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Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Muyinga : des parents dénoncent le détournement de vivres du programme de cantine scolaire

Par : Eloge-Divin Remesha

Des parents d’élèves de la commune de Muyinga accusent l’épouse de l’administrateur communal et une employée du bureau communal de détourner des vivres destinés au programme de cantine scolaire. Ils dénoncent la mauvaise qualité des aliments servis aux enfants, alors que des denrées fournies par le Programme alimentaire mondial sont détournées.

Des parents d’enfants scolarisés dans des écoles fondamentales bénéficiant du programme de cantine scolaire expriment leur inquiétude face à la qualité des repas servis à leurs enfants. Selon eux, les aliments distribués sont de mauvaise qualité et parfois impropres à la consommation.

Les plaintes les plus insistantes proviennent notamment des parents d’élèves de l’école fondamentale Mukoni 2. Ils affirment que les enfants reçoivent essentiellement de la farine de maïs et des haricots de qualité douteuse, parfois infestés d’insectes, ce qui suscite la colère et l’inquiétude des familles.

Des sources du secteur de l’éducation dans la commune indiquent que cette situation ne concerne pas uniquement l’école fondamentale Mukoni 2. D’autres établissements bénéficiant du programme de cantine scolaire font face aux mêmes difficultés, laissant penser à un problème plus large dans la gestion des vivres.

Selon ces sources, deux femmes sont citées dans ces accusations. Il s’agit de Sarah Kankuyo, épouse de l’administrateur communal de Muyinga, Amédée Misago, ainsi que de Marie-Thérèse Misago, responsable du département chargé des activités commerciales et de l’entrepreneuriat au bureau communal. Elles sont accusées de détourner les vivres de bonne qualité pour les remplacer par des produits de qualité inférieure distribués aux écoles.

Nos sources ajoutent que le riz de bonne qualité fourni par le Programme alimentaire mondial est entièrement détourné. Les élèves ne recevraient ainsi que des haricots et de la farine de maïs de mauvaise qualité, sans diversité ni alternance alimentaire.

Contactées à ce sujet, les deux femmes mises en cause rejettent ces accusations. Elles affirment que les vivres distribués respectent les normes requises et soutiennent que le Bureau burundais de normalisation effectue régulièrement des contrôles de qualité.

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