Burundi : l’UNICEF alerte sur des besoins humanitaires d’urgence toujours préoccupants
Par: Davy-Claude Mbananayo
Dans son rapport publié en juin 2026, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dresse un état des lieux préoccupant de la situation humanitaire au Burundi. L’organisation souligne que les déplacements de populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, les effets du changement climatique et la malnutrition continuent d’accroître les besoins d’assistance dans plusieurs régions du pays.
Les besoins humanitaires d’urgence demeurent préoccupants dans plusieurs régions du Burundi. Dans son rapport publié en juin 2026, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) indique que certaines catégories de la population nécessitent une attention et une assistance prioritaires. Il s’agit notamment des personnes déplacées, des populations confrontées à des difficultés d’accès aux services de santé ainsi que des communautés durement affectées par les effets du changement climatique.
Selon l’UNICEF, le Burundi a continué à faire face à plusieurs défis humanitaires, principalement liés aux mouvements de population, aux difficultés d’accès aux soins de santé et aux conséquences du changement climatique.
L’organisation précise que, sur le site de Busuma, plus de 9 000 réfugiés congolais sont rentrés volontairement dans leur pays depuis le 23 avril 2026, tandis qu’environ 54 000 autres y demeuraient encore. Le rapatriement des réfugiés burundais en provenance de Tanzanie s’est également poursuivi. Plus de 100 000 Burundais sont déjà rentrés depuis le début de l’année 2026, selon l’UNICEF. Au camp de Nyarugusu, dont la fermeture était prévue le 30 juin, près de 5 000 réfugiés n’avaient pas encore regagné le Burundi.
Les acteurs humanitaires estiment que l’ampleur de ces retours exerce une forte pression sur les services et les infrastructures de base, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement et de la protection de l’enfance dans les zones d’accueil.
Par ailleurs, les organisations humanitaires ont poursuivi leurs préparatifs pour faire face aux éventuelles conséquences du phénomène climatique El Niño. Elles indiquent toutefois que l’insuffisance des ressources financières continue de limiter les interventions d’urgence, en particulier en faveur des populations touchées par les inondations, notamment dans la zone de Gatumba.
Dans le secteur de la santé, l’UNICEF indique que le Burundi a maintenu les mesures de prévention visant à empêcher l’introduction du virus Ebola sur son territoire. Les autorités compétentes ont poursuivi les réunions de préparation et de coordination des dispositifs de prévention et de riposte avec les partenaires du secteur de la santé. Durant cette période, les maladies à potentiel épidémique, telles qu’Ebola, le choléra et d’autres affections, ont continué à faire l’objet d’une surveillance étroite.
L’UNICEF souligne également que la malnutrition demeure préoccupante parmi les réfugiés, les rapatriés et les communautés hôtes. Cette situation contribue à l’augmentation du nombre de personnes nécessitant une assistance humanitaire d’urgence dans plusieurs régions du pays.

