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Plus de tente personnes ont été assassinées au cours du mois de février

La vérité sur l’assassinat des soeurs italiennes de Kamenge se fait toujours attendre une année après les faits

lundi, 07 septembre 2015 18:52
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Le 7 septembre 2014, trois sœurs italiennes étaient assassinées dans leur couvent de Kamenge. L’enquête menée par la RPA a démontré l’implication de feu Adolphe Nshimirimana ex-patron des Renseignements burundais.Un crime d’Etat annonciateur de la crise actuelle qui s’est amplifiée au Burundi. Assassinats ciblés, emprisonnements arbitraires et exil de masses sont devenus le lot quotidien des Barundi.

L’après-midi et la nuit du 7 septembre 2014, trois sœurs italiennes étaient assassinées à Kamenge. Un acte macabre qui avait scandalisé l’opinion publique burundaise avec un écho local, national et international d’autant plus que les religieuses italiennes étaient fortement engagées dans le travail social auprès des communautés àKamenge. La prompte présence des autorités sur place et la forte émotion déclenchée par ces assassinats avaient entrainé l’arrestation immédiate des présumés auteurs du crime. L’exhibition par la police du suspect identifié comme un malade mental n’avait pas convaincu le voisinage et l’opinion.

 

Coup de tonnerre au sein de la même opinion et du paysage médiatique burundais, la RPA forte de sa tradition et de son expérience dans les investigations, recueillait un aveu des propres auteurs du crime.

 

Les autorités se hâtent  à emprisonner Bob Rugurika

 

Des policiers tenaillés par le remord et échaudés par une tentative de leur élimination par les commanditaires du crime dans le but d’effacer les traces, témoignent au micro de la radio les péripéties, les tenants et aboutissements de l’acte ignoble. Au lieu d’opposer un démenti suivant les règles de l’art, les autorités se sont hâtées le 19 février 2015 à emprisonner le Directeur de la RPA Bob Rugurika après la diffusion de ses enquêtes tout au long du mois de janvier 2015.

 

Le constat était que les autorités ne pouvaient trouver aucune parade aux accusations médiatisées de leur implication dans cet assassinat. Pour étouffer dans l’œuf ces révélations, l’intimidation par l’incarcération devenait l’arme tout trouvée. Cependant, la réaction des autorités déclencha une autre en chaine : un élan de solidarité de la société civile, des diplomates en poste à Bujumbura et de la population s’est manifesté spontanément pour le prisonnier devenu un héros durant cette période. D’autant plus que des initiatives se sont créées pour empêcher la disparition du Directeur de la RPA, balloté de la prison centrale de Bujumbura à la maison d’arrêt de Muramvya en catamini. Le pouvoir, le dos au mur fut obligé de baisser la garde. Il avait perdu la tête quand le mobile du crime fut proféré aux micros de la RPA : les trois sœurs avaient été assassinées parce qu’elles s’apprêtaient  à dénoncer l’entrainement paramilitaire des miliciens Imbonerakure à Kiliba Ondes en RDC. Le pouvoir en complicité avec certains missionnaires faisaient soigner des jeunes blessés dans des combats en RDC entre les supplétifs des forces de sécurité burundaise et des rebelles des Forces de Libération Nationale ‘’FNL’’. Plus tard, la raison de la présence de ces miliciens en RDC trouvait une autre explication : les autorités burundaises par le biais de ces miliciens voulaient créer une force parallèle aux services de sécurité pour mater les opposants au régime et particulièrement au troisième mandat du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza.

 

La protestation de la rue, l’opposition et la société civile

 

Tous ces préparatifs avaient devancé par une houle de protestations dans le monde contre l’emprisonnement de Bob Rugurika. Ployant sous le poids de la pression nationale et international, le Directeur de la RPA fut libéré et accueilli par une liesse populaire jamais entrevue au Burundi même pour les héros nationaux de leur vivant, à l’instar du Prince Louis Rwagasore et du Président Melchior Ndadaye.

 

La suite on la connait: Pierre Nkurunziza malgré les mises en garde d’un effet d’entrainement d’une crise annonçait sa candidature au troisième mandat. La réaction ne se fit pas attendre, la rue soutenue par les partis d’opposition et la société civile protestait avec véhémence contre la volonté du Chef de l’Etat de se faire réélire pour la troisième fois. Les manifestations contre cette volonté furent matées dans le sang et entrainement des conséquences en cascade : une tentative de coup d’Etat avorté, des assassinats ciblés, des emprisonnements et l’exil de nombreux burundais. Entretemps, la RPA et d’autres radios furent incendiées et détruites. Plus de soixante dix journalistes prirent le chemin de l’exil. Adolphe Nshimirimanadans la foulée, le commanditaire du crime des soeurs italiennes était assassin .Le pouvoir se hâta de désigner les coupables dans l’intervalle d’une semaine après ordre du Chef de l’Etat de hâter les enquêtes. Deux poids, deux mesures: le Procureur Général de la République avait promis la même chose pour les incendiaires des radios, jusqu’à maintenant silence radio.    

 

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