Nyanza : le réseau Lumitel en panne depuis 4 jours, les habitants de Gitara appellent à une solution rapide
Par: Emmanuel Niyungeko
Depuis quatre jours, les habitants de la zone Gitara, en commune Nyanza de la province de Burunga, font face à d’importantes perturbations du réseau de télécommunication de la compagnie Lumitel, une situation qui s’aggrave particulièrement en soirée et durant la nuit.
Les résidents de cette localité signalent une dégradation du service de communication de Lumitel, devenue critique au point de rendre les appels et la connexion internet quasi impossibles à certaines heures. Selon un habitant de la zone Gitara, le problème dure depuis quatre jours et affecte l’ensemble des utilisateurs du réseau.
D’après cette source, les difficultés commencent généralement aux environs de 17 heures, moment où les téléphones affichent le message « appel d’urgence ». Ce phénomène touche aussi bien les téléphones simples que les appareils utilisant la connexion internet. Par la suite, les réseaux des opérateurs tanzaniens, notamment Airtel et Vodacom, apparaissent sur les appareils, sans toutefois permettre une communication effective. « Personne ne peut communiquer la nuit, ça ne fonctionne pas. On ignore les causes du problème », déplore-t-il.
Les habitants appellent à une intervention rapide des responsables des opérateurs concernés. Ils rappellent que Lumitel constituait jusqu’ici le seul réseau encore fonctionnel dans la zone, alors que de nombreux abonnés d’Econet Leo avaient déjà abandonné l’usage de leurs cartes SIM depuis longtemps.
« Nous utilisons seulement Lumitel, cela fait des années que nous n’utilisons plus Econet Leo. Leurs antennes sont là mais leurs équipements manquent de carburant », indique la même source, qui demande aux autorités compétentes de se saisir du problème. Les habitants souhaitent que les opérateurs, qu’il s’agisse de Lumitel ou d’Econet Leo, procèdent à des vérifications afin d’identifier l’origine de cette perturbation et d’y apporter une solution durable.
Cette situation perturbe également les activités économiques locales, notamment les services de transfert et de réception d’argent, fortement dépendants du bon fonctionnement du réseau de communication.

