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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Une dictature au sein de la Croix Rouge Burundi.

Les employés de la croix rouge s’insurgent contre le mauvais traitement  dont ils sont victimes de la part du secrétaire général au niveau national. Les contrats de certains employés sont modifiés sans explications tandis que d’autres employés sont chassés de leur poste sans préavis ni indemnités.

Certains employés de la croix rouge demandent l’intervention des hautes autorités du pays pour résoudre différents abus  qui s’observent au sein de la croix rouge. Ces employés se plaignent qu’ils sont maltraités par le secrétaire général de la croix rouge où certains avec des contrats indéterminés trouvent ces derniers modifiés sans savoir la vraie raison.

Comme prétexte, ces employés sont soit informés que les projets sur lesquelles ils travaillaient ont été terminés alors les autres employés du même projet continuent à travailler. Soit encore, on leur accuse des vols dans le but de les chasser du travail. Ces employés donnent l’exemple d’une certaine Philomène NIYONGERE,  comptable de la croix Rouge à Bujumbura dit Rural avec un contrat indéterminé depuis 2008 qui a été chassé cette année accusée de vol sans qu’elle puisse se justifier. Il en est de même que son collègue Grégoire de la province Bubanza. Et à la tête de ces abus se trouvent le secrétaire général de la croix rouge et sa clique comme le témoigne cet employé. « Nous les membres de la croix rouge de même que les employés, nous demandons aux institutions du pays surtout au  président de la république de suivre de près l’injustice, les vols, les menaces et le mauvais traitement dont nous sommes victimes. Ceux qui avaient des contrats indéterminés ont vu  leurs contrats modifiés pour  leur donner  des contrats déterminés. Et tout cela est fait par  le secrétaire général de la croix rouge et son groupe chargé du suivi des employés ».    

Ces employés font savoir aussi que personne n’a le droit de dire ce qui ne va pas au sein de la croix rouge ou demander quoi ce soit en rapport avec les problèmes internes si elle ne veut pas être chassée. Le cas illustratif est celui d’un nommé Innocent. Ce dernier a osé dire ce qui ne va pas à Bubanza. « Celui qui ose demander quoi que ce soit, il est torturé, persécuté ou chassé définitivement sans le respect de la loi. Parmi ceux qui ont été déjà chassés figure le chauffeur de Bubanza, un nommé Innocent, et un autre employé de Bujumbura Rural, un  nommé  Claude », a- t- il ajouté.  

Nos sources au sein de la croix rouge indiquent qu’il est incompréhensible de voir la façon dont on chasse un employé aujourd’hui et  le remplacer immédiatement. Selon nos sources, tout se planifie à l’avance car même les employés sont chassés en violation de la loi. En plus, nombreux parmi ces employés ont été chassé en 2021.

A ce propos,  la rédaction de la RPA a contacté Monsieur Anselme KATIYUNGURUNZA, le secrétaire général de la croix rouge, mais il n’a pas décroché son téléphone.

Grève des employés de l’entreprise AFRITEXTILE depuis ce mercredi.

Ces employés réclament  l’augmentation de  leurs salaires  ainsi que le respect des  contrats de travail qui les lient avec leur employeur.

Les employés de l’entreprise AFRITEXTILE, ex  COTEBU, ont suspendu leurs activités jusqu’à ce qu’ils rencontrent  l’ADG, Taruk Bachir,  qui est également le patron de cette entreprise. Ils affirment que c’est lui seul qui peut trouver une solution aux problèmes à l’origine de ce mouvement de grève. Entre autre, ces employés soulèvent la question des salaires. « Nous avons signés les contrats depuis 2011.  Cela fait dix ans qu’on ne bénéficie d’aucune augmentation sur nos salaires .On nous paie 100 mille francs burundais par mois et ce depuis  notre recrutement. Nous avons réclamé cette augmentations de salaire mais sans succès. Avec un salaire de 100 mille francs dans cette vie qui est devenue très chère, on ne sait pas comment s’en sortir. Qu’on nous augmente le salaire car même un aide- maçon ne touche plus 4000 mille francs  par jour. Il y a également le problème de l’inégalité des salaires .Deux employés peuvent avoir les mêmes diplômes et faire le même travail et recevoir des salaires différents. Nous voulons que tout ça soit réglé », révèle un des employés.

Ces employés demandent également le respect  des clauses du contrat de travail. « Dans le contrat il y a pas mal des choses qu’on s’est convenu mais qui ne sont pas respectés. Par exemple, ils ne nous donnent pas la cotation, l’avancement de grade ainsi que d’autres avantages que nous devrions bénéficier mais que  nous ne recevons pas. Et tout ça se trouve dans le contrat de travail », ajoute un autre employé.

 Ce personnel en grève dit avoir soumis  toutes leurs questions à leurs responsables hiérarchiques qui n’ont donné aucune suite. « Nous n’avons plus besoin du Directeur dans la résolution de ces problèmes car nous trouvons qu’il est incapable. Il nous a, à maintes reprises, mentis. Il ne veut même pas que nous rencontrions le patron de l’entreprise alors que c’est notre droit », s’offusque un employé.

L’entreprise AFRITEXTILE emploie près de 800 employés. Ces employés demandent au patron de cette entreprise,  Taruk BASHIR, d’intervenir pour que le travail puisse continuer comme avant.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de contacter Gilbert NZEYIMANA, Directeur General de l’entreprise AFRITEXTILE,  ainsi que Taruk Bachir, patron de cette entreprise, mais sans y parvenir.

Arrestation de plus de dix employés d’Afritextile par la police

Le matin de ce jeudi, la police a procédé à l’arrestation de plus de dix employés  de l’entreprise Afritextile parmi les employés qui observaient un mouvement de grève. A leur deuxième jour d’arrêt d’activités, la police a d’abord dispersés les employés avant de procéder aux arrestations. Ces employés s’étaient présentés à l’entreprise dans l’espoir de rencontrer le patron d’Afritextile.

Pour ce deuxième jour du mouvement de grève, les employés de l’entreprise Afritextile s’étaient  présentés à  l’entreprise afin de  solliciter la rencontre avec le patron, Taruk Bachir. A leur arrivée, ils ont été intimés l’ordre de reprendre les activités après avoir signé  des engagements. Chose qu’ils ont refusé de faire. « C’est un ordre que le DG a donné.  Signer quelques  engagements pour reprendre le travail. Mais personne n’a  voulu signer sur ce document. Après le DG a appelé la police pour nous disperser. Il a indiqué que celui qui veut travailler pouvait  entrer et que celui qui ne le voulait pas de rentrer », a indiqué un des employés.

Ils ont refusé de signer ces nouveaux engagements  exigeant d’abord la résolution  des problèmes à l’origine du mouvement d’arrêt des activités.  La situation n’a pas bien évolué à cette entreprise Afritextile. La police dirigée par le commissaire de la police en commune Ntahangwa a dispersé les grévistes et  a arrêté plus d’une dizaine d’entre eux, comme le souligne notre source. « La police a commencé à nous disperser pour que nous quittions le lieu. La police a même arrêté quelques-uns parmi nous. Ils les ont embarqués dans leurs véhicules. C’est dommage car les choses commencent à s’empirer ».

Plus de 10 employés ont été arrêtés et ont été tabassés selon toujours notre source. Leur lieu de détention est jusqu’à maintenant inconnu.

Dans l’interview qu’il a accordée à  nos confrères de la radio Culture, Gilbert NZEYIMANA directeur  de l’Afritextile a  fait savoir qu’il connait  et comprend les doléances de ses employés et a promis de  trouver une solution.

Jusqu’à présent, notre rédaction n’a pas encore pu joindre  Taruk Bachir, le patron de l’entreprise Afritextile.

La Regideso s’explique sur les forfaits de ses agents

La direction générale de la REGIDESO a réagi aux indignations des habitants de la ville de Rumonge qui ont dénoncé des cas de corruption dont ils sont victimes quand ils sollicitent des compteurs. Un communiqué émanant de cette direction a été lu dans toutes les églises de la ville de Rumonge dimanche dernier. Mais, certains habitants demandent à la direction générale de la REGIDESO de les aider à obtenir les compteurs sollicités depuis plusieurs jours.

Dans ce communiqué du directeur général de la REGIDESO, il a été demandé aux habitants de la ville de Rumonge et des milieux environnants qui sollicitent le raccordement en eau potable et électricité de ne plus payer d’autres sommes d’argent  que celles inscrites sur les factures.

Major Jean-Albert Manigomba, directeur général de la REGIDESO, a expliqué à ces habitants que celui qui donnera cet argent aura subi un vol et pourrait aussi être considéré comme ayant donné de la corruption. Cette autorité a ainsi donné son numéro de téléphone pour être alerté par tout habitant de la ville de Rumonge qui sera victime des agents de la REGIDESO.

Les habitants  de cette province  qui  avaient dénoncé ces pratiques dans nos éditions du 27 octobre dernier remercient le directeur général de la REGIDESO pour cette nouvelle mesure. Mais, ils lui demandent  toutefois  de donner une réponse à leur requête. Cet habitant de Rumonge demande au directeur général de la REGIDESO de faire une vérification des dossiers de demande déposés qui n’ont jamais avancé du fait que les demandeurs n’ont pas donné des pots-de-vin. « Nous apprécions le communiqué de la direction générale de la REGIDESO. Mais, nous demandons au directeur général d’envoyer des émissaires sur terrain où que lui-même il fasse une descente pour se rendre compte des dossiers de demande de compteurs qui n’ont jamais eu de suite favorable. Certains demandeurs de compteurs n’ont jamais pu récupérer leurs compteurs car les agents de la REGIDESO leur disaient de revenir après un certain temps et d’autres ont été signifié que leurs compteurs ne sont pas encore disponibles alors que le compteur est disponible ».

Après ce communiqué adressé aux habitants de la ville de Rumonge la semaine dernière, la direction générale de la REGIDESO a sorti ce mardi un autre communiqué similaire qu’elle a adressé aux habitants de toutes les provinces du pays.

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