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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Floriane Irangabiye, restes brave !

Floriane Irangabiye, restes  brave !

La cour suprême dans sa chambre de cassation vient de confirmer  la condamnation à dix ans de prison de Floriane Irangabiye. En détention depuis un an et demi, plusieurs voix ne cessent de plaider pour sa libération car, injustement détenue. Son équipe de la radio Igicaniro se dit triste mais pas désespérée.

« Les  confrères de Floriane Irangabiye   avons mal accueilli la décision de la Cour suprême de rejeter le pourvoi contre l'arrêt de la Cour d'appel. » A fait savoir Arsène Bitabuzi, journaliste de la radio en ligne Igicaniro qui n’ignore pas aussi la tristesse de toute la famille burundaise des journalistes et plus spécialement de ses propres enfants qui ont toujours besoin du soutien de leur maman pour le moment emprisonné injustement.

 ‘’Ce qui ne tue pas te rend sans doute fort’’, rappelle Arsène Bitabuzi.  Floriane Irangabiye a depuis son arrestation  montré que c’est une femme très forte et une femme de parole. «  Les premiers jours de son emprisonnement, elle a refusé d’apposer sa signature sur des aveux qui incriminaient d’autres injustement, acceptant d’en payer le prix. » Témoigne Bitabuzi.

Rejet de la cour suprême  

Dans la signification de l'arrêt transmis ce 15 février, la Cour suprême rejette le pourvoi en cassation introduit en juin 2023 par les avocats de Floriane Irangabiye. Cette Cour juge infondées les irrégularités dénoncées par la partie défenderesse.

Depuis l'arrestation de la journaliste en août 2022, la journaliste de la radio Igicaniro Floriane Irangabiye a écopé de dix ans de prison ferme pour ‘’atteinte à l'intégrité du territoire national.’’  Elle doit payer aussi une amende d'un million de francs burundais, selon l'arrêt de la Cour d'appel de Bujumbura, contre lequel la Cour suprême vient de rejeter le pourvoi.

 Mais selon nos sources proches de la Cour suprême, deux hauts gradés de l’armée burundaise ont pesé sur la décision de cette instance judiciaire. Il s'agit du chef du cabinet civil du Président de la République le Général Aloys Sindayihebura, ainsi que le patron du Service National des Renseignements, le Général Ildephonse Habarurema. C'est le Général Sindayihebura  qui a arrêté la journaliste en 2022. A l'époque, il était le chef du département de la sécurité intérieure à la police présidentielle.

 L'arrêt de la Cour suprême sur le dossier de la journaliste Florian Irangabiye confirme les motivations politiques non avouées qui sont cachées par les deux Généraux du Service National des Renseignements et du cabinet civil du Président de la République.

Les voies de recours devant les instances judiciaires sont épuisées, il ne reste que la procédure de révision chez le ministre de la justice.

 

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