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« Le Lac Tanganyika vomit » : l’histoire se répète

« Le Lac Tanganyika vomit » : l’histoire se répète

Il y a 60 ans, le niveau de l’eau du Lac Tanganyika avait monté à un niveau très inquiétant. Les environnementalistes comparent l' année 1964  avec celle en cours 2024, même si l’eau n’a pas encore atteint le niveau de cette année. Cette situation due à l’augmentation des précipitations ces dernières années causent plusieurs dégâts chez les riverains de ce lac.

« L’eau du Lac Tanganyika a commencé   à monter en  2018 et depuis, le niveau ne s’est jamais normalisé. » Selon Ambassadeur Albert Mbonerane, ancien ministre de l’Environnement, c’est un phénomène naturel, conséquence des fortes précipitations de ces dernières années.

Cet activiste environnementaliste précise que le phénomène se reproduit pour la 4ᵉ fois sur une période de plus de 140 ans. La première montée date de 1878, une montée qui n’a pas causé beaucoup de dégâts, d’après les rapports des environnementalistes. En 1938, le niveau de l’eau du Tanganyika a aussi augmenté et la 3ᵉ fois, c'était en 1964. À cette époque, le niveau de l’eau a dépassé 777m alors que le niveau normal est de 775m ; l’eau a débordé jusqu’au niveau de la Radiotélévision Nationale du Burundi.

Ce qui se produit aujourd’hui rappelle ce qui est arrivé cette année 1964, il y a 60 ans. Les études faites montrent que 4cm manquent seulement pour atteindre ce niveau de 1964.

Les dégâts sont énormes dans différentes localités du pays qui touchent ce lac. En provinces Makamba, Rumonge, Bujumbura dite Rural et Bujumbura Mairie, plusieurs ménages sont inondés, des écoles, des bureaux, des routes et espaces de détente. Des milliers de familles se sont retrouvés sans abris et sont actuellement en détresse.

 

Zone Gatumba, localité la plus touchée

Cette zone de la commune Mutimbuzi, province Bujumbura, est inondée chaque année depuis 2018.  Chaque année donc, des familles sont déplacées. Mais selon les habitants de Gatumba, l’eau n’avait pas encore atteint le niveau d’aujourd’hui.

« 8/10 de la zone est envahie par l’eau. Le niveau d’eau atteint la poitrine d’une personne adulte de taille moyenne et les fenêtres des maisons de la zone. » Nous a témoignés un des habitants de Gatumba ce 12 avril.

Pour se déplacer dans certains coins de cette zone, ils font pour le moment recours à des barques.

Envahis par les eaux du Lac Tanganyika et de la rivière Rusizi, les ménages des collines Kinyinya, Mushasha1 et Mushasha2, Muyange ainsi que ceux de Vugizo-Warubondo vont être délocalisés à partir de ce 15 avril. Dans une réunion animée l’après-midi de ce 09 avril, Désiré Nsengiyumva gouverneur de la province Bujumbura, a annoncé aux habitants de ces collines qu’ils seront délocalisés à partir de ce 15 avril vers les localités de Mubimbi et Kabezi.

Cette solution n’a pas plu à ces victimes d’inondations. Ces endroits où elles seront délocalisées ne sont pas aménagés, et sans moyens de se construire de nouveaux abris, elles se demandent comment elles vont vivre.

Cette population de Gatumba estime qu’au lieu de les déplacer, le gouvernement devrait construire la digue le long de la rivière Rusizi comme annoncé il y a quatre ans.

 

La délocalisation, solution adéquate

Ambassadeur Albert Mbonerane est le premier à avoir alerté sur le risque de la montée de l’eau du Tanganyika, il y a plus de 10 ans. Pour lui, il faut que toutes les espaces aujourd’hui inondées soient dégagées : de la zone Gatumba jusqu’à Makamba, en passant par une partie du quartier Asiatique, Kabondo, Kinindo, Kibenga, Kanyosha et Rumonge.

L’activiste environnementaliste explique qu’aucune construction ne devait être érigée dans toutes ces parties du pays, pour non seulement éviter des inondations, car l’augmentation du niveau d’eau pourrait se reproduire les années à venir, mais aussi, ça aiderait à protéger le lac Tanganyika, principale source de l’eau consommée au Burundi.

 

 

 

 

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