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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Le Général Habarurema, patron du SNR, s’approprie le marché des changes

Le Général  Habarurema, patron du SNR,  s’approprie le marché des changes

A peu près cinquante cambistes ont été arrêtés et emprisonnés, ces derniers jours, dans les geôles du Service National de Renseignements en Mairie de Bujumbura. A part l’emprisonnement, certains cambistes se sont vus voler d’énormes sommes d’argent. Derrière cette traque, des sources de la RPA pointent du doigt le patron de ce service des renseignements, le Général Habarurema.

Depuis deux semaines, une opération de chasse à l’homme contre des cambistes se remarque en Mairie de Bujumbura, surtout sur l’avenue de l’amitié et à l’endroit communément appelé chez Ndamama, deux endroits très fréquentés par les cambistes. Cette opération est menée par des agents de renseignements, d’après différentes sources.

Nos sources du Service National de Renseignements nous ont révélé que cette opération est supervisée et cordonnée sur terrain par un officier de ce corps nommé Alexis Ndayikengurukiye connu sous le sobriquet de Nkoroka. Et ce dernier suit les ordres du patron du SNR, le Général Ildephonse Habarurema, tiennent à préciser nos sources. A leur arrestation, ces cambistes sont accusés d’enfreindre la loi en ne respectant pas le taux officiel de la banque centrale, la BRB. Un taux qui, pourtant, ne coïncide pas avec la valeur actuelle de la monnaie burundaise, expliquent des experts économistes.

Les mêmes sources internes au SNR indiquent que « Général Habarurema veut s’accaparer le marché de change de devises. Il a arrêté des cambistes et vise à les faire tomber en faillite en saisissant leur argent, ce qui lui permettra de contrôler seul ce marché. »

Pour bien arriver à ses fins, le patron du SNR, le Général Ildephonse Habarurema, a mis en place aussi un réseau de cambistes qui effectuent deux tâches pour lui. Il s’agit, selon nos sources, de collecter des informations sur certains cambistes et de mener des activités de change de monnaie en utilisant le capital qu’il leur offre, pour camoufler.

 

Des arrestations et des vols...

La RPA a obtenu des informations sur le déroulement des opérations d’arrestations des cambistes. Une source au sein du Service National de Renseignements nous a d’abord expliqué comment les services de renseignements obtiennent des informations sur les cambistes à arrêter.

D’après cette source, l’individu au centre de ces opérations est un cambiste de nationalité congolaise, très connu dans le milieu des cambistes, et résidant au quartier Kigobe. « C’est ce dernier qui livre à Nkoroka les détails sur les cambistes à malmener. Il est au courant de ces détails parce qu’il se rend souvent avec d’autres cambistes dans les pays frontaliers à la recherche des devises, d’autant plus qu’elles manquent au pays », ajoute notre source.

Du côté des cambistes, ceux qui se sont confiés à la RPA nous ont aussi parlé de la façon dont les agents du Service National de Renseignements procèdent aux arrestations. Un de ces cambistes raconte que : « des agents en tenues civiles entrent dans un bureau de change et demandent le taux. Quand le cambiste donne le taux, conforme à la valeur du franc burundais, on lui dit qu’il est arrêté pour non-respect du taux officiel de la BRB. Il est par la suite conduit à la documentation et tout son argent est pris par ces agents que ça soit les devises ou la monnaie locale. »

Un autre cambiste nous a révélé une autre stratégie utilisée : « Ils envoient de jeunes femmes bien habillées et souvent qui conduisent des véhicules. Elles viennent comme des clientes qui cherchent des devises. Les cambistes tombent ainsi dans le piège, sont arrêtés et tout leur argent emporté. »

 

Un ‘’sauve qui peut’’ s’installe…

Les plus chanceux parmi les cambistes n’ont pas eu la visite des agents du Service National de Renseignements, mais ont stoppé leurs activités, indiquent des cambistes contactés par la RPA. Seuls les cambistes travaillant pour le patron du Service National de Renseignements sont libres de faire leurs activités. La majorité des cambistes ont actuellement opté d’arrêter leurs activités, et quelques-uns ont même quitté le pays pour s’exiler ailleurs, font savoir nos sources cambistes.

Différentes sources convergent sur le fait que le Général Ildephonse Habarurema a déjà le monopole du marché des changes de monnaie en Mairie de Bujumbura.

Nous n’avons pas pu recueillir la réaction du Général Ildephonse Habarurema, patron du Service National de Renseignements.

 

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Photo : Général Ildephonse Habarurema, le chef du Service National de Renseignements

 

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