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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Les Burundais préfèrent la hausse du prix de l’or noir à la place de sa pénurie chronique.

La pénurie du carburant s’observe toujours dans différents coins du pays. Les Burundais  préfèrent que le prix du carburant soit revu à la hausse pour qu’il soit disponible car toutes les activités sont paralysées pour le moment par manque du carburant.

Depuis un certain temps, la pénurie du carburant au Burundi est devenue répétitive. Là où la RPA a pu visiter ce lundi matin en mairie de Bujumbura, presque toutes les stations étaient à sec. A toutes les stations- services, il y avait de longues files d’attente. Notre source nous révèle ici qu’au marché noir le carburant s’achète à un prix exorbitant. « La nouvelle station Interpetrol qui est tout près de l’église pentecôte et la station située près du Ciné Caméo ne manquaient pas de carburant. Mais le matin de ce lundi, il n’y avait aucune goutte de carburant. Au marché noir, le carburant s’achète entre 8 milles et 10 milles par litre. Impossible de s’en approvisionner dans la transparence là où il est servi parce qu’on doit donner un pot de vin de 10 mille voire 20 mille aux policiers qui supervisent la distribution du carburant. Sinon, on rentre main vide ».

Au Nord du pays et précisément à Kirundo, la situation est pareille. Il n’y a pas de carburant depuis mercredi de la semaine dernière. Sur  les 4 stations que compte cette province, seul le carburant de type essence était disponible mercredi dernier, a révélé notre source.

Les habitants de cette province indiquent que les camions à gasoil sont garés dans les parkings et se demandent comment ils vont payer les dettes contractées dans des banques pour travailler. Selon toujours notre source à Kirundo, un litre s’achète entre 9 et 10 mille francs au marché noir une fois disponible là aussi.

La pénurie du carburant est signalée aussi en province de Cibitoke. Le matin de ce lundi, une seule station avait du carburant et il y avait une longue file d’attente.  Ceux qui attendaient d’être servis avaient très peu d’espoir d’en avoir aujourd’hui, indique notre source.

Au Sud du pays dans la province Rumonge, notre source indique qu’il y a du carburant mais qu’il est mal servi. Une grande quantité est donnée aux autorités qui la transportent dans des bidons. « Le carburant est disponible et  les gens qui en ont besoin sont nombreux. Ce qui nous  étonne le plus, une moto ne peut avoir le carburant de plus de 15 mille francs par exemple. Ceux qui reçoivent plus de carburant sont des autorités qui s’en approvisionnent dans des bidons soit disant qu’ils ont le droit venant d’en haut. Une grande quantité va chez les autorités. Au marché noir, on peut avoir plus de 100 litres à un prix de 10 mille le litre », s’étonne un chauffeur de Rumonge.

La population se demande comment cette pénurie de carburant s’observe seulement sur les stations tandis qu’on peut avoir tous les litres qu’on veut au marché noir.

Entretemps, le manque de carburant impacte dangereusement su le prix du ticket de transport et des denrées alimentaires qui ne cesse de grimper.

La population demande au gouvernement de trouver une solution à ce problème et aux autorités habilités d’augmenter le prix comme le font d’autres pays afin que le carburant soit disponible.

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