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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Bientôt, une force régionale pour combattre les forces négatives

Une force régionale ayant pour mission de combattre les forces négatives va bientôt être  mise en place. Cela a été convenu  lors des conclusions d’un mini-sommet des chefs d’Etats de la communauté de l’Afrique de l’Est tenue ce jeudi  à Nairobi au Kenya. Dans un communiqué sorti à la fin de cette rencontre, ces  chefs d’Etats ont souligné que tous les groupes armés étrangers présents sur le sol congolais doivent être désarmés et regagner leurs pays respectifs.

Le déploiement urgent d'une  force régionale pour aider à contenir et, si nécessaire, combattre les forces négatives présentes  en République Démocratique du Congo  est l’un des points de la conclusion de ce jeudi des  chefs d’Etats de la communauté est- africaine  à Nairobi au Kenya.

Le sommet de ces chefs d’Etat s’est tenu  après quelques jours de l’adhésion  de la RDC comme septième membre de  la Communauté de l'Afrique de l'Est.

Dans un communiqué  qui semble ambiguë sorti à l’issu de ce mini-sommet des cinq chefs d’Etats de l’EAC qui ont été invités à prendre part à cette  rencontre, les dirigeants d'Afrique de l'Est ont lancé un avertissement aux groupes se trouvant sur le sol congolais les exhortant à choisir le dialogue ou à être considérés comme des ennemis de tous. De plus, il a été  ordonné que la planification d’une force régionale  commence   avec effet immédiat avec la pleine consultation des autorités compétentes de la  région. Ces  chefs d’Etats se sont  convenus par la suite  que les groupes armés étrangers présents en RDC doivent être désarmés et retourner  immédiatement dans leurs pays de provenance.

Par ailleurs, la communauté de l’Afrique de l’Est  dispose d’une armée dénommée « La Force en attente de l'Afrique de l'Est », une organisation régionale dont le mandat est de renforcer la paix et la sécurité dans la région. Il s'agit de l'une des cinq forces multidimensionnelles régionales de la Force africaine en attente (FAA) en sigle, de composantes militaires, policières et civiles.

De surcroît, il y a également le rôle de  la MONUSCO qui a été confirmé et repris dans l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la région de 2013. Ces dernières années, le rôle principal de la MONUSCO est de protéger les civils congolais.

La mise en place de la force régionale de lutte contre les forces négatives, lit-on toujours dans ce communiqué,  commence immédiatement sous la direction de la RDC. Mais entretemps, cette décision ne montre pas comment cette nouvelle armée régionale sera financée.

La RD Congo désormais membre de la communauté est- africaine.

La République Démocratique du Congo a, aujourd'hui, officiellement adhéré à la Communauté Est-Africaine. La RDC attend beaucoup de cette communauté qui compte désormais sept pays.

 La RDC devient le 7ème  pays à adhérer à la communauté de l'Afrique de l'Est après le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Sud-Soudan. Lors du 19ème  sommet extraordinaire des Chefs d'Etat de ce mardi qui a pris la décision, tous les participants ont salué cette adhésion de la RDC dans la communauté. En plus de la réduction des coûts de télécommunication avec les pays voisins et les facilités de mobilités commerciales, le président de la République Démocratique du Congo a énuméré d'autres avantages qu'il espère tirer de cette intégration. « La réduction des tarifs douaniers pour les marchandises réceptionnées au port de Mombasa au Kenya et de Dar Es Salam en Tanzanie. L'application du pacte de sécurité collective de la communauté et la mutualisation renforcée des forces contre l'activisme des groupes armés locaux et étrangers ainsi que le terrorisme à l'Est », s’est- il réjouit.

Selon le Président congolais, son pays va aussi apporter une énorme contribution à la sous-région. « L'élargissement du marché par l'addition de la population congolaise estimée à 90 millions d'habitants. L'augmentation de potentialités économiques, d'opportunités d'investissement en Afrique de l'Est par l'apport des richesses naturelles de la République Démocratique du Congo », a- t- il précisé.

 

Selon le président Félix Tschisekedi, l'adhésion de la RDC réduira les tensions entre les pays et permettra la concertation régulière sur des questions d'intérêts communs.

Félix Tschisekedi a également proposé à ses homologues et leurs représentants la création d'un nouvel organe qui se pencherait spécifiquement sur l'environnement, les ressources naturelles, les mines et l'énergie.

AMISOM devient ATMIS depuis ce jeudi.

Depuis  ce jeudi, la Mission de l'Union africaine en Somalie, AMISOM,  a  changé de nom. Elle est désormais appelée ATMIS : Mission de transition de l'Union Africaine en Somalie. La résolution a été votée ce jeudi à l’unanimité  par le  Conseil de Sécurité des Nations Unies.  Il est prévu une réduction progressive  des effectifs de cette mission jusqu'à zéro au 31 décembre 2024.

C’est en vertu de la résolution 2628 de l’an  2022 que  le Conseil  de sécurité de  l’ONU a autorisé pour une période initiale de 12 mois les États membres de l’Union Africaine  à prendre toutes les mesures nécessaires pour exécuter le mandat confié à l’ATMIS. 

La décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, UA,  avait proposé  la reconfiguration de  la Mission de l’Union africaine en Somalie, AMISOM,  en  Mission de Transition de l’Union Africaine en Somalie, ATMIS.

Selon le communiqué du Conseil de sécurité de l’Onu,  le mandat de la nouvelle Mission comprend, entre autres, la réduction de la menace posée par les Shebabs , le soutien au renforcement des capacités des forces de sécurité et de police somaliennes intégrées , le transfert progressif des responsabilités en matière de sécurité à la Somalie et le soutien aux efforts déployés par le Gouvernement fédéral somalien et les États membres de la fédération en faveur de la paix et de la réconciliation.

 Selon la résolution 2628  votée ce jeudi, le plan de réduction progressive des effectifs de l'Atmis se fera en quatre phases jusqu'au départ de tout le personnel fin 2024 du moins selon le communiqué du conseil de sécurité de l’Onu.

Une première réduction de 2.000 militaires, précise le communiqué,  doit intervenir d'ici au 31 décembre 2022, puis plusieurs diminutions au terme de chaque étape : mars 2023, septembre 2023, juin 2024 puis "effectif zéro" fin décembre 2024, selon le texte de la résolution.

Il est à signaler que le Burundi était jusqu’ici  le deuxième grand contributeur  des troupes de l’AMISOM avec plus  5.400 militaires derrière l’Ouganda  qui en compte plus de 6200 sur  21.500 soldats de l'Amisom. Jusqu’ici l’Amisom est  considérée  comme la plus grande source  de devises pour le  Burundi.

Déclaration conjointe de la société civile burundaise : nous déplorons la levée des sanctions de l’Union européenne contre le Burundi

À une semaine de la participation attendue des autorités burundaises au sommet Union Africaine-Union européenne à Bruxelles les 17 et 18 février 2022, la société civile burundaise en exil exprime sa déception et son inquiétude quant à la décision annoncée le 8 février dernier par l’Union européenne de lever ses sanctions contre le Burundi. Ces mesures avaient été adoptées en 2016 dans le cadre de l’accord de Cotonou en raison de la grave détérioration de la situation des droits humains dans le pays.  

 

« Je m’indigne que l’Union européenne décide de coopérer avec un pays qui continue de violer les droits humains », dénonce un DDH qui a souhaité rester anonyme. L’annonce de la levée des sanctions intervient en effet alors qu’aucun progrès significatif n’a été constaté dans le domaine des droits humains dans le pays. Au contraire, aucun des éléments sur lesquels l’Union européenne attendait des avancées (listés dans la « matrice des engagements » de 2016) n’a fait l’objet de véritables réformes ces six dernières années. « On ne peut pas s’empêcher de penser que la levée des sanctions est contraire aux valeurs sur lesquelles est fondée l’Union européenne », ajoute Dieudonné Bashirahishize, membre et ancien Président du Collectif des Avocats pour la Défense des Victimes (CAVIB).  

 

« La situation que nous avons fuie reste la même aujourd’hui », continue-t-il. En 2015, de nombreux·ses membres de la société civile avaient été contraint·es à l’exil en raison des atteintes généralisées contre la liberté d’expression et la liberté d’association dans le pays. En réponse au mouvement d’opposition à la candidature du Président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, les autorités burundaises avaient notamment procédé à de nombreuses exécutions extrajudiciaires et disparitions forcées dans un contexte d’impunité généralisée. Des milliers d’arrestations et détentions arbitraires avaient également été dénoncées, avec des allégations de torture et de traitements inhumains ou dégradants à l’encontre des personnes détenues. Six ans plus tard, Dieudonné Bashirahishize constate que « le régime burundais a changé de rhétorique, mais on n’observe pas de changement sur le terrain ».  

 

L'arrivée au pouvoir d’Evariste Ndayishimiye en 2020 avait pourtant ouvert l’espoir d’une transition au Burundi. « Il y a de bonnes paroles, mais pas toujours suivies de bonnes actions », déplore Anschaire Nikoyagize, Président de la Ligue ITEKA. Malgré la libération en 2020 des quatre journalistes d’Iwacu, ou celle du DDH Germain Rukuki en 2021, la situation de la société civile demeure extrêmement préoccupante. Le cas de l’avocat Tony Germain Nkina, condamné en octobre 2021 à une peine de cinq ans de prison suite à un procès inéquitable en raison de son ancienne affiliation à une organisation de droits humains, illustre la continuité des attaques contre les DDH au Burundi. « L’espace politique est verrouillé. Beaucoup de militants sont arrêtés pour avoir tenu des réunions », dénonce encore Gervais Nibigira, Vice-Président du Réseau des Citoyens Probes (RCP).  

 

Les autorités burundaises s’en prennent également aux défenseur·es des droits humains (DDHs) qui ont décidé de fuir le pays. « Ce qui nous a poussé à quitter le pays est toujours là », explique Anschaire Nikoyagize. Le 2 février 2021, la Cour Suprême du Burundi a notamment rendu publique la condamnation à perpétuité de 12 DDHs en exil sur bases d’accusations infondées d’« attentat à l’autorité de l’État », d’ « assassinats » et de « destructions ». Si ces personnes décidaient de rentrer au Burundi, elles risqueraient de se voir arrêtés et détenus en application de cette peine, prononcée en l’absence des accusés, et sans qu’il ne leur ait été permis d’accéder à leur dossier.  

 

« Comment pourrions-nous retourner dans un pays où l’on risque enlèvements, arrestations arbitraires, assassinats ? », répond Germain Rukuki aux appels lancés par le gouvernement pour le retour des exilé·es. Face aux injonctions à « observer une période de silence » après le retour au pays, Eulalie Nibizi, ancienne présidente du Syndicat des travailleurs de l’enseignement au Burundi, s’interroge : « Pourquoi rentrer si c’est pour se taire ? » 

 

Au-delà des DDHs, beaucoup de citoyen·nes burundais·es ayant quitté le pays après avoir subi des violations graves de leurs droits ne souhaitent pas rentrer, malgré les pressions subies. Chantal Mutamuriza, Directrice exécutive de Light for All témoigne : « Je travaille avec des personnes victimes de violences sexuelles réfugiées en Ouganda. La plupart ne peuvent pas rentrer car elles n’ont jamais été soignées de leurs blessures physiques et psychologiques. Certains préfèrent mourir que rentrer. » 

 

Les organisations de la société civile burundaises qui travaillent depuis l’exil constatent que la situation sécuritaire demeure en effet extrêmement préoccupante. Pacifique Nininahazwe, Président du Forum pour la Conscience et de Développement (FOCODE), explique que le travail de documentation de son organisation permet d’affirmer que « le nombre de disparus a augmenté depuis l’arrivée du nouveau président ». De son côté, la Ligue ITEKA a également continué ces dernières années à documenter de nombreuses violations sur l’ensemble du territoire, y compris des meurtres, des arrestations arbitraires, et des cas de violences sexuelles. Ces faits ont lieu en totale impunité : les autorités sont souvent au courant ou à l’origine des violations et les responsables ne sont que très rarement traduits en justice.  

 

« Je ne vois pas sur quelle base l’Union européenne peut dire qu’il y a eu une amélioration de la situation des droits humains au Burundi », ajoute Pacifique Nininahazwe. Ce sentiment est partagé par les DDHs burundais·es en exil, comme Marie-Louise Baricako, présidente du mouvement Inamahoro, qui déclare : « Les sanctions ont été adoptées sur la base de la situation des droits humains et la gouvernance. Ce sont les deux domaines les plus en souffrance aujourd’hui au Burundi ». Eulalie Nibizi, quant à elle, déplore que « les victimes [n’aient] malheureusement pas la force de peser sur les décisions de l’Union européenne ». 

 

« La levée des sanctions risque d’avoir des conséquences très négatives », s’inquiète encore Dieudonné Bashirahishize, craignant qu’elle soit perçue par le gouvernement burundais comme un signal d’approbation de la part de l’Union européenne de sa politique répressive. Suite à cette décision, il est désormais indispensable que l’Union européenne exprime publiquement et sans équivoque que la levée des sanctions ne signifie pas la fin de son engagement pour les droits humains au Burundi. Les organisations soussignées demandons notamment à l’Union européenne de :  

 

  • Maintenir et renouveler les mesures restrictives adoptées à l’encontre d’individus responsables de violations graves de droits humains au Burundi tant qu’ils occuperont des positions clé au sein de l’appareil politique burundais et qu’ils continueront à jouer un rôle dans la commission de violations des droits humains ;  
  • Demander la réouverture du bureau de l’office des Nations Unies aux droits de l’homme 
  • Maintenir le soutien financier et politique à la société civile burundaise, y compris celle en exil ; 
  • Exhorter les autorités burundaises à prendre des mesures immédiates afin de :  
  • mettre fin aux violations commises par les services de sécurité, ainsi que par la milice Imbonerakure ; 
  • mener urgemment des enquêtes indépendantes sur les violations graves des droits humains commises dans le pays depuis 2015, y compris les allégations de meurtre et de torture, dans le but d’en tenir les auteurs responsables ; 
  • libérer immédiatement les personnes arbitrairement détenues, en particulier les prisonniers d’opinion, y compris l’avocat Tony Germain Nkina ; 
  • garantir la possibilité pour la société civile locale comme internationale, y compris les DDHs et les journalistes, de travailler librement au Burundi, sans crainte pour leur sécurité,   
  • annuler la condamnation des 12 DDHs en exil prononcée le 2 février 2021 ; 
  • mettre fin aux restrictions abusives imposées aux organisations non-gouvernementales étrangères, comme la nécessité de respecter des quotas ethniques sur leur personnel, notamment à travers une révision de la loi de 2017 sur les organisations non-gouvernementales; 
  • lever les mesures de radiation  des organisations de la société civile dont la Ligue Iteka,  le Forum pour le Renforcement de la Societe Civile, le Forum pour la Conscience et le Développement, l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues, l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture et le Réseau des Citoyens Probes ;  
  • lever la mesure de suspension des organisations de la société civile dont  la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral, la Coalition Burundaise pour la CPI, l’Union Burundaise des Journalistes et SOS Torture Burundi ; 
  • permettre la réouverture des médias indépendants, comme la RPA, la Radio Télévision Renaissance (RTR), BBC et Voice of America ayant été contraints de cesser leurs activités au Burundi depuis 2015 ;  
  • autoriser l’accès au territoire burundais du Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi; 
  • s'engager à collaborer avec le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi 

 

 

Signataires : 

  • ACAT-Burundi 
  • Association des Amis de la Nature 
  • Association des Journalistes Burundais en Exil (AJBE) 
  • Association pour la Coopération et l'Auto-Développement (ACAD) 
  • Coalition Burundaise des Défenseurs des Droits Humains (CBDDH) 
  • Coalition Burundaise pour la Cour Pénale Internationale (CB CPI) 
  • Collectif des Avocats pour la défense des Victimes de crimes de droit international commis au Burundi (CAVIB) 
  • Ensemble pour le Soutien des Défenseurs des Droits Humains en Danger (ESDDH) 
  • Forum pour la Conscience et de Développement (FOCODE) 
  • Forum pour le Renforcement de la société civile au Burundi (FORSC) 
  • Ligue ITEKA 
  • Mouvement INAMAHORO 
  • Mouvement des femmes et filles pour la paix et la sécurité au Burundi (MFFPS)  
  • Réseau des Citoyens Probes (RCP) 
  • SOS TORTURE BURUNDI 
  • Union Burundaise des Journalistes (UBJ) 
  • Tournons La Page Burundi 

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