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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

À Gitega, les enfants de la rue inquiètent par leur violence croissante

À Gitega, les enfants de la rue inquiètent par leur violence croissante

Par: Davy Claude Mbananayo

Dans la capitale politique du Burundi, la présence d’enfants en situation de rue prend une tournure alarmante. De plus en plus visibles dans plusieurs quartiers de Gitega, ils sont désormais associés à des actes de vol, d’agression et, dans certains cas, de violences sexuelles. Les habitants appellent les autorités à réagir d’urgence avant que le phénomène n’échappe à tout contrôle.

À Gitega, la capitale politique du Burundi, le phénomène des enfants en situation de rue prend une ampleur sans précédent. Alors que la question préoccupait surtout la ville de Bujumbura, l’ancienne capitale, des groupes d’enfants sans abri sont désormais très visibles dans plusieurs zones de Gitega, notamment à Nyamugari, Magarama et autour du marché central.

Selon plusieurs sources locales, ces enfants, livrés à eux-mêmes, sont à l’origine d’une montée de la délinquance urbaine. Les habitants rapportent des cas fréquents de vols à la tire, de dépouillement de passants et, plus récemment, d’agressions visant particulièrement les femmes et les jeunes filles.

« Le problème majeur est que ces enfants grandissent sans encadrement ni moyens de subsistance. Faute de nourriture, certains recourent à la violence pour survivre », explique un habitant de Gitega. Les témoignages évoquent aussi la peur grandissante des riverains, notamment des commerçants qui exercent dans les zones concernées.

Les agressions se multiplient, surtout à la tombée de la nuit, lorsque des groupes d’enfants tendent des embuscades aux passants transportant des marchandises. Dans certains cas, ces actes dégénèrent en violences physiques et sexuelles, soulignant la gravité du phénomène.

Les habitants appellent les autorités administratives et la police à intervenir rapidement pour endiguer cette situation avant qu’elle ne dégénère davantage. « Ces enfants risquent de former à terme des réseaux criminels organisés s’ils ne bénéficient pas d’un accompagnement social et éducatif », avertit notre source de la ville.

Des observations sur le terrain confirment également que plusieurs de ces enfants consomment de l’alcool et d’autres substances psychoactives, sans suivi ni structures d’accueil. Les habitants de Gitega réclament ainsi une réponse coordonnée entre les services sociaux, la police et les autorités locales, pour offrir à ces enfants des alternatives à la rue.

 

Une maladie porcine fait des ravages à Burunga

Une maladie porcine fait des ravages à Burunga

Par: Josiane Muzaneza

Une maladie porcine non encore identifiée sévit en commune Makamba de la province Burunga. En moins de 2 semaines, plus de 100 porcs sont morts. D’où les habitants de la place, plus particulièrement les éleveurs, demandent au ministère ayant l’élevage dans ses attributions, de faire des analyses en vue de trouver un remède avant que tous les porcs ne soient décimés.

Ballonnement du ventre, tremblements, fièvre, perte d’appétit et une fatigue généralisée, tels sont les premiers symptômes que présentent les porcs atteints de cette maladie. Selon un éleveur de la place qui s’est confié à la RPA,  même les parties génitales ne sont pas épargnées et « les porcs meurent 12 heures seulement après l’apparition des premiers symptômes. »

Se propageant à une vitesse fulgurante, notre source fait savoir le nombre de porcs contaminés est passé de 35 la première semaine à plus de 100 dans la semaine suivante. « Une fois cette maladie présente sur une colline quelconque, aucun porc ne survit. Par chance, 1 porc sur 100 peut y échapper. Sur les collines Kumurenge, Gasange, Nyaburumba et Rugarama, aucun porc n’a survécu. On devra recommencer à zéro. » Se lamente cet autre éleveur qui regrette que même les vétérinaires ne leur sont d’aucune aide. « Quand on fait recours aux vétérinaires, ils nous disent clairement qu’ils ignorent comment soigner nos porcs vu qu’ils ne savent pas encore de quelle maladie il s’agit. Même les antibiotiques injectés aux porcs malades n’ont eu aucun effet car ces derniers ont fini par succomber. Ils nous ont alors dit d’attendre voir comment la situation évolue. »

Pour le moment, les éleveurs de Burunga demandent au ministère ayant l’élevage dans ses attributions de faire tout son possible pour faire des analyses afin d’identifier cette maladie et apporter une solution urgente vu que la plupart d’entre eux vivent de cette élevage dans lequel ils ont beaucoup investi.

Bujumbura : la recrudescence des enfants de rue ravive les inquiétudes sécuritaires

Bujumbura : la recrudescence des enfants de rue ravive les inquiétudes sécuritaires

Par: Davy Claude Mbananayo

La présence des enfants en situation de rue augmente de manière visible dans plusieurs quartiers de Bujumbura, où certains sont accusés de vols et d’agressions, notamment la nuit. Des habitants appellent à des solutions durables, au-delà des opérations ponctuelles de retrait ou de transfert vers des centres d’accueil comme celui de Munzenze à Cankuzo, déjà mis en place par l’État en 2023.

La ville de Bujumbura connaît ces derniers mois une recrudescence préoccupante du nombre d’enfants en situation de rue, de plus en plus visibles dans les principales artères de la capitale économique. D’après des informations concordantes recueillies par la RPA, ces enfants se concentrent notamment aux stations de bus et le long de grands axes comme l’avenue de la Mission, l’avenue de la Victoire et l’avenue de l’Amitié. Cette présence accrue alimente un climat d’inquiétude au sein de la population, qui redoute une dégradation continue de la sécurité urbaine.

À la tombée de la nuit, nombre de ces mineurs se dispersent dans différents bars très fréquentés de la ville, lieux de rassemblement de nombreux citadins. Selon plusieurs témoins, certains d’entre eux sont impliqués dans des actes de vol ciblant particulièrement les passants, en l’occurrence des femmes et des jeunes filles, surtout aux heures tardives. Plusieurs résidents décrivent un sentiment d’insécurité croissant sur certains axes.

« Le principal problème, c’est que certains de ces enfants se sont organisés en groupes de délinquants », confie un habitant interrogé par la RPA. Selon lui, ces groupes se signalent par des vols à l’arraché et des agressions visant principalement les femmes et les jeunes filles, en particulier durant la nuit. L’avenue de l’Uprona est souvent citée comme l’un des points les plus sensibles, en raison de la forte concentration de bars et du passage de personnes rentrant tard à leur domicile.

Les informations recueillies indiquent également que les interventions des forces de l’ordre peinent à contenir le phénomène. Lors des opérations de police, ces enfants parviennent fréquemment à échapper aux arrestations en se faufilant dans des caniveaux ou d’autres passages étroits et difficilement accessibles à proximité des axes concernés. Cette grande mobilité rend leur prise en charge sécuritaire et sociale particulièrement complexe.

Des habitants de Bujumbura plaident pour l’organisation d’un cadre de concertation élargi réunissant autorités, services sociaux, organisations de la société civile et partenaires techniques. L’objectif est d’analyser en profondeur la problématique des enfants en situation de rue et de proposer des réponses adaptées, qui dépassent les seules actions ponctuelles. Plusieurs voix estiment qu’il ne suffit plus de procéder à des rafles ou à des transferts temporaires vers des centres d’hébergement.

« Il devient urgent de tenir des assises nationales inclusives sur la question des enfants en situation de rue », estime un acteur de la société civile joint par la RPA. Selon lui, la priorité devrait être la mise en place de politiques structurées : création de centres d’accueil et de réinsertion adaptés, encadrement social, éducatif et psychologique, mais aussi accompagnement des familles pour traiter les causes profondes du phénomène. Il insiste sur la nécessité d’un suivi dans la durée, afin d’éviter que les enfants ne retournent systématiquement dans la rue après chaque opération.

Parmi les causes souvent évoquées, la précarité économique au sein des ménages figure en première ligne. Pour tenter de juguler le phénomène, le gouvernement burundais a mis en place en 2023 un centre d’accueil sur la colline Munzenze, en zone Mishiha, commune Cankuzo, destiné notamment aux enfants en situation de rue transférés de Bujumbura. Ce centre s’inscrit dans une stratégie nationale de retrait et de réinsertion de ces enfants, qui prévoit un encadrement et un accompagnement en vue de leur réintégration familiale. Cependant, en dépit de cette initiative, des dizaines d’enfants continuent d’être visibles en nombre croissant dans les rues de la capitale économique, signe que les réponses actuelles restent insuffisantes pour endiguer durablement le phénomène.

 

 

 

 

 Ngozi : flambée des prix des denrées alimentaires, les ménages étouffent

Ngozi : flambée des prix des denrées alimentaires, les ménages étouffent

Par: Dany-Claire Iratwumva

Depuis deux semaines, les habitants de la commune de Ngozi, dans la province de Butanyerera, font face à une forte hausse des prix des produits alimentaires de base. Une situation que les commerçants expliquent par une mauvaise récolte et la pénurie persistante de carburant.

Les marchés de Ngozi affichent des prix en forte hausse, frappant les ménages dont le budget est déjà tendu. Les commerçants du marché central indiquent que plusieurs denrées de première nécessité ont presque doublé de prix en seulement quinze jours.

Les amarantes, par exemple, se vendaient auparavant à 2 000 francs burundais le tas, contre 5 000 francs actuellement. La farine de manioc et celle de maïs, autrefois proposées entre 1 200 et 1 500 francs, coûtent désormais entre 1 800 et 2 000 francs.

Le riz local dit “Kigori” est passé à 6 000 francs le kilo, tandis que le “Umunyagitega” atteint 7 000 francs. Quant au riz importé de Tanzanie, son prix est passé de 7 500 à 9 000 francs. Les oignons rouges et blancs suivent la même tendance, atteignant respectivement 4 000 et 3 500 francs.

Du côté des fruits, la situation n’est guère meilleure. L’ananas, vendu à 2 000 francs auparavant, coûte désormais 3 000 francs. Les oranges sont passées de 1 000 à 2 000 francs, et les mangues, de 5 000 à 10 000 francs le tas.

Les commerçants avancent plusieurs raisons à cette flambée. Ils évoquent d’abord la mauvaise récolte de la dernière saison agricole, mais aussi la rareté du carburant qui perturbe le transport des marchandises. “Certains produits ne viennent pas de la région. Le coût du transport a augmenté, car il faut payer plus cher pour trouver du carburant”, confie un vendeur rencontré sur place.

 

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