La Belgique répond par la négative à la demande de Bujumbura de revoir sa suspension d’aide

septembre 11, 2016 0 1818
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C’est le ministre burundais des relations extérieures qui a fait cette demande lors de sa dernière visite en Belgique. Mais le ministre belge de la coopération au développement a déclaré que son pays ne comptait pas lever sa mesure de suspension d’aide au développement car la situation politique n’a fondamentalement pas changé.
 
Au cours de sa récente visite au début du mois de Septembre, Alain-Aimé Nyamitwe a appelé la Belgique à supprimer les sanctions prises contre le Burundi. « Elle nous appelle à participer à un dialogue interne, qu’elle accepte aussi de dialoguer avec nous. Le Burundi a besoin de l’aide internationale, toutes les questions en rapport avec la situation des droits de l’homme pourraient être analysées ensemble », a argumenté le Ministre des Relations Extérieures.
 
A cette demande du gouvernement burundais, Alexander De Croo, Ministre belge de la coopération au développement n’y va pas par quatre chemins : la levée de cette mesure n’est pas pour aujourd’hui. Et pour cause, la situation socio-économique au Burundi qui a poussé la Belgique à prendre des sanctions n’a pas changé. 
 
Dans un quotidien belge, le Ministre Alexander De Croo évoque plusieurs faits : « il n’y a plus de liberté d’expression, d’association ou de réunion au Burundi et la situation économique s’est fortement dégradée. Le Burundi a rejeté la décision du Conseil de Sécurité des Nations-Unies d’envoyer une force policière de 250 hommes. De plus, il refuse toute forme de dialogue. Pour toutes ces raisons, on ne peut revoir notre décision », a déclaré De Croo.
 
Le Ministre belge a annoncé par la même occasion une mission de la délégation européenne qui se rendra prochainement au Burundi.
 
La Belgique a décidé de suspendre l’aide bilatérale avec le Burundi en Octobre 2015. D’autres décisions de suspendre la coopération avec le Burundi ont été prises par la Hollande, les Etats-Unis et l’Union européenne, qui à elle seule contribuait à 20% du budget du gouvernement burundais.       

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