaso, gouverneur de la province Bururi, mais en vain.

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