Camp de Busuma à Ruyigi : le CICR et la Croix-Rouge du Burundi œuvrent à la réunification des familles séparées
Par: Rédaction
L’intensification des combats dans l’Est de la République démocratique du Congo a entraîné d’importants déplacements de populations vers le Burundi. Dans un communiqué publié le 12 mai, le Comité international de la Croix-Rouge, CICR, et la Croix-Rouge du Burundi indiquent que plusieurs familles réfugiées ont été séparées pendant leur fuite, tandis que des mécanismes sont mis en place pour tenter de rétablir les liens familiaux.
Selon le CICR et la Croix-Rouge du Burundi, plusieurs réfugiés installés au camp de Busuma, en commune Ruyigi dans la province de Buhumuza, vivent aujourd’hui sans nouvelles de leurs enfants, de leurs époux ou d’autres membres de leurs familles.
Ces organisations humanitaires indiquent également que certains réfugiés tentent désormais de survivre grâce à de petites activités comme la fabrication et la vente de charbon. Plusieurs familles ont fui sans rien emporter et vivent dans des conditions difficiles, marquées notamment par le manque de nourriture, d’abris et de couvertures.
Le CICR et la Croix-Rouge du Burundi rapportent aussi que plusieurs réfugiés affirment avoir perdu des membres de leurs familles lors des affrontements dans l’Est de la RD Congo. Certains parents restent sans nouvelles de leurs enfants disparus pendant leur fuite vers le Burundi.
Pour tenter de rétablir les liens familiaux, le CICR et la Croix-Rouge du Burundi ont mis en place un programme dans les camps et centres de transit accueillant les réfugiés congolais.
Les équipes procèdent notamment à l’enregistrement des enfants non accompagnés et offrent des appels téléphoniques gratuits afin d’aider les familles séparées à reprendre contact.
Selon une responsable du programme de protection des liens familiaux au CICR, plusieurs enfants non accompagnés ont déjà été identifiés dans les camps. Elle précise que des recherches sont menées en collaboration avec les équipes du CICR en RD Congo afin de retrouver les familles de ces enfants et faciliter leur réunification.
Le CICR souligne par ailleurs que les conditions de vie dans les camps restent précaires, de nombreux réfugiés vivant encore sans abris suffisants malgré l’assistance humanitaire disponible.
En 2025, plus de 10 mille appels téléphoniques ont été facilités par le CICR au Burundi afin de permettre aux réfugiés et demandeurs d’asile de renouer le contact avec leurs familles.
Par ailleurs, plus de 123 mille téléphones ont été rechargés dans les centres de transit et les camps, permettant aux réfugiés de rester en contact avec leurs proches. Sur la même période, plus de 27 mille personnes ont bénéficié d’un accès Wi-Fi pour communiquer avec leurs familles.
Enfin, plus de 1 300 Messages Croix-Rouge contenant de brèves nouvelles familiales ont été échangés entre des membres de familles séparées au Burundi et à l’étranger, tandis que plus de 730 cas d’enfants non accompagnés ont été enregistrés.

