Par: Emmanuel Ndayishimiye
Malgré le paiement quotidien de taxes, les commerçants du marché de Jabe, en zone Bwiza, dénoncent l’accumulation de déchets organiques et l’insalubrité persistante qui menacent leur santé et leurs affaires.
Sur le marché de Jabe, situé dans la zone Bwiza de la mairie de Bujumbura, les tas de détritus se mêlent aux étals de fruits et légumes. Épis de maïs, pelures de banane, écorces d’avocat et restes de tomates jonchent le sol, au grand désarroi des vendeurs qui y travaillent chaque jour.
« On trouve ici des épis de maïs pelés, des bananes, des ignames, des écorces d’avocat, et les tomates sont vendues juste à côté. Les bananes, surtout, c’est vraiment honteux », déplore un commerçant rencontré sur place. Dans les allées étroites du marché, l’odeur de fermentation se mêle à celle des denrées fraîches, créant un environnement où l’hygiène devient difficile à maintenir.
Les vendeurs ne cachent pas leur incompréhension. Ils rappellent qu’ils s’acquittent quotidiennement de taxes censées contribuer à la propreté du marché. « Ceux qui sont chargés de ramasser les déchets les prennent à la main. Il n’y a pas un jour sans qu’on nous fasse payer des taxes. Pourtant, les maladies liées au manque d’hygiène se multiplient. Dans les lieux très fréquentés comme ici, il faudrait que tout soit nettoyé régulièrement », poursuit un autre commerçant.
Contacté au sujet de ces plaintes, Salvator Mudogi, chef de la zone Bwiza, n’a pas encore réagi aux accusations portées par les commerçants.




