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Banyamulenge divisés : vives réactions après des éloges adressés à l’armée burundaise

Banyamulenge divisés : vives réactions après des éloges adressés à l’armée burundaise

Par: Désiré Hatungimana

Une délégation de Banyamulenge a récemment félicité le président burundais Évariste Ndayishimiye et salué le rôle protecteur de l’armée burundaise en RDC. Mais ces propos, tenus devant la télévision nationale burundaise, ont provoqué la colère d’autres membres de la communauté qui y voient une « trahison » et dénoncent au contraire des exactions commises par les soldats burundais.

Le 17 mars 2026, le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a reçu une délégation de Banyamulenge venue, selon eux, le féliciter pour son accession à la présidence tournante de l’Union africaine et remercier l’armée burundaise pour sa protection face aux attaques du M23 et de ses alliés.

Trois jours plus tard, lors d’une conférence de presse diffusée sur la Télévision nationale du Burundi, l’un des membres de cette délégation, se présentant comme président de la mutualité des Banyamulenge du Katanga, a affirmé :
« Il n’existe aucun rapport crédible faisant état d’un civil munyamulenge tué par l’armée burundaise. En revanche, nous avons des preuves que des Banyamulenge ont été assassinés à Minembwe par des groupes armés soutenus par le Rwanda. »

Il a ajouté que la guerre dans leur région n’est pas tribale, mais économique, motivée par la course aux minerais, et que l’accusation de génocide portée contre les gouvernements congolais et burundais était le prétexte trouvé pour justifier leur présence dans la région.

Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive indignation au sein d’une autre partie de la communauté banyamulenge, notamment aux États-Unis. La présidente de l’organisation Mahoro Peace Association, qui regroupe des Banyamulenge en diaspora, a qualifié ces propos de « haute trahison ».

« C’est comme danser sur les cadavres de nos frères tués par Ndayishimiye et son armée, en complicité avec le gouvernement congolais, les FDLR et les Wazalendo », a-t-elle déclaré. « Se courber devant un tel gouvernement est une honte. »

Elle a rappelé avoir rencontré le président Ndayishimiye à New York, lors d’une session à l’ONU, où ils avaient évoqué la sécurité des Banyamulenge. Mais selon elle, une fois sur le terrain, le leader burundais a « changé de camp », reléguant la protection des Banyamulenge au second plan.

« Ce n’est plus sa priorité. Ce qu’on observe sur le terrain relève d’une idéologie génocidaire, pas d’une simple quête de ressources », a-t-elle affirmé.

Pour rappel, des contingents de l’armée burundaise sont toujours déployés en République démocratique du Congo, aux côtés des FARDC et de groupes armés comme les FDLR, dans le cadre de la lutte contre la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est du pays.

 

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