Incendie au marché "Bujumbura City Market" : des pertes évaluées à plus d’un milliard et demi de francs burundais
Par: Remy Nderagakura
Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi à la façade ouest du Bujumbura City Market. Malgré l’intervention tardive des secours, la quasi-totalité des biens a été réduite en cendres. Les commerçants évoquent des pertes colossales et appellent à l’aide des autorités.
Un incendie a ravagé dans la nuit de dimanche à lundi la partie ouest où se fait le commerce du bois au marché Bujumbura City Market dit "kwa Siyoni", dans la zone de Ngagara, en mairie de Bujumbura. Le feu, déclaré vers 1 h du matin, a rapidement embrasé les boutiques et dépôts de planches avant de se propager à une grande partie du site.
Selon Révérien Rwabira, président de l’association Twitezimbere, active au sein de ce marché, les dégâts matériels sont considérables : les pertes pourraient s’élever à près d’un milliard et demi de francs burundais. Les causes exactes du sinistre demeurent inconnues.
Des témoins indiquent que les premières flammes ont été aperçues du côté de la zone réputée pour le commerce de meubles. Les riverains ont tenté d’intervenir avec les moyens du bord, sans parvenir à maîtriser l’incendie. Le camion anti-incendie de la mairie est arrivé vers 21 heures, alors que le feu s’était déjà largement propagé.
« Quand les sapeurs-pompiers sont arrivés, tout était déjà consumé. Le feu s’était étendu trop vite. Nous avons tout perdu », témoigne un commerçant, encore sous le choc.
Plusieurs opérateurs confient qu’ils étaient en train de finaliser les démarches pour assurer leurs marchandises, mais que la couverture n’avait pas encore pris effet. « Nous comptions souscrire à une assurance cette semaine. Malheureusement, le feu a tout détruit avant même que le dossier ne soit validé », raconte l’un des sinistrés.
Pour beaucoup, cette tragédie signifie la perte de leur unique source de revenus. Certains commerçants expriment leur désarroi face à cette épreuve : « C’est ici que nous gagnions notre pain, que nous payions les frais de scolarité de nos enfants. Aujourd’hui, nous ne savons pas comment nous allons faire », déplore un autre rescapé.
Exaspérés et en grande détresse, les commerçants sinistrés demandent au gouvernement burundais et aux autorités locales de leur venir en aide, rappelant qu’ils s’acquittent régulièrement de leurs taxes et impôts comme tout citoyen.

