Pierre Claver Mbonimpa, prisonnier d'opinion, affirme la Communauté internationale

septembre 25, 2014 0 3381
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Les députés du parlement européen s’accordent presque tous que le désir de Bujumbura de s’éterniser au pouvoir est l’un des éléments clés qui le conduit à une dérive autocratique. Selon le député Krisjanis Kirins, l’espoir suscité par les Accords d’Arusha s’est vite estompé laissant la place à un pouvoir autoritaire d’où il faut tout faire pour obtenir la libération de Pierre Claver Mbonimpa et la réussite des prochaines élections.  

De son côté, le député Louis Aliot déclare que la pauvreté, la corruption au sein de l’appareil gouvernemental et la répression du gouvernement sont les traits caractéristiques du pouvoir en place à Bujumbura. Lui, aussi, plaide pour la libération de Pierre Claver Mbonimpa et la démocratie au Burundi. Ces propos ont été tenus lors de la dernière séance du parlement européen. C’était jeudi dernier.

Après le parlement européen, c’était le tour ce mardi du président américain Barack Obama de demander la libération de cet activiste de la société civile ainsi que d’autres activistes victimes de leurs propos ou travail dans le monde.

Le président de l’Association pour la Promotion des Droits Humains et des Prisonniers « APRODH », Pierre Claver Mbonimpa a été arrêté le 16 mai avec comme accusations : atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat ainsi que le faux et usage de faux. Il demandait des enquêtes fiables sur les allégations faisant état des jeunes burundais qui suivraient des entrainements paramilitaires sur le sol congolais.

En réaction, le gouvernement du Burundi se dit victime d’une vaste campagne de désinformation et de mensonges. C’est le contenu d’un communiqué du gouvernement sorti ce jeudi en réaction à la résolution du parlement européen adoptée jeudi dernier. Les députés européens ont fait référence à des rumeurs propagées par certains burundais selon le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba. Le communiqué revient en particulier sur le cas de Mbonimpa en affirmant que le président de l’APRODH n’est pas un prisonnier d’opinion mais qu’il a été arrêté pour avoir fournies de fausses preuves à la justice.

L’arrestation et la détention de ce défenseur des droits humains sont décriées par différentes organisations tant nationales qu’internationales actives dans la promotion et la lutte pour les droits de l’homme. Et ce d’autant plus que son état de santé s’est détérioré, entrainant son hospitalisation depuis plus de 3 semaines. Le tribunal de grande instance en Mairie de Bujumbura a rejeté la demande de libération provisoire introduite par les avocats de Mbonimpa et a demandé une expertise médicale. C’était le 15 septembre dernier. La Commission médicale devait statuer endéans 10 jours.

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