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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Gitega ne pleure pas ses militaires

Des militaires burundais en mission de maintien de la paix en Somalie ont été attaqués par les terroristes du mouvement El-shabab, il y a de cela une semaine. Une attaque qui a couté la vie à plusieurs militaires burundais. Paradoxalement, Gitega entretient un silence radio  quant aux cérémonies funéraires des trépassés et se refuse de donner de la lumière sur les faits.

Au petit matin du 3 mai, les terroristes du mouvement El-Shabab ont mené une attaque meurtrière contre le 61ème  bataillon burundais de l’ATMIS (Mission de Transition de l’Union Africaine en Somalie). Les informations en provenance des rescapés de l’attaque font état de 51 morts et 7 portés disparus.

Mercredi le lendemain de l’attaque, le porte-parole de l’armée burundaise, Colonel Floribert Biyereke, a déclaré je cite : « Le contingent burundais déplore 10 militaires tués, 5 portés disparus et 25 blessés. 20 terroristes du groupe Al-Shabab ont été tués ».

Partant de ces dires, le regret chez les observateurs avises réside dans le fait que le gouvernement burundais sous-estime la valeur de ces enfants tombés sur le champ de bataille.

Non seulement Gitega cache la vérité sur les dégâts humains de la tragédie mais aussi il laisse planer un flou sur le rapatriement des corps pour un enterrement honorifique. Non plus, les familles éprouvées ne sont pas signifiées de la mort des leurs.

Entre- temps, des éléments du mouvement El-shabab entèrent sauvagement les corps des patriotes burundais. Quel déshonneur !

Ceux qui s’entretiennent avec la RPA déplorent amèrement l’attitude du numéro un burundais, Evariste NDAYISHIMIYE, qui n’a fait que twitter seulement au lieu de prononcer au moins un discours de condoléance aux familles éprouvées et de décréter un deuil national.

Deux responsables du district sanitaire de Rutana impliqués dans la mauvaise gestion du charroi.

Le personnel du district sanitaire de Rutana dénonce la mauvaise gestion du charroi   par le médecin chef de district et  le gestionnaire dudit district. Ce personnel indique que trois véhicules octroyés à ce district ont été décrassés dans trois ans seulement. Et au lieu de faire réparer  les véhicules en panne, ces deux responsables  vendent leurs pièces.

 Le personnel du district sanitaire de Rutana accuse le Dr Ciza Gilbert, médecin chef de district et le gestionnaire Wilson Irambohoye de mauvais usage des véhicules de l’Etat. Ces derniers ne permettent pas aux chauffeurs affectés à ces véhicules de les conduire car, selon le personnel, les deux responsables veulent les utiliser pour des fins personnelles.

Ces employés déplorent  que trois véhicules aeint été déjà décrassés dans moins de trois ans. Et pire encore, au lieu de faire réparer un véhicule tombé en panne, les deux responsables procèdent toujours à la vente des pièces du véhicule endommagé. Un de ces employés témoigne comment ces véhicules ont été déclassés un à un. « Parlons premièrement du véhicule DA 907 octroyé par l’union Européenne. Ce véhicule a été déclassé dans un garage d’un certain Hussein situé tout près du bistrot communément appelé Pyramide ou Musasa. Presque toutes ses pièces ont été volées. Il est soutenu par des pierres mises à la place des pneus. Le ministère de la santé nous a ensuite donné un autre véhicule immatriculé BA 6150. Ce dernier a été lui aussi déclassé. Il est toujours  stationné devant les bureaux du district sanitaire de Rutana ».  

 

Le troisième véhicule a été également offert  par le  ministère de la santé. Ce dernier a été réceptionné étant neuf mais il a été endommagé dans moins d’une année, déplore toujours un des employés de ce district sanitaire.  « Depuis qu’il nous a été octroyé,  Dr Ciza Gilbert n’a pas voulu qu’il soit conduit par son chauffeur, le prénommé Claude. Il l’a conduit  lui-même pendant trois semaines en mairie de Bujumbura. En cours de route en direction de Gitega, il a eu un accident au niveau de la route Muramvya- Gitega et il a coûté la vie à deux personnes. Le véhicule a été endommagé et il a été mis au garage. C’est ainsi que le Dr Ciza Gilbert a intimé l’ordre à son chauffeur Claude d’aller déclarer l’accident à sa place. Mais, ce dernier a refusé et il a été sanctionné »

 

Sorti du garage,  Dr Ciza Gilbert et le gestionnaire Wilson Irambohoye auraient utilisé le même véhicule dans la vente du charbon. Le personnel du district sanitaire de Rutana  indique qu’il transportait de Rutana vers Bujumbura 10 à 15 sacs de charbons par semaine et de préciser qu’il a eu ainsi un autre accident. Pour le moment, le même personnel indique ne pas connaître où a été mis sa carcasse.  « La dernière semaine du mois d’avril, le gestionnaire Wilson a pris le véhicule en direction de Bujumbura sans être accompagné par un chauffeur. De retour, il a eu un accident à 9 km du chef-lieu de la province de Rutana. Le véhicule a passé trois jours sur le lieu de l’accident. Il a été bien couvert par une bâche pour éviter qu’il ne soit identifié. Après, il a été  déplacé  la nuit vers une destination jusqu’ici inconnue », précise un membre du personnel.    

Le personnel du district sanitaire de Rutana déplore cette mauvaise gestion des biens de l’Etat par ceux-là même qui devraient les protéger. Il demande au ministre de la santé publique d’effectuer une descente pour s’enquérir de la situation ou à défaut de mettre en place une commission d’enquête.  

A ce propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre Ciza Gilbert, le médecin chef du district sanitaire de Rutana.

Institutionnalisation des contributions forcées au Burundi.

Le régime CNDD- FDD pérennise les contributions illégales exigées à la population. Actuellement, il collecte des contributions  pour  la construction du palais présidentiel en province de Gitega. Tous les commerçants sont appelés à contribuer et tous les fonctionnaires de l’Etat sont quant à eux obligés  de céder tout un salaire mensuel.

Le régime CNDD-FDD continue sans cesse d’exiger à la population des contributions illégales. En plus de celles liées aux élections de 2020, à la construction de diverses infrastructures dont les stades, les permanences du parti CNDD-FDD ainsi que les dons destinés à certains dignitaires lors des descentes dans les provinces, ce régime est en train de collecter actuellement de l’argent pour la construction du palais présidentiel en province de Gitega.

Tous les fonctionnaires de l’Etat et hommes d’affaires sont appelés à contribuer. Certains ont déjà donné leur contribution comme cet homme d’affaire qui a été invité à visiter le chantier de ce palais afin de dévoiler le montant à contribuer.  « Je m’appelle Ndekatubane Abraham. Je suis un jeune entrepreneur et je suis à mes débuts. Excellence, merci beaucoup pour nous avoir accordé cet honneur et de m’avoir invité ici. Normalement au palais royal, on n’y va pas les mains vides. Pour y entrer, tu apportes quelque chose. On nous a dit de venir ici et nous avons pensé que le chantier avait peut- être besoin du ciment. Moi, demain matin, Excellence, je donnerai 50 millions. Ils vont m’indiquer le numéro de compte. Demain matin c’est dimanche, plutôt lundi. Merci beaucoup. Que Dieu te bénisse »

Ce numéro de compte demandé par l’homme d’affaire a été déjà annoncé au public. Dans une lettre adressée aux différents ministres du gouvernement le 27 avril 2022, le ministre des finances, du budget et de la planification économique, Domitien Ndihokubwayo leur a demandé de faire une large diffusion du compte de transit des contributions populaires  pour la construction du palais présidentiel de Gitega. Il s’agit du compte No CC 13 360 intitulé « URUBUMBIRO RW’IMUHIRA », ouvert dans les livres de la banque centrale.

Selon, les informations en possession de la RPA, certains ministres notamment celle de la justice et celui de l’intérieur et de la sécurité auraient déjà organisé des réunions avec les hauts cadres de leurs ministères pour leur demander d’aller donner des injonctions au personnel sur la procédure à suivre pour contribuer. Ils leur ont intimé l’ordre de céder soit le salaire du mois de mai soit celui de juin.

Les fonctionnaires de l’Etat s’inquiètent de ces contributions forcées étant donné que le salaire mensuel de la plupart d’entre eux ne leur permet pas de joindre les deux bouts du mois.

A Gitega, les fonctionnaires ploient sous le fardeau de cotisations intempestives.

Les fonctionnaires de la capitale politique Gitega s’insurgent contre la décision de l'administration locale les obligeant de payer une cotisation  variant entre 10 mille et100 mille francs selon leurs catégories. La cotisation est soi-disant destinée à la construction d'un stade de Bihanga. Ils jugent cette somme exorbitante  surtout qu’ils sont confrontés à des  dépenses élevées relatives aux prix de plusieurs produits dont le carburant et le ticket de transport.

C'est sur  la colline Bihanga, commune et province Gitega que se construit actuellement un terrain de jeux. A cet effet, l'administration communale et provinciale à GITEGA a  pris une décision d'obliger une cotisation allant de 10.000 à 100.000 francs voire plus à tout fonctionnaire œuvrant en commune GITEGA.

Par exemple, tout enseignant de l'Ecole fondamentale et Ppost- fondamental est  obligé de payer 10.000 francs. Tout directeur de l'Ecole Fondamentale devra payer 20.000francs tandis que celui du post- fondamental devra payer 30.000 francs.

De telles cotisations sont aussi exigées à d’autres services. Les directeurs et directeurs généraux payeront entre 50 et 100.000francs voire plus au moment où le personnel de leurs services est contraint de payer entre 20 e et 30 mille francs par individu.

Cette décision n'a pas du tout plu à certains fonctionnaires de la commune GITEGA qui jugent cette somme très élevée  vue les difficultés financières auxquelles ils font face. Ils évoquent la hausse des prix de presque tous les produits dont le carburant et le ticket de transport sans oublier l'endettement de pas mal de fonctionnaires pour des raisons de se faire construire un logement. Ils se plaignent à voix basse qu’ils payeront cette somme pour  protéger leurs vies et demandent que cette cotisation soit payée par ceux qui le veulent et qui le peuvent.

De plus, ils se plaignent qu'ils sont régulièrement appelés à verser des cotisations telles les cotisations pour la construction du stade Ingoma et celles pour la construction de l'Université Polytechnique de GITEGA sans oublier les cotisations pour les élections de 2020.

Ils suggèrent à l'administration de chercher  des partenaires chaque fois qu'elle compte effectuer des travaux nécessitant de gros financements.

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