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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Inondations de Gatumba : les parents s’inquiètent pour la poursuite des études de leurs enfants

Inondations de Gatumba : les parents s’inquiètent pour la poursuite des études de leurs enfants

Certains parents de la zone Gatumba de la commune Mutimbuzi en province
Bujumbura demandent au gouvernement de préparer les écoles dans lesquelles
leurs enfants débuteront le troisième trimestre de l’année scolaire en cours. Ils
font savoir que leurs enfants ne pourront pas fréquenter leurs anciens
établissements qui sont actuellement entourées d’eaux.
Les écoles envahies par les eaux de la rivière Rusizi c’est notamment l’école
fondamentale Mushasha 1, l’école fondamentale Mushasha 2 et l’école
fondamentale de Warubondo. Nos sources dans cette zone indiquent que ces
écoles sont complètement entourées par les eaux.
Au moment où le début du troisième trimestre de l’année scolaire en cours est
prévu lundi, les parents se demandent comment leurs enfants vont poursuivre
leurs études. Ils demandent aux chargés de l’éducation et aux autorités
administratives de résoudre la question. « Nous pensons que la solution c’est la
délocalisation des élèves vers un autre endroit pour ce troisième trimestre car
c’est impossible d’accéder aux anciennes écoles. »
A part que les inondations ont envahi l’école fondamentale de Warubondo,
même le pont qui mène à cette école a été détruit. « Le pont qui avait été
construit par les habitants de la zone et qui facilitait les élèves et les enseignants à
accéder à l’école fondamentale de Warubondo a été détruit par les inondations. Il
y a un fossé très vaste et c’est très difficile de le traverser à pied. »
Nous n’avons pas pu joindre Siméon BUTOYI, administrateur de la commune
Mutimbuzi pour s’exprimer sur les préoccupations des parents des élèves.

Inondations de Gatumba : la population réclame la digue

Inondations de Gatumba : la population réclame la digue

Certains habitants de Gatumba n'ont plus d'abris après les inondations qui ont
envahi leurs ménages depuis le début de la semaine dernière. Les habitants de
cette zone de la commune Mutimbuzi de la province Bujumbura demandent au
gouvernement de leur construire des digues.
Les habitants des quartiers Kinyinya et Mushasha, qui ont été envahis par les
eaux de la rivière Rusizi, demandent aux autorités habilitées de trouver des
solutions immédiates pour les eaux sales déversées dans les ménages et dans
les rues suite aux débordements des latrines. Certains d’entre eux expliquent
qu’ils sont hébergés par les voisins et que d’autres passent la nuit dans les rues.
Ils indiquent qu’ils ne peuvent pas se réfugier dans les sites des déplacés de
parce qu’il n’y a pas assez de nourriture. Il ne serait plus possible de faire leurs
activités génératrices de revenus qui leur permettaient de survivre. « Il y a ceux
qui sont partis dans les sites parce qu’ils n’avaient pas de choix sinon la majeure
partie sont toujours ici dans la rue. Pendant la nuit, ils dorment sous des
couvertures ou des tentes qu’ils érigent dans la rue ou tout près des habitations
des voisins. » Les habitants de la zone Gatumba demandent au gouvernement
de leur construire des digues comme promis. La construction des digues c’est
ce qu’a également rappelé le chef de la localité Komera du secteur Mushasha 2
Logatien Bandyambona lors de l’interview accordée aux journalistes de
différents médias le mardi dernier. « Nous demandons au gouvernement de se
ressaisir et de tenir sa promesse en ce qui concerne les digues sinon toute cette
partie va être engloutie par les eaux. Et vous journalistes aidez-nous à
demander où ils en sont. Nous continuons de faire des réclamations et ils nous
disent que c’est pour bientôt mais nous ne savons pas où ils en sont. Nous
pouvons reconstruire ces maisons qui ont été détruites, nous n’avons pas de
choix. Mais d’abord, que le gouvernement nous érige ces digues. »
La zone Gatumba de la commune Mutimbuzi a été envahie à plusieurs reprises
par les eaux suite aux crues de la rivière Rusizi et du lac Tanganyika depuis trois
ans.

Des pluies diluviennes causent la mort d’une personne et plusieurs dégâts matériels à Nyabiraba

Des pluies diluviennes causent la mort d’une personne et plusieurs dégâts matériels à Nyabiraba

Une personne est morte, vingt maisons d’habitations ont été détruites par de
fortes pluies qui se sont abattues sur les différentes collines de la commune
Nyabiraba en province de Bujumbura dans la nuit de lundi à mardi. Ces pluies
ont également endommagé plusieurs champs de culture, laissant les habitants
de cette localité dans la désolation. Certaines victimes de ces intempéries sont
logées par des voisins et demandent d’être assistés.
Les collines les plus touchées par ces pluies diluviennes sont Mayemba et
Gasarara, toutes de la commune Nyabiraba en province de Bujumbura. Les
témoins sur place indiquent qu’une personne a été tuée par l’effondrement de
sa maison et vingt maisons d’habitations ont été détruites.
Pour le moment, les victimes de ces intempéries sont dans la désolation totale
et sont logées par des voisins, témoigne un habitant de la localité : «  Cette
pluie a coûté la vie à une personne âgée. Elle était à l’intérieur d’une maison
quand cette dernière s’est effondrée et elle est morte sur place. Une vingtaine
de maisons ont été également détruites et certains occupants sont hébergés
par des voisins, d’autres logent toujours dans les décombres. »
Cet habitant de la localité frappée par ces fortes pluies fait également savoir
que plusieurs champs de cultures ont été endommagés et précise que les
sinistrés seront sans doute touchés par la famine. « Plusieurs champs de
cultures dont le haricot, le manioc et les oignons ont été détruits par la grêle.
Les bananerais et les tomates ont été également endommagés par cette forte
pluie. »
La population victime de ces aléas climatiques demande au gouvernement une
assistance en nourriture. Elle demande également à tous les bienfaiteurs de lui
offrir des tôles ou des tentes pour couvrir les maisons dont la toiture a été
emportée afin de trouver un abri surtout en cette période de fortes pluies. A ce
propos, la rédaction de la RPA n’a pas pu joindre l’administrateur de la
commune de Nyabiraba.

Des déchets de la honte au chef- lieu de la province de Mwaro.

Les déchets des latrines du commissariat provincial de la police à Mwaro inquiètent les habitants des environs. Ces déchets s’observent depuis longtemps et toutes les autorités le savent bien mais affichent une négligence face à ce problème. Les habitants de la localité demandent aux autorités provinciales de se ressaisir et de résoudre ce problème avant que les maladies liées aux mains sales ne se déclarent.

Ce commissariat provincial est situé à Gatare non loin du bureau du gouverneur de la province de Mwaro. Selon une source de la RPA à Mwaro, presque tous les bureaux administratifs se trouvent à proximité de ce commissariat. « Ce commissariat se trouve à Gatare à 700 mètres du bureau du gouverneur. Près du bureau du gouverneur, il y a le bureau du médecin provincial et celui du directeur provincial de l’éducation, juste à quelques mètres, il y a un autre bureau du parquet de la république. En un mot, tous les bureaux des autorités provinciales sont à proximité de ce commissariat», révèle une source.

Les déchets des latrines de ce commissariat provincial de la police se déversent sur une route empruntée souvent par toutes ces autorités pour se rendre à leurs bureaux. L’indifférence de ces dernières face à cette insalubrité pousse les habitants de les accuser de négligence. «C’est très frustrant, honteux voire  incompréhensible de voir ces déchets provenant des latrines de ce commissariat se jeter depuis longtemps dans la route au vu et au su des autorités. Même l’administrateur de la commune Gisozi passe souvent sur cette route pour se rendre à son bureau. Ce n’est que de la négligence des autorités car tout le monde connaît la situation», a- t- elle poursuivi.

Chaque fois que les autorités veulent faire quelque chose pour aménager l’endroit où se déversent ces déchets, elles font travailler les détenus sans aucune protection. Les habitants de la localité craignent pour leur santé et celle des détenus. «Vraiment ça dégage des odeurs nauséabondes. Ces déchets se dirigent directement vers l’entrée d’une habitation.  Ne soyez pas étonnés si un jour vous entendez des maladies liées aux mains sales envahir notre province. Des fois s’ils veulent diminuer ces déchets, ils font travailler les détenus sans aucune protection. Ils leur donnent des bidons, des seaux et sans même de masques. Les détenus sont aussi des humains. Nous demandons que leur droit soit respecté », plaide- t- elle.

Les habitants de la province de Mwaro demandent aux autorités de se ressaisir et de faire tout leur possible pour résoudre ce problème avant qu’il ne soit tard.

A ce propos, la rédaction de la RPA a essayé de  contacter le Colonel Gasanzwe Gaspard, gouverneur de la province de Mwaro, son téléphone sonnait sans que personne ne décroche.

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