Welcome to RPA   Click to listen highlighted text! Welcome to RPA Powered By GSpeech

Radio Publique Africaine
“La voix des sans voix”

Nakivale : l’abandon scolaire expose les enfants burundais aux mariages précoces et aux grossesses non désirées

Par: Innocent-Valentin Singirankabo

La suspension de certains appuis destinés à l’éducation, la pauvreté, les mariages précoces et les grossesses non désirées poussent de nombreux enfants burundais du camp de Nakivale, en Ouganda, à abandonner l’école. Des parents demandent aux organisations humanitaires de soutenir la scolarisation des enfants avant que la situation ne s’aggrave.

Selon des sources dans le domaine de l’éducation à Nakivale, 60 % des élèves du primaire ont quitté l’école depuis l’arrêt des appuis apportés par certaines organisations. Ce chiffre serait près de quatre fois supérieur à celui enregistré durant l’année scolaire 2020-2021.

Auparavant, l’enseignement primaire était accessible gratuitement aux enfants réfugiés. Mais depuis la suspension de certains financements, les familles doivent désormais payer des frais de scolarité estimés à 22 000 shillings ougandais, une somme difficile à réunir pour des ménages vivant dans la précarité.

Un parent rencontré dans le camp explique que la pauvreté constitue l’une des principales raisons de cet abandon scolaire. Il évoque également l’arrêt de l’aide apportée auparavant par des organisations comme War Child Canada et d’autres structures intervenant dans le domaine de l’éducation. Selon lui, la situation s’est davantage détériorée à la suite des décisions prises sous l’administration de Donald Trump.

Les enfants de moins de 18 ans sont également confrontés aux mariages précoces, qui les éloignent des salles de classe. Des filles âgées de 11 à 13 ans auraient ainsi quitté l’école pour travailler dans des familles ougandaises, ce qui les expose notamment à des grossesses non désirées.

Les enfants burundais du camp de Nakivale sont nombreux à effectuer de petits travaux dans des familles ougandaises ou dans des lodges. Certaines filles reviennent ensuite enceintes ou après avoir donné naissance alors qu’elles sont encore âgées de 11, 12 ou 13 ans, selon une source dans le domaine de l’éducation.

Les quelque 40 000 réfugiés burundais installés à Nakivale sollicitent l’intervention des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté. Ils demandent un appui pour fournir du matériel scolaire et couvrir les frais de scolarité, afin de favoriser le retour de ces enfants sur les bancs de l’école.

Faire un don

Nos journaux parlés

Qui est en ligne?

Nous avons 338 invités et aucun membre en ligne

Click to listen highlighted text! Powered By GSpeech