Nakivale : des pluies détruisent des maisons et endommagent les champs des réfugiés burundais
Par: Eric Niyonzima
De fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur le camp de Nakivale, en Ouganda, ont causé des dégâts dans plusieurs localités habitées par des réfugiés burundais. Des maisons se sont effondrées et des champs ont été endommagés. Les personnes touchées disent vivre dans des conditions difficiles et affirment ne bénéficier d’aucune assistance pour le moment.
À New Buja, New Hope et Ruhoko, plusieurs habitations ont été affectées par les intempéries. À New Hope, notamment, des réfugiés rapportent des effondrements partiels de maisons, laissant certaines familles dans une situation précaire.
« Il a beaucoup plu ces derniers jours. Ici, à New Hope, je connais un Burundais dont la maison s’est effondrée. La pluie a vraiment causé beaucoup de dégâts. Chez moi aussi, une partie de ma maison a été détruite. Oui, un côté de la maison s’est effondré », témoigne une source vivant dans le camp.
Les précipitations ont également affecté les activités agricoles des réfugiés. Ceux qui cultivent des terres louées déplorent les dégâts causés par l’accumulation d’eau dans les champs. Selon une source sur place, l’eau stagnante fait remonter les semences à la surface du sol, compromettant ainsi les cultures.
« Les champs ont également été touchés par les pluies. Ici, les gens n’ont pas de champs près de leurs maisons, ils louent des terrains pour cultiver. Quand il pleut, l’eau stagne et forme des flaques, ce qui fait remonter les semences à la surface du sol. Les dégâts sont nombreux ici, à Nakivale. Les personnes qui cultivent se plaignent », explique cette source.
La situation des familles dont les maisons ont été endommagées suscite également des inquiétudes. Un représentant des réfugiés du camp confirme les dégâts et souligne l’absence d’aide en faveur des sinistrés. Privées de logement, certaines familles ont dû se réfugier chez leurs voisins.
« Les personnes dont les maisons ont été détruites vivent chez leurs voisins. Elles n’ont aucun endroit où aller et ne bénéficient d’aucune aide. Chacun est allé chercher refuge chez des voisins. Personne ne leur a proposé un autre endroit où s’installer ni ne leur a apporté d’aide. Non, rien de tout cela », déplore ce représentant.
Les réfugiés touchés sollicitent l’intervention des bienfaiteurs pour faire face aux conséquences de ces intempéries. Le camp de Nakivale accueille plus de 40 000 réfugiés burundais.

