Réfugiés burundais à Nyarugusu : violences policières et démolitions d’abris après leur transfert depuis Nduta
Par: Génèrose Niyonkuru
Des réfugiés burundais transférés du camp de Nduta vers celui de Nyarugusu, en Tanzanie, affirment avoir été tabassés par la police dans la matinée de ce jeudi 18 juin. Ils indiquent également que les habitations qui leur avaient été attribuées ont été démolies. Ces réfugiés font partie d’un groupe inscrit sur la liste des personnes qui ne devraient pas être rapatriées de force, en raison des risques encourus en cas de retour au Burundi, mais ils affirment constater un changement d’attitude des autorités tanzaniennes à leur égard.
Dans le camp de Nyarugusu, qui accueille environ 200 familles de réfugiés burundais transférées après la fermeture du camp de Nduta, ces derniers ont été installés dans une zone occupée par des réfugiés congolais.
Selon une source au sein du camp, plusieurs réfugiés ont été battus par la police tanzanienne mardi 16 juin, alors qu’il leur aurait été signifié qu’ils devaient s’enregistrer en vue de leur retour au Burundi.
La même source indique que ce jeudi, des policiers sont de nouveau intervenus et ont frappé plusieurs réfugiés, dont certains ont été grièvement blessés au point de ne plus pouvoir se relever. Elle témoigne que les forces de l’ordre sont entrées dans les habitations attribuées aux réfugiés et les ont détruites, ajoutant que plusieurs personnes se cachent actuellement, tandis que d’autres ont été emmenées pour être enregistrées en vue d’un rapatriement.
Ces réfugiés burundais demandent une protection afin d’éviter un retour forcé au Burundi. Ils lancent un appel à l’aide et expriment leur inquiétude face à l’évolution de leur situation, sollicitant également l’intervention du HCR pour que leur cas soit pris en considération.

